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bloc_h_g L’université Henry Christophe est un acte reparatoire aux victimes du bloc_h_d
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L’université Henry Christophe est un acte reparatoire aux victimes du massacre de 1937

Par Joël Léon

Henri Christophe
L’inauguration du campus universitaire Henry Christophe dans la localité de Limonade, dans le département du nord, suscite beaucoup de controverses. Pour certains, il s’agit d’un acte humanitaire désintéressé de l’état Dominicain a celui d’Haïti qui se trouve en grandes difficultés après le séisme meurtrier qui ravagea le pays en 2010, dont nous venons de commémorer les deux ans. Pour eux, cette action se situe dans la logique d’échange et de solidarité sud/sud qui, ces derniers temps est sur toutes les lèvres en Haïti. Pour d’autres, il s’agit tout simplement d’un acte d’humiliation de la part de la république Dominicaine, un pays qu’Haïti occupa pendant plus de 21 ans. Ils le qualifient « d’université de la honte ». En réalité, de quoi s’agit il ?

L’animosité de la république Dominicaine à l’endroit d’Haïti est largement documentée. Des livres sont publiés à ce propos, des documentaires sont montés, des centaines d’articles sont publiés et des centaines de reportages qui décrivent les relations dégradantes entre les deux pays. Personnellement, c’est un sujet qui m’a toujours fasciné. J’ai déjà produit plus de 4 papiers sur cette matière, sans compter les interventions publiques, radiophoniques et discussions sur le web. Donc, j’ai une certaine maîtrise en ce domaine.


D’abord il y a les rancoeurs historiques qui aveuglent l’élite intellectuelle Dominicaine. En 1822, Jean Pierre Boyer, le nouveau président d’Haïti envahit et occupa la partie Est de l’Ile, sur la demande expresse des habitants de la partie de l’Est, jusqu'à son départ en 1843. A noter que cette occupation a eu lieu sans le tir d’un coup de feu, cela dit qu’un secteur dominant de la vie publique dominicaine voulait la présence haïtienne sur leur territoire. Pendant ces 21 ans, les universités en Dominicaine furent fermées et un climat de répression avait été entretenu dans le pays. Les intellectuels dominicains, toutes tendances confondues, ont unanimement qualifié ce règne comme obscurantiste et « années perdues ». Aujourd’hui encore, beaucoup pensent que si ce n’était à cause de ces années-la, la Dominicaine aurait pu avoir un meilleur présent. Cette interprétation de l’histoire est répandue constamment dans les écoles dominicaines, à savoir que les haïtiens sont des obscurantistes. Cette haine implacable est transmise de génération en génération.


Rafael Léonidas Trujillo, l’ancien dictateur dominicain, se basa sur cette rancœur historique pour massacrer plus de 35.000 haïtiens en 1937. Beaucoup de compatriotes haïtiens pensent et, a juste titre, que la construction de ce centre universitaire est un acte de réparation et de justice a l’endroit des frères et sœurs assassinés lors de ce carnage. Et, ils croient fermement que l’université devrait porter un nom approprié aux victimes du génocide, surtout lorsqu’on considère que l’accord de réparation conclu entre les gouvernements haïtien et dominicain, sous l’œil bienveillant du président américain Franklin D. Roosevelt, pour que Trujillo verse 750.000 dollars aux parents des victimes n’a jamais été honore. Donc, la construction de l’université Henry Christophe n’est pas un acte humanitaire, mais une dette historique a l’endroit du peuple haïtien.


Il y a un autre aspect dans le geste du président Leonel Fernandez qui mérite d’être pris en compte. On se souvient du débarquement des soldats français dans le nord du pays, particulièrement au Cap-Haïtien. Cette ville martyre et de grande prouesse, qui poussa Rochambeau à répondre aux critiques de Napoléon, s’agissant de l’armée Indigène, qu’il était entrain de faire la guerre au groupe le plus supérieur de l’Afrique noire. En traversant « barrière bouteille » en 2004, l’armée française compte altérer l’histoire. Effacer la cinglante défaite qu’elle avait subie 200 ans de cela. Les Américains font de même à propos de la guerre contre le Vietnam. À travers des films cinématographiques comme Rambo etc. Ils veulent endiguer le spectre de la défaite qui traumatise toujours l’armée américaine. C’est ce que Pierre Bourdieu a qualifié de « violence symbolique ». Une disposition à faire passer l’arbitraire comme légitime, la laideur pour de la beauté.


Par l’octroi d’un centre universitaire, les dominicains entendent prendre leur revanche sur l’histoire. Ils veulent exhiber à la face du monde leurs supériorités de peuple et de race. Parce qu’il y a tant d’autres domaines que les dominicains pouvent aider, pourquoi un centre universitaire ?


Je pense que Jacques Stephen Alexis, l’auteur de « compère général soleil » serait d’accord avec moi dans ma tentative de déceler la signification du geste de l’état dominicain.

Ceux qui pensent que le don de l’université Henry Christophe à Haïti est un geste innocent doivent se rappeler d’une chose. Depuis la dernière tentative de Faustin Soulouque en 1858 de reprendre sous contrôle la partie Est de l’Ile, Haïti n’a jamais commis aucun acte d’hostilité vis-à-vis des dominicains. De leurs cotés, ils ne cessent de comploter contre les haïtiens.


A commencer le tracé frontalier de 1919, qui accorda les deux tiers de l’Ile aux dominicains au détriment des haïtiens. Les américains furent les artisans de ce traité soi-disant inspiré de celui de Ryswick de 1697. A cette époque les deux états qui composent l’Ile subissaient l’occupation américaine. Donc, ce traité est invalide du fait de l’influence d’un corps étranger dans l’affaire, c'est-à-dire le président américain de l’epoque. L’Ile doit être séparée en deux moities égales, point barre!


En ce sens, si Leonel Fernandez veut inaugurer une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays, Il doit nécessairement poser des actions concrètes en ce sens :

1- Entrer en négociation avec les autorités constituées de l’état haïtien pour un nouveau tracé frontalier, celle de 1919 ayant été défavorable à la partie haïtienne. Celle imposé par les Américains est injuste et ne reflète pas les intérêts des deux peuples.

2- Déclarer la boucherie de 1937 un génocide et entreprendre le processus de réparation financière à raison de 1 million de dollars par victime, sous contrôle d’organisations liées aux intérêts des masses populaires.

3- Mettre fin a la campagne raciste contre Haïti que les intellectuels et media dominicains agitent froidement en Dominicaine et du même coup dénoncer le livre de Joaquin Balaguer « l’île a l’envers » comme un instrument raciste d’incitation a la haine épidermique.

4- Demander pardon au peuple haïtien. . De la même façon que l’église Catholique a imploré le pardon aux Africains pour sa participation dans la traite negriere et aux juifs a cause de leur silence complice pendant le génocide nazi durant la deuxième guerre mondiale. Ce sera justice rendue !

5- Octroyer de la nationalité dominicaine aux haïtiens qui sont nés sur le territoire dominicain et qui désirent l’acquérir. Entreprendre une campagne d’éducation civique contre la xénophobie sur tout le territoire national pendant 3 ans tout en admettant leur culpabilité.

6- Mettre fin a la politique de déstabilisation politique, économique et culturelle d’Haïti. Depuis 1986, l’état dominicain participe à tout mouvement réactionnaire, anty haïtien de déstabilisation mis en place par des « haitiens-etrangers » assoiffés de pouvoir. Comme illustration, on peut citer les deux coups d’état de 1991 et de 2004.

Aux nantis du pays qui préfèrent dépenser des millions de dollars envoyer leurs enfants étudier dans les grandes capitales occidentale, nous disons : honte a vous (« shame on you »). C’est aussi le moment pour que les bourgeois haïtiens prennent conscience de leur mission historique de classe. C'est-à-dire, doter le pays des infrastructures adéquates assurant la haute valeur éducative et la dignité du « premier épître negre indépendant du monde ».

En termes de conclusion, le don de l’université Henry Christophe est une honte nationale, mais un outil utile a la nation !

Joël Léon

Notes :

Joaquin Balaguer, ancien président dominicain eut à écrire « l’île à l’envers », un livre très controversé mais illustrant clairement la haine nationale. Ce bouquin fut pendant longtemps « la Bible » d’une grande partie de l’intelligentsia dominicaine qui l’utilisa a des gains racistes et politiciens.

 
bloc_b_g Ajouté le Dimanche 22 janvier 2012 à 13:46 par admin - (suite... | Aucun commentaire) bloc_b_d

bloc_h_g LE DRAME HAITIEN SE POURSUIT EN 2012 bloc_h_d
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LE DRAME HAITIEN SE POURSUIT EN 2012

«  Le premier devoir du chef est d’être aimé sans séduire. Etre aimé sans Séduire, même soi »
    André Malraux (l’espoir)


Par Joël Léon
Même les plus optimistes des haïtiens s’alarment dramatiquement sur la direction que prend le pays. La planification des festivités de fin d’année du gouvernement renverse les dernières illusions d’un miracle de la part du président Michel Martelly. Aucun chef d’état haïtien n’a jamais été aussi gaspilleur des caisses publiques. Se croyant toujours en campagne électorale, il promet et distribue de l’argent à tous ceux qui l’acclament. Probablement, c’est le réflexe de chanteur de jazz qui incarne en lui cette faiblesse de se sentir admiré. Ce besoin perpétuel de la gloire. Le cas le plus aberrant est celui auquel il récompensa un partisan qui brandissait une pancarte demandant à la presse de ne pas rapporter les faits qui sont défavorables au président. Cet acte est révoltant et concorde avec ceux qui religieusement mettent en garde l’opinion publique contre la tendance dictatoriale du pouvoir. Aujourd’hui encore, il harangue la foule pendant qu’il faudrait expliquer les actions gouvernementales. C’est un président hors la loi qui embarrasse ses conseillers.

Confus et perdu


 Il est confus et perdu. Donc, un autre rendez-vous manqué est à l’horizon. L’année 2012 a mal commencé!
            Premier janvier 2012 vient de marquer les 208 ans d’histoire du peuple fier d’Haïti. C’était un moment spécial, ou le chef de l’état, à travers un discours digne de ce nom, devrait renforcer la conviction populaire de faire face à l’adversité d’aujourd’hui. Tout chef d’état responsable profiterait de ce jour mémorable pour raffermir la foi des fils et filles du pays dans un demain meilleur. C’était l’occasion de plaidoyer en faveur de l’unité historique du peuple haïtien pour pouvoir mieux affronter les défis du monde d’aujourd’hui. Comme un vulgaire personnage, il se lance dans de vulgaires diatribes pour cacher son effroi. Le président a peur.
            D’après une source proche du pouvoir, le président est passé de l’étape d’agressivité puérile à la frayeur. Depuis l’arrestation arbitraire du député en exercice, Armel Bélisaire, Martelly est frappé d’une crise psychologique teintée de paranoïa qui prend la forme d’une dépendance accrue de ses conseillers. Le président a perdu la grande confiance de soi avec laquelle il avait commencé son mandat. Il est devenu ennuyeux, à un point tel que certains conseillers cherchent parfois à l’éviter. L’homme est pris dans son propre piège. La rentrée parlementaire du deuxième lundi du mois de janvier, représente pour lui un cauchemar. Les députés qui sont toujours en vacance depuis quelques mois ne sont pas toujours disponibles à trouver. Martelly fait appel à ses principaux alliés politiques, notamment « l’animal politique » du sud-est, le sénateur Joseph Lambert  pour l’aider à désamorcer la menace de faire exploser son gouvernement. Celui-ci à son tour fait du marchandage politique en exigeant des postes de directions générales et diplomatiques.
            Le Jeudi 5 janvier 2010, d’après radio « vision 2000 » et confirmé plus tard par le sénateur Lambert, le président s’était précipité sans rendez-vous dans la résidence privée de celui-ci. Selon ce dernier, le président l’appela 5 minutes avant pour annoncer son arrivée. Apparemment, ce devrait être une visite « amicale » ou de « courtoisie ». Par contre les analystes politiques n’interprètent pas cette démarche comme innocente. D’abord, pourquoi le sénateur Joseph Lambert ? Rappelons que cet homme est l’influent dirigeant du parti INITE et leader d’un puissant bloc politique au sénat de la république. A noter aussi, que ce parti fait partie du gouvernement. Sénateur Lambert ne va pas révéler la teneur des discussions qui ont duré deux heures avec le président, mais le bon sens  laisse comprendre que cette rencontre a été hautement politique.
         Cette visite précipitée est venue corroborer les informations qui circulaient à Port-au-Prince sur le climat d’instabilité proche de la panique qui existe au palais national. D’après une source digne de foi, le président dort très peu, il boit constamment. Il est toujours sous influence. Les membres du gouvernement sont tous dans la confusion. On ne peut plus parler d’équipe gouvernementale. Toutefois, ils essaient de présenter une apparence unitaire au public. George Michel, ancien constituant réactionnaire et farouche partisan de l’armée putchiste, est venu bouleverser la donne. Il exige un chambardement général, comme si tous ceux qui étaient la autour du président avant lui, sont tous des crétins. Cela inquiète beaucoup les gardes de la première heure. Ce qui est plus grave, George Michel a le soutien de la première dame de la république, Sofia Martelly. Une dame, d’après de persistantes rumeurs, qui n’as pas froid aux yeux des qu’il s’agit de défendre son mari.
        La bourgeoisie mulâtre renforce leur position au sein du pouvoir. Les duvaliéristes commencent à s’inquiéter et faire des prévisions sombres dans le cas ou le pouvoir succombe totalement sous le charme des « brasseurs d’affaires » du bord de mer. Même les frères Mayard Paul ne sont pas épargnés. Le clan George Michel les traite de tonneaux vides qui capitalisent sur les réalisations de leurs pères, le feu Constantin Mayard Paul. Pas besoin de citer le nom de Daniel Supplice, le ministre des haïtiens vivant à l’étranger, il est de plus en plus isolé de la cuisine des grandes décisions politiques. Il s’en est plaint beaucoup à un ami de la Floride. Cette deuxième vague de conseillers, dont finalement on ignore le nombre exact, est très agressive en s’appuyant sur la malheureuse affaire de la mise en prison d’Arnel Belizaire pour se frayer une place avec fracas et grincement de dents.
        Toute cette pagaille se situe dans la lignée de la politique traditionnelle haïtienne. Le peuple haïtien ne fait pas partie de l’agenda de George Michel ou de Gérard Gourgues. Ce dernier est le père de Marina Gourgues, l’actuelle secrétaire d’état de la formation professionnelle du gouvernent. Il entend profiter de la présence de sa fille au maximum, pour matérialiser son rêve chimérique de président d’Haïti. Age de plus de quatre vingt ans, maître Gourgues veut marquer sa vie politique en devenant le super conseiller présidentiel, mais il se fait très tard. En fait, c’est la consolidation expéditive du pouvoir personnel dans toute sa tragédie autour d’un président confus et perdu.
        Revenons au camouflet du premier janvier 2012. Michel Martelly, après avoir lu le discours officiel, en fait très moyen, réalisant qu’il n’avait rien dit de substantiel, additionna son discours d’une harangue coutumière de campagne électorale. En observant ses expressions corporelles, j’avais déjà eu la certitude que quelque part il est entrain de vivre un drame profond. Ce n’était pas la même fluidité des mots d’autrefois. Les paroles désertent l’homme. Visiblement, le fils de la « république de petionville »  qui vocifère, a son esprit ailleurs. Il est troublé, mais il harangue continuellement à défaut de contenir la rentrée parlementaire. C’est alors que j’ai compris que l’homme vit dans la tourmente de l’incertitude du mois de janvier.  Comme une bête piégée,  il se débrouille. Son plus grand problème, c’est que l’armée d’Haïti n’est plus. L’international ne veut pas d’armée, il est empêtré. C’est pour cette raison qu´ il a gaspillé 400 millions de gourdes pour financer les fêtes de fin d’année.
         L’objectif poursuivi, avec ces folles dépenses de l’argent des contribuables, est d’anticiper un éventuel vote défavorable des députés. Jusqu’au moment ou j’écris ce papier, Joseph Lambert fait toujours du marchandage politique mais avec ses deux mains vides, il ne rassure personne. Les blocs politiques sont en lambeau à la chambre basse, chaque député ayant sa conscience comme maître. L’enquête de la chambre basse sur l’affaire d’Arnel Bélisaire poursuit tranquillement son chemin. C’est une stratégie à deux têtes. Premièrement, elle consiste à s’acheter des députés comme de petits pains. En cas d’échec de cette politique, le pouvoir s’appuiera sur les mairies des villes et les délégations départementales. Deuxièmement, le pouvoir se prépare à donner une réponse politique de grande envergure au cas où les députés deviennent intransigeants. Dans ce scénario, les mairies et les délégations seront grassement payées pour remplir les artères des grandes villes de manifestants proches du pouvoir. Donc, le drame haïtien se poursuit en cette nouvelle année de 2012.
         Au contraire, en guise de se lancer dans des diatribes, Martelly devrait faire appel à l’âme nationale pour préserver le pays d’une autre crise de trop. S’exprimer avec honnêteté et passion en admettant ses erreurs et demander une chance, pourrait l’aider à surmonter la crise. Non, il est « sweet micky »,  il faut punir le peuple haïtien encore une autre fois.
      Le sénateur du nord, Moise Jean Charles, fait augmenter la pression avec ses révélations fracassantes à propos de la multiplicité de nationalités des membres du gouvernement. Incluant le président lui-même. En ce sens, si le gouvernement arrive à passer le cap des députés, il faudra braver les déclarations de l’honorable sénateur Moise Jean-Charles au grand corps. Celui-ci eut à déclarer haut et fort dans le micro du journaliste Edens Débat, que Joseph Lambert est un général sans troupes. Donc, cette fois le sénateur est dans l’impossibilité de dédouaner le président de la république. Partout, le danger est la. Il est permanent.
        Cela donne une idée de la complexité de l’exercice du pouvoir en Haïti. Désormais, on se calme avant de se lancer dans des jugements fallacieux de la gestion d’un chef d’état en fonction. C’est la « real politique ». Un défi auquel on n’échappe jamais. Parce que l’orgueil l’a toujours conquis sur la rationalité dans ce pays. L’année vient de commencer, et voici qu’elle est déjà puante. Le président est un homme en perpétuelle campagne electorale. Les députés entendent faire l’histoire. Moise Jean-Charles fait monter les enchères avec l’affaire de multiples nationalités. Le drame haïtien se poursuit.

Joël Léon



 
bloc_b_g Ajouté le Lundi 16 janvier 2012 à 21:44 par admin - (suite... | Aucun commentaire) bloc_b_d

bloc_h_g DEVANT LA BARBARIE DES RICHES... bloc_h_d
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DEVANT LA BARBARIE DES RICHES, LA REPONSE EST L’UNITE POPULAIRE
"La seule façon d'en sortir est de mettre la loi mondiale au-dessus des gouvernements, donc de faire cette loi, donc de disposer d'un parlement, donc de constituer ce parlement au moyen d'élections mondiales auxquelles participeront tous les peuples".
Albert CAMUS
Par Joël Léon

Les fils et filles des deux siècles de violence capitaliste à l’échelle planétaire sont condamnés à s’unir pour retrouver leurs humanités violées et volées. Au fur et à mesure que les « maîtres du monde » intensifient leurs pratiques violentes contre les peuples du monde, en particulier ceux de la périphérie, le grand réveil s’impose avec plus de détermination et fierté.

Nous vivons dans un monde entièrement convulsé. Attisé par les dirigeants et agents impérialistes impatients d’exercer un contrôle total sur tous les hommes et toutes les femmes, les richesses de toutes sortes et surtout la façon de penser ou de concevoir les diverses réalités complexes qui meuvent le monde. A un certain degré élevé de développement économique, social, militaire, culturel et technologique, les dirigeants d’un empire ne pensent qu’à renforcer sa domination à travers un temps indéfini.
Apres les 45 ans d’affrontement idéologiques et politique entre les deux blocs(Est West), l’occident a soudainement eu le dessus au début des années 90. Depuis lors, les observateurs ne cessèrent de chercher le grand vainqueur de ce relativement long combat impérialiste. S’agissait il de l’Europe ou des Etats-Unis ? Après vingt ans d’affirmations hégémoniques audacieuses, il importe d’admettre formellement la suprématie incontestable des Etats-Unis dans la conception, définition et l’exécution des politiques internationales.

Dans l’un de mes articles, j’avais mentionné le système transitoire mis en place par l’Amérique, que « commandant Marcos » avait brillamment développe à travers le concept de « désorganisation et réorganisation ». Période obligatoire, au cours de laquelle l’empire se donne comme objectif de détruire les derniers vestiges de la résistance étatique et populaire. Certains pensaient que cette politique visait strictement les anciens « rogue states », c'est-à-dire le dernier carré du communisme dur, notamment la Chine, Corée du nord, Cuba, Mongolie, Vietnam…Cette perception limitée de la nature de l’empire, précisément dans un monde unipolaire, allait donner lieu à la plus grande déception dans le camp des non-alignés. L’héritier idéologique du maréchal Tito, Slobodan Milosevic, il fut le premier à faire l’expérience de l’épée arbitraire des vainqueurs. Il est mort d’un « infarctus du myocarde » le 11 mars 2006, pendant que son procès battait son plein à la Haye sous la férule de la cour pénale internationale.


Confrontée à une crise paradigmatique existentielle la société américaine qui s´est nourrie au cours des derniers siècles de la souffrance des autres peuples a enfanté un système monstrueux dans lequel les organes d´origine démocratique comme le congrès et le Président sont devenus des otages politiques.
Le sourire d´un bel homme, souriant, Président,  ne conjurera pas la catastrophe en cours.

Lorsque le « statut de Rome » a été adopté le 17 juillet 1998, personne n’avait prévu qu’il allait être l’instrument juridico diplomatique de coercition entre les mains des puissants états pour punir les têtus. Aujourd’hui, la cour pénale internationale mène des enquêtes sur 7 pays. Comme par hasard, ils sont tous originaires du continent Africain. On y trouve Charles Taylor, Laurent Bagbo…pendant que d’autres s’apprêtent à venir grossir le nombre dans les geôles de la « cour pénale internationale, CPI ».
D’après Peter Feaver, dans son article : « 8 mythes à propos de la grande stratégie de l’Amérique », dans lequel il a mis l´accent sur la politique américaine et les objectifs fixés. La politique de « containment » due au monde bipolaire, appliquée pendant toute la période de la guerre froide n’est plus en force depuis 1989. S’il y a eu une période de tâtonnement, c’était du au fait que les occidentaux eurent été pris au dépourvu par le déroulement rapide des événements conduisant à la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 et de l’éclatement soudain de l’URSS. Mais depuis l’année 1992, la stratégie a été conceptualisée et définie par les néo conservateurs du parti républicain, dont Paul Wolfowitz et Dick Cheney. En 2001, elle était déjà prête à mettre en application avec l’arrivée de George Bush au pouvoir.
L’essence de la conception américaine de la politique internationale est réduite à sa plus simple expression. Elle est synthétisée ainsi « De s’assurer qu’aucune puissance rivale s’émerge en Europe de l’Ouest, l’Asie et les anciens territoires de l’URSS ». Quant au continent américain il est reste dans la stratégie originelle de la « doctrine de Monroe ». Pour atteindre cet objectif, il faut une haute capacité militaire supérieur aux besoins réels afin de dissuader toute rivalité entre les puissances occidentales et hostilité de la part des états jugés inamicaux. L’événement favorable à cet agenda allait se produire le 11 septembre 2001, l’attaque contre les tours jumelles et le Pentagon.
Les guerres intempestives que connurent l’Europe au cours des siècles passés représentent un danger qu’il faut absolument anticiper. Tant bien que mal, l’Europe n’a pas été troublée par des conflits meurtriers depuis plus de 60 ans, à l’exception des bombardements de Belgrade en 1999. Donc, plus d’un demi siècle sans conflits militaires d’envergure renforce le calcul stratégique de domination sans recourir à la force brutale au sein des pays occidentaux. Pour y arriver, l’Amérique entend distribuer les richesses conquises entre eux, en ajoutant sur la liste puissances états émergeantes de l’Asie et de l’Amérique Latine. Cependant l’aspect militaire restera la chasse gardée des Etats-Unis et conserveront la plus grande part du butin.
Sur le plan économique, la stratégie est d’imposer les lois du marché à tous les peuples à travers la globalisation. Donc, un monde financièrement et économiquement uniforme renforcera l’uni-polarité actuelle.

Sur le plan culturel et social, la promotion des idées démocratiques à travers le monde. Partout, on aura au pouvoir des dirigeants acquis à la cause de l’empire, car il sera presque impossible aux responsables progressistes d’accéder à de hautes fonctions d’état.
Le paradigme « noir et blanc » américain favorise les grands états qui ont déjà atteint un certain degré de développement économique et de progrès social. L’aspect fondamental des relations internationales tend à consolider la domination déjà effective où en espace de conquête, donc le statu quo. C’est ainsi que les peuples du tiers-monde resteront les victimes perpétuelles des politiques impériales, car sa quintessence existentielle est d’exercer son autorité sur les plus faibles. En ce sens, il n’y aura jamais de réconciliation entre les puissants états et ceux affaiblis. Seul un monde libre de tout empire apportera l’équilibre indispensable à la justice, fraternité et égalité aux peuples.
Depuis les « traités de Westphalie » de 1648, les relations internationales ne cessent d’évoluer dans le sens d’un équilibre mondial pour éviter les conflits inter étatiques, voir intra-étatiques. Près de cinq siècles après, les avancées se révèlent très fragiles. Au contraire, le début du 21e siècle est fortement marqué par un recul notable dans les relations opposant les nations entre elles. La paix internationale n’a jamais été aussi menacée depuis la seconde guerre mondiale. Nous constatons à la reformulation de la « politique de bloc », cependant sans un « congres de Yalta » qui marqua la période de « containment ».
D’un côté il y a l’offensive tout azimut de l’empire américain en accord de solidarité avec l’Europe pour uniformiser le monde et imposer leur suprématie culturelle, économique et militaire. De l’autre cote il y a une alliance non ouvertement définie de certains états contraints à la défensive, telles que : Russie, Chine, Pakistan, Corée du nord, Biélorussie…Ils se préparent à repousser l’assaut combiné des occidentaux.

L’état en tant qu’organe administratif des cités reçoit des coups de masure depuis plusieurs décennies. Les gouvernements, certains d’entre eux sont dirigés par des patriotes ayant le sens de l’histoire, résistent pour succomber héroïquement plus tard. L’occident est fort, il est irrésistible. Si les présidents et chefs de gouvernement échouent, qu’en est il des citoyens.
L’offensive des occidentaux à bombarder sans autres formes de procès laisse entrevoir la silhouette d’un jadis géant, fuyant les dernières heures d’une agonie certaine. Témoin du mouvement « occupy wall street » à Philadelphia, j’ai pu vivre la détermination des militants et aussi le niveau de formation intellectuelle de chaque participant sur des sujets variés allant de la crise financière au réchauffement de la planète. C’était une université en plein air, dans la poussière, au milieu du froid, sous la pluie et en plein cœur d’une hostilité policière très visible. J’ai entendu un monsieur, faisant partie du club des riches, qui exprima, pas sa rancœur de classe, mais qui opinait sur la qualité des informations que distribuent les militants. Il est virevolté en écoutant de gens simples, c'est-à-dire sans un diplôme ronflant, disserter l’impasse financière américaine et internationale avec un raisonnement d’économiste calibré. Il s’inquiétait de la profondeur des idées étalées gratuitement à tous. Il estime que tous ces militants et les idées qu’ils propagent représentent un danger imminent pour la survie du système américain, de ce fait du monde. Il conclut que tôt ou tard, l’establishment américain doit négocier avec la contestation, ou mater ces leaders trop bien formés avant qu’il soit trop tard.
De toute évidence, les dirigeants optent pour la répression. Le sénat américain vient de voter « national defense autorization act », en fait qui est clairement perçu comme un composant indispensable à la mise en place d’un état policier. L’armée américaine qui,

traditionnellement ne s’impliquait pas dans les activités internes du pays, s’est dotée de ces nouvelles autorités illimitées allant jusqu'à détenir des citoyens nationaux en absence de tout jugement pour des durées indéterminées. Donc, le citoyen est devenu si dangereux qu’il faut l’implication de l’armée pour le combattre.
D’après la nouvelle réalité internationale les guerres asymétriques affluent et posent beaucoup plus de problèmes aux états impérialistes que celles conventionnelles. Sa perduration dépend du niveau d’agressivité des forces impériales à énerver les citoyens jusqu'à l’extrême. Donc, la radicalisation et la violence des guerres biscornues sont les conséquences du climat de terre brûlée entretenu dans les territoires envahis ou bombardés. Nous nous acheminons vers un temps, ou la résistance sera tout simplement citoyenne et mondiale. Cela marquera la fin d’un monde et la naissance d’un autre.

Joel Leon

 
bloc_b_g Ajouté le Dimanche 8 janvier 2012 à 12:10 par admin - (suite... | Aucun commentaire) bloc_b_d

bloc_h_g Dr Maryse Narcisse 16 décembre 2011 bloc_h_d
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Organisation Politique Fanmi Lavalas

Yon sèl randevou:
randevou bò tab la

FANMI LAVALAS

Bwat Postal : 15603
Petyon-Vil, Ayiti
Email: fanmilavalas@yahoo.com
Telefòn: 38 46 75 11/ 39 10 62 74
 

Jodia a nou rasanble nan okasyon 16 dec.  Nap leve pou salye yon kokenn viktwa demokratik ak patriyotik, ki se retou Doktè Titid pami nou, Doktè Aristide ke listwa te mete nan tèt viktwa 16 desanm nan.

Map salye nou tou nan non lòt manm Komite Ekzekitif .

16 desanm 90,  viktwa yon pèp ki swaf  jistis sosyal, viktwa yon pèp  ki mennen yon konba kont esklisyon pandan lontan

16 desanm 90, pou premye fwa nan egzistans li kòm nasyon, peyi a konnen premye eleksyon lib, onèt e demokratik.

16 desanm 90 se jou limyè, lespwa chanje leta a pou bati yon lòt sosyete

Se jou rèv yon Ayiti doubout te vle tounen reyalite.

 

16 desanm 90-16 desanm 2011
 

21 lane apre kote rèv sa a pase?

Kote bèl esperyans ki te demare ak konkou tout patriyot nan tout kouch sosyal ki te mobilize ak pèp la pou leve defi ki te kanpe devan nasyon an depi 200 zan ? Bèl esperyans sa a rete nan pasay.

Anplis mizè, grangou, esklizyon, malsite, peyi a rive pèdi dwa gwan moun li nèt ale. 

21 lane ki pat fasil paske fòs ki pa te kwè nan dwa tout ayisyen pou yo viv tankou moun,  yo pat bay legen e yo fè tout sa yo te kapab pou chanjman an pat reyisi fèt.

Men gen yen de viktwa yo pa t rive rache nan men nou tankou dwa pou lapawòl, dwa pou nou òganize n, dwa pou nou vote.

16 desanm 90-16 desanm 2011

21 lane : nou majè jodi-a

Batay nou mennen, viktwa nou ranpote, erè ke nou fè, moun nou pèdi sou chimen, tout sa se eksperyans kap sèvi nou pou nou reprann pi byen gran ideyal Jistis sosyal, Transparans, Patisipasyon, Diyite ak Souverènte nasyonal ke mouvman 16 desanm lan te charye.

Fanmi Lavalas rete yon zouti ki ka jwe wol rasanblè pou dynamize mouvman Lavalas la.

Fanmi Lavalas ka  jwe wol motè men li pa ka fè l pou kòl

21 lane nou gen jodia, se okasyon pou nou wè ki jan nou ka ansanm konstwi lidèship sa pou nou reveye ideyal 16 desanm lan ki vivan e ki konsène lavi ak lavni tout ayisyen

Nou tout Aysyen patriyot, demokrat, patizan lapè ak jistis sosyal, nou te fèl, nou ka fè l,

Nou ka fè l ansanm

Yon sèl nou fèb,

Ansanm nou fò,

Ansanm, ansanm nou se Lavalas
Dr Maryse Narcisse
Coordonatrice Comite Executif Fanmi Lavalas

 

 
bloc_b_g Ajouté le Mercredi 21 décembre 2011 à 10:16 par admin - (suite... | Aucun commentaire) bloc_b_d

bloc_h_g Déclaration de Fanmi Lavals 16 décembre 2011 bloc_h_d
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Organisation Politique Fanmi Lavalas

Yon sèl randevou:
randevou bò tab la

FANMI LAVALAS

Bwat Postal : 15603
Petyon-Vil, Ayiti
Email: fanmilavalas@yahoo.com
Telefòn: 38 46 75 11/ 39 10 62 74
 

 

DEKLARASYON FANMI LAVALAS NAN OKASYON 16 DESANM 2011

 

Nou menm manm FANMI LAVALAS ki sòti toupatou, nap bay tout manm Fanmi Lavalas atravè tout peyi a yon gwo kout chapo solidarite. 

Kòm se nou menm ki se pi gwo òganizasyon nan peyi a, nap mande delegasyon ki la, mete men nou ansanm pou nou salye tout moun nou reprezante yo ak yon gwo aplodisman.

Nou pa bliye tout viktim Fanmi an ki soufri anpil e tout lòt ki pèdi lavi yo sou wout demokrasi a.  Jan Reprezantan Nasyonal la, Doktè Jean-Bertrand Aristide konn di l,  soufrans youn nan nou, se soufrans nou tout. 

Se ak konviksyon sa a Fanmi Lavalas mande tout manm li yo ki kontinye ap soufri, pran kouraj, kenbe fèm paske Fanmi Lavalas la pi rèd

Nou pwofite remèsye tout sitwayen ayisyen ki senpatize ak kòz demokrasi a e ki kore travay ki ap fèt pou demokrasi donnen nan peyi Dayiti.

Kit se zanmi Fanmi a ki avèk nou maten an, kit se anpil lòt ki nan peyi a ou aletranje, Fanmi Lavalas remèsye yo pandan lap renouvle angajman l pou li travay pou tout ayisyen sans distenksyon.

Se pou sa menm Reprezantan Nasyonal la toujou di : Pwoblèm la se esklisyon, Solisyon an se enklisyon.

An nou fè youn pou nou repete verite sa byen fò paske se la wout delivrans la chita : Pwoblèm la se eksklisyon, Solisyon an se enklisyon.

Nan lespwi sa a  Fanmi Lavalas rasanble jodi a menm, jou 16 desanm 2011 la pou nou leve drapo 16 desanm 90 pi wo.

Nou renouvle angajman nou jan Atik 5 Manman lwa Fanmi Lavalas di l pou nou tabli yon politik ki ap bon pou tout sosyete a.  Grangou pa bon pou sosyete a.  Mizè pa bon pou sosyete a. Maladi, Kolera, Dwog,  Chomaj, Enjistis, Ensekirite, Kidnapin, tout sa se kansè kap fini ak sosyete a.

16 Desanm 1990 : LAVALAS te komanse travay  pou sosyete a chanje.  Jodi a  16 desanm 2011,  FANMI LAVALAS sèmante pou l kontinye bèl travay sa a pou pitit nou ak pititpitit nou jwenn yon lòt Ayiti, ki donk yon AYITI SAN ESKLIZYON.

Pou n fini :

Nou renouvle angajman nou pou nal òganize kongrè depatmantal ki pou debouche sou kongrè nasyonal.

FANMI LAVALAS deklare tou li pare pou li al patisipe nan eleksyon lib sòti nan teritoryal rive nan renouvèlman 1/3 Sena.

Wè pa wè depi gen yen yon eleksyon lib, nap ranpòte laviktwa lavalasman.

 

Yon sèl nou fèb

Ansanm nou fò

Ansanm, ansanm nou se Lavalas.

 
bloc_b_g Ajouté le Mercredi 21 décembre 2011 à 10:14 par admin - (suite... | Aucun commentaire) bloc_b_d

bloc_h_g A Noël… osons «DANSER AVEC LA VIE» bloc_h_d
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A Noël… osons «  DANSER AVEC LA VIE » !

J.-M.G. : Les Editions NESTOR (dont le siège est en Guadeloupe) où Danser avec la vie a été publié, sont arrivées en France. Une grande après-midi à Sarcelles près de Paris, le samedi 19 novembre dernier, a montré la volonté de l’éditeur de faire connaître ailleurs que dans la Caraïbe le travail de Frère Francklin ARMAND en Haïti. Mireille NICOLAS, auteur de Danser avec la vie, a bien voulu répondre à nos questions.

M.N. : Oui, c’est un effort méritoire. Et difficile. Car il y a sans cesse tant de mensonges ou de non-dits sur Haïti. J’ai depuis des années l’impression que des forces écrasantes et souvent extérieures au pays le privent de plus de lumière et de justice. C’est pourquoi en politique comme dans l’édition les problèmes semblent si gros. Et pourtant Haïti est unique dans sa richesse de productions artistiques, peinture et littérature. Cela, tout le monde le sait. On connaît moins les recherches sur le terrain et les investissements sociaux.

JMG : Est-ce pour cette raison que tu as voulu travailler sur FFA (Frère F. Armand) ?

MN : Je n’avais pas l’outrecuidance de penser que FFA avait besoin de moi pour se faire connaître. Il n’en reste pas moins que je suis étonnée que ni dans son pays ni dans la diaspora haïtienne il n’a la place qu’il mérite. Mais je crois que c’est parce qu’il dérange par sa liberté, ses prises de position.

JMG : Veux-tu parler de convictions politiques ?

MN : Non, ce n’est pas exactement cela. FFA est un homme d’église et il ne pense pas qu’un homme d’église doive comme on dit « faire de la politique ». Il n’en reste pas moins qu’il sait très bien que tout est politique et que son choix à sortir les pauvres d’une misère qu’il considère comme indigne et révoltante mène toutes ses conduites.

JMG : Et c’est cette marche, cette démarche que tu as voulu montrer dans Danser avec la vie ?

M.N. : Essayer de faire la biographie d’une personne, sa vie, son œuvre surtout puisqu’elle est sa vie. Cette recherche m’a passionnée. Il y avait déjà sur lui un livre et un film. Le deuxième film est venu en même temps que j’achevais le livre, celui de Lise Gantheret (du Canada), où elle dresse un parallèle entre FFA et Jacques-Stephen Alexis. Il me semble qu’elle, comme moi, nous avons voulu montrer au ras du sol les réalisations prodigieuses accomplies par FFA sur la terre d’Haïti. Tout en sachant que toute l’aspiration de Francklin est verticale, ce que j’ai voulu montrer c’est comment elle se réalise horizontalement pour le plus grand bénéfice humain.

JMG : Oui, certaines personnes t’ont reproché que le livre ne soit pas davantage axé sur la religion.

MN : Oh, cela a été très discret. Là-dessus, je crois que Francklin Armand et moi, nous sommes très clairs. Nos points communs sont énormes, la révolte devant la misère imposée, l’exigence de justice. Mais j’ai cependant parlé religion. Le premier chapitre, par exemple. Il faut dire que j’ai été très touchée par ce souvenir de Francklin très jeune frère qui un soir de Noël va avoir une révélation. Qu’il doit aller au milieu des paysans si méprisés encore en Haïti pour transformer leur quotidien.

JMG : Comment en est-il venu à te raconter cela ?

MN : Ce fut encore mieux que raconter un souvenir… Nous étions à Pandiassou (près de Hinche), en 2007. Il pleuvait comme il sait pleuvoir sous les Tropiques, une cataracte tiède et bruyante. Nous étions assis sous la véranda. Et soudain je lui dis : C’est impossible que tu n’aies gardé aucune archive ! Tu n’aurais pas même un petit bout de papier…Il part dans sa chambre et revient avec une boîte à chaussures qui n’avait pas été ouverte depuis longtemps. Je raconte tout cela dans le livre ; ce fut pour moi un moment d’intense jubilation : j’ai découvert un document que je reproduis intégralement. Sept pages. Et ô bonheur juvénile, que le premier biographe n’avait pas découvert. J’ai vécu cette après-midi-là l’exaltation des archéologues. Et Francklin avait lui aussi oublié ce texte. Je le lui ai relu en entier : en ce Noël 74, il « voit » ce qu’il va mettre trente ans à réaliser. Mais tout y est, tout est tracé. Ne reste plus qu’à le réaliser. Et alors quel travail, quelles luttes, quelles souffrances, quels bonheurs !

JMG : Tu présentes l’œuvre accomplie comme une sorte de métaphore. Tout Haïti peut être transformée comme il l’a fait pour Pandiassou.

MN : Oui, et j’ai essayé de montrer par des photos et des chiffres les réalisations. Malgré les difficultés immenses. Plusieurs fois tout est retombé à zéro, surtout au moment des deux coups d’Etat contre le Président Aristide, en 1991 et 2004.

JMG : Et quelles sont les réalisations les plus spectaculaires ?

MN : Incontestablement celles des lacs collinaires. J’ai pu inclure une interview d’un spécialiste à ce sujet. Car j’ai voulu le livre le plus collectif possible et j’ai pu retrouver des gens qui avaient travaillé avec Francklin à des époques différentes et qui ont bien voulu m’apporter leurs connaissances techniques.

JMG : Ces lacs artificiels vont sûrement bouleverser la fatalité, en Haïti comme ailleurs.

MN : Sûrement, à condition qu’on veuille bien en prendre connaissance. Tout dernièrement à Paris, j’ai été stupéfaite une fois de plus de constater combien de gens ne veulent pas voir ce qui se fait de positif en Haïti. Oui, les lacs collinaires sont sûrement la réalisation la plus prestigieuse. Moi, forcément, j’ai été encore plus touchée par tout ce qui se rapportait aux enfants ; l’éditeur a eu le courage de mettre de nombreuses photos dans ce livre. Et Francklin m’a donné toutes les permissions. Et je suis surtout touchée par une photo du tout début, deux fillettes vêtues très pauvrement ; elles sont très belles, l’une, sous son chapeau très abimé, a l’allure d’une reine. Elle a peut-être six, sept ans. J’ai demandé à la retrouver ; ce fut impossible ; mais j’ai eu le bonheur de voir tous les enfants actuels de Pandiassou, dans leurs uniformes d’école bien repassés, aller à l’école, manger à leur faim, aller au collège, au lycée et même à la faculté. Car il y a tout cela dans le petit Pandiassou et même un hôpital, une maternité…Et tout cela réalisé par des Haïtiens sans une ONG internationale pour les aider…ou les encombrer…

JMG : Les encombrer ?

MN : Oui. Pour essayer d’être le plus fidèle à la pensée de Francklin, je suis aussi dans le livre. Pour ne pas le trahir, je me suis montrée. Discrètement mais clairement. Ce qu’il y a de formidable en FFA, c’est qu’il sait écouter tout le monde en restant lui-même et parler avec tout le monde, pauvres ou trop riches, sans renoncer jamais à sa liberté. Ce trait de caractère m’a beaucoup plu.

JMG : Que peut-on souhaiter maintenant ?

MN : Dans le pays, que son travail en engendre des myriades d’autres. Et pour le livre, qu’il soit davantage diffusé. On vient de m’écrire qu’il n’est dans aucune librairie en Haïti. Mais souvent un livre n’est pas en librairie, non par la faute de l’éditeur, mais parce qu’il dérange, qu’il est à contre-courant. Il faut donc l’aider…

Merci Mireille NICOLAS !

Oui, à Noël, grâce aux éditions Nestor allons « danser avec la vie » !

Jean-Marie GAUTHIER

Conseiller Principal d’Education

Au LPP de Blanchet (à Gourbeyre)

N.B. il est à noter que Willy NESTOR projette d’aller en Haïti en mars 2012 pour y installer une antenne de ses éditions. Puis au Canada en mai 2012 dans le même but !


 


 

 
bloc_b_g Ajouté le Mardi 20 décembre 2011 à 10:42 par admin - (suite... | Aucun commentaire) bloc_b_d

bloc_h_g La délinquance, première phase de la dégénérescence de l’impérialisme bloc_h_d
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La délinquance, première phase de la dégénérescence de l’impérialisme.

Par Joël Léon

L’impérialisme est entré dans la première phase de son effondrement généralisé, que je qualifie, moi-même, de délinquance. Période au cours de laquelle l’impérialisme n’utilise plus de masques pour s’approprier des richesses mondiales. La violence glauque a priorité sur tous les autres moyens pacifiques. L’ère du Cardinal Richelieu est révolue. Toutes les institutions internationales sont transformées en une caisse de résonance guerrière, notamment l’organisation des Nations Unies. Les états, déjà affaiblis par les deux siècles de pratique capitaliste à outrance, sont assujettis à la reddition, de gré ou de force. Sans oublier les crises économiques et financières irrémédiables qui hantent les places financières mondiales, en particulier les plus riches nations du monde occidental. La dérive morale qui accable les sociétés capitalistes est tellement intégrale que l’occident affiche un contraste identitaire, celui qui constituait la base même du système. Moment historique ou les lois et institutions (Instruments) sont violées ou ignorées systématiquement.

La deuxième invasion d’Irak a été une violation flagrante des lois internationales. L’ONU n’avait pas autorisé l’invasion, voir l’occupation du pays. Une coalition d’états amis et serviles fut mise sur pied en 2003 pour matérialiser les vœux du plus grand empire mondial, à savoir le renversement du régime inamical de Saddam Hussein. L’Irak est totalement détruit, laissant derrière, ruines et plus de 200.000 cadavres à l’actif du peuple Irakien, et plus de deux millions d’Irakiens réfugiés à l’étranger.

   
 

L’armée américaine a kidnappé le président légitime, Jean Bertrand Aristide
 

 

Le cas d’Haïti fut encore plus scandaleux. L’armée américaine a kidnappé le président légitime, Jean Bertrand Aristide, l’engouffra dans un avion militaire non identifié pour l’expédier en Afrique. Cette opération fut mise en œuvre le 29 février 2004, avant même la résolution de l’ONU.
Les 6 mois de bombardement quotidien de l’OTAN contre la Libye dépassent nettement le mandat octroyé par l’ONU à travers la résolution 1973 votée le 18 mars 2011. Il était question de protéger la population civile, supposément menacée par le régime de Kadhafi, l’OTAN a tué 100 fois plus de civils qu’avant les frappes aériennes, soit 100.000 âmes.

Avant, l’impérialisme respectait hypocritement les normes internationales. Il utilisait l’armée nationale du pays pour renverser le propre gouvernement légitime de ce pays. Ce fut le cas de Jacobo Abens du Guatemala et du caudillisme des années 70 en Amérique Latine. Les puissances néocoloniales opérèrent de la même façon dans le continent Africain en parachutant des marionnettes au pouvoir, totalement dévoués à leurs intérêts. On peut citer les cas de Mobutu Sese Seko, Omar Bongo, Jean-Bedel Bokassa etc.

Dans cette phase, que je qualifie de délinquance, l’impérialisme comme stade suprême du capitalisme représente un danger imminent pour le futur de l’humanité. Parce que les présidents des états occidentaux se sont transformés en dérisoires criminels ou assassins semant le deuil partout sur la planète à la poursuite de richesses. En ce sens, Cabral est juste lorsqu’il a déclaré que « L’impérialisme est la piraterie transplantée des océans à la terre ferme, piraterie réorganisée, consolidée et adaptée à l’objectif de l’exploitation des ressources matérielles et humaines de nos peuples ».
Salvador Allende, l’ancien président du Chili populaire, compara la situation de son pays en 1972 comme « un Vietnam en silence ». Haïti est un Irak en silence. Un peuple qui depuis 7 ans d’occupation vit dans la peur des armes et la permanence d’un choc psychologique. Comme partout ailleurs, les forces d’occupation assassinent en Haïti. Des pauvres sont exécutés à cite soleil. Des militants sont portés disparus, Lovinsky Pierre Antoine est le plus célèbre des cas. Des centaines d’autres sont emprisonnés ou contraints à l’exil. Le cholera, apporté par les forces d’occupation, plus spécialement par la compagnie Népalaise, diminuent la population haïtienne depuis plus d’un an. « Les étrangers occupent nos terres, nos rues, nos hôtels, nos plages, et aussi nos femmes et nos jeunes hommes. L’occupation est absolue. L’impérialisme, dans son hégémonique latitude, impose ses lois de cimetière ».
Lawrence Davidson, professeur d’histoire à l’université de west chester, de l’état de Pennsylvanie, a exposé dans un brillant article sous le titre : « Pourquoi nous haïssent ils », ce qui suit : « je suis arrivé à la conclusion que les Etats-Unis, en dépit de toutes ses habilites de force (militaire), est en décadence. Le pays va échouer pour les mêmes raisons qui ont emporté dans la destruction les anciens empires. Ils ont échoué parce que, en dernier essor, leurs élites deviennent illusionnistes et le peuple est maintenu dans l’ignorance ». Le citoyen américain n’est pas conscient du rôle que joue leur gouvernement dans l’appauvrissement d’autres peuples et l’instabilité chronique qui frappe certaines nations.

   
 

Depuis le 7 février 1986, Haïti a connue 9 coups d’état.

 

Comment comprendre que depuis 7 février 1986, Haïti a connue 9 coups d’état. Tous ont été organisés dans le seul et même pays par les maîtres de Washington. Comment une nation pareil, plongée dans cette instabilité permanente, peut-elle arriver à atteindre le degré de production nécessaire pour subvenir aux besoins de ses sujets. L’américain moyen, appartenant à la classe majoritaire, n’est pas conscient de l’implication de son gouvernement dans la déstabilisation d’Haïti, d’Iran, Libye, Venezuela, Cuba etc. Il est trop endoctriné par les informations biaisées que diffusent les chaînes télévisions occidentales, elles qui représentent l’arme fatale des falsificateurs de l’histoire à leurs profits exclusifs, empêchant aux citoyens américains et européens de sortir dans le carcan idéologique du rôle « bon berger » ou civilisateur s’octroient leurs gouvernements. Le département d’état a fait échec à tout homme intègre qui convoitait le pouvoir en Haïti et ayant une vision nationale. Et ceci, depuis le premier débarquement américain en 1915. Même ceux qui entamèrent de simples reformes socio-économiques au profit de ceux-la qui vivent en dessous du seuil de pauvreté avec 300 dollars ou moins par année ne sont pas exclus.
Et pourtant, au moment même de la révolution française de 1789, « 20 % de la richesse française provenaient d’Haïti. Ce pays produisit plus de 75% de sucre dans le monde à lui seul et fut le premier producteur de coton dans le monde ». La grande presse omet de mentionner ces chiffres qui porteraient le citoyen lucide à s’intéresser aux causes de l’échec de la première république noire du monde. Ainsi, il découvrirait les mains sales des Etats-Unis et de la France directement impliquées dans la mise à sac d’Haïti.

L’impérialisme « est la dernière phase du capitalisme », ceci explique aujourd’hui sa violence aveugle et déterminée, ainsi l’exemple des bombardements Libyens est très révélateur. Ses ténors savent pertinemment, que son règne dépend de la violence. Car les mensonges traditionnels sont dépassés. Il n’y a plus de compromis possibles. Le monde d’aujourd’hui nous renvoie, par sa violence, à 50 ans en arrière. Quand Cuba imposait son défi en plein cœur des Caraïbes à la plus grande puissance capitaliste mondiale. La conjoncture actuelle rappelle les années 60 quand l’Afrique vivait « l’heure des embrasements ». En ces temps agités, Il fait beau de citer le visionnaire Amilcar Cabral : « Pour nous, la façon la plus efficace de critiquer l’impérialisme, quelle que soit sa forme, c’est de prendre les armes ». Il blesse de citer encore ces propos datant de 1966, tant ils sont d’actualie. Il n’y a pas de demi-mesure. Frantz Fanon, l’auteur de « les damnés de la terre », avait raison quand il définissait le néo-colonialisme comme une machine infernale de la violence qui dévore l’homme. Le seul moyen de l’arrêter est d’imposer une plus grande violence. Le retour à l’heure des brasiers.

   
 

Implication du gouvernement américain dans la déstabilisation d’Haïti, d’Iran, Libye, Venezuela, Cuba etc. Ici les chiens de l´impérialisme commettent des crimes racistes en Libye

 

Rien n’arrête les puissances impérialistes. Le suffrage universel qui fut considéré comme fer de lance de la propagande politique occidentale est vidée de son contenu sacré, pour parodier Praloto. Les élus ne jouissent plus de l’inamovibilité d’antan. Certains observateurs critiquent déjà la tenue même des élections dans le monde. A quoi cela sert d’appeler le peuple dans ses commices, si les sénateurs, députés, maires et présidents sortis victorieux des urnes n’arrivent plus à terminer un mandat légitime. De la même façon qu’est banalisé le christianisme, les élections sont aussi standardisées comme un exercice futile. Les exemples sont trop nombreux, parler d’une crise morale sans précédent qui frappe l’impérialisme ne fait plus l’objet de doute. Les cas de Salvador Allende au Chili, du « Front Islamique du salut » en Algérie, Jean B. Aristide en Haïti, le Hamas en Palestine, Honduras… invitent les penseurs à la réflexion concernant le futur de notre monde.

Le cas haïtien est le laboratoire indispensable permettant de comprendre l’affermissement de l’impérialisme dans la délinquance. Ayant accompli deux interventions militaires dans ce pays des caraïbes en moins d’une décennie, cela requiert une étude nécessaire pour pénétrer la nature du mal que souffre l’occident et que le peuple haïtien est en train de faire les frais. Car l’impérialisme n’arrive plus à respecter sa propre doctrine que, hier encore la présentait comme les prémices indispensables à l’évolution de l’homme du présent et du futur. 16 décembre 1990, des élections honnêtes furent organisées en Haïti. L’international, comme une seule voix salua le succès fulgurant de ces joutes qui portèrent un adepte de la théologie de la libération au pouvoir. 7 sept mois plus tard, il fut renversé par un coup d’état ayant fait plus de 5000 tués, dont nous venons de commémorer les 20 ans. Reelu en 2001, Jean B. Aristide fut encore victime d’un autre coup d’état. Cette fois-ci, l’impérialiste américain allié au français fit son apparition sans masques pour arrêter manu militari et embarquer le président légitime dans un avion militaire pour l’Afrique. C'est-à-dire loin du théâtre politique haïtien. Pendant 7 ans, des valets défilent au pouvoir répondant simplement aux dictées du cercle impérialiste élargi, dont le Brésil, le dernier bourreau du peuple haïtien. L’impérialisme est hypocrite, sinon, il se déclarerait en faillite et remet les renes du pouvoir aux alternatives populaires. Parler ainsi, c’est mal connaître l’histoire de l’humanité. Au contraire, il préfère déclarer d’autres guerres mondiales pour continuer l’agonie de l’homme.

Il y a des observateurs haïtiens qui, confus dans leurs réflexions, estiment que les Etats-Unis règlent un problème spécial avec Haïti. Si apparemment cette lecture fait du sens, par contre elle néglige toute une série d’événements politiques macabres inhérents à l’évolution de l’impérialisme à travers l’histoire. Son objectif est de subjuguer l’homme dans sa totalité. Le problème ne se pose pas en termes de peuple, c’est une doctrine globale qui ambitionne de tout contrôler en multipliant les victimes. L’état d’Haïti est souffre-douleur du même système qui a endeuillé les peuples du Panama, Chili, Iran, Panama, Honduras, Libye, Irak, Palestine etc. C’est pourquoi, qu’à coté des luttes nationales, aujourd’hui il faut une mobilisation internationale de soutien aux peuples en rébellion. L’impérialisme, de par nature, est global. Il est affecté par une sorte de luxure subjuguée à un appétit insatiable de ressources de toutes sortes, territorial, matières premières, mines, cerveaux…Haïti est un autre martyr. Cependant, l’impérialisme, dans sa course effrénée, tient bien compte des réalités socio-historiques de chaque peuple en particulier. Ceci est basé sur l’ensemble des prouesses accomplies, les faits d’armes, les révolutions, les réalisations, les mouvements culturels et idéologiques. Ce qui vérifie la théorie dite de « manifest destiny ». Donc, Haïti peut être frappée durement, à cause du triomphe de la première révolution anty colonialiste, anty esclavagiste et anty raciste dans le monde. A part quoi, les peuples Libyen, Irakien, Palestinien, Cubain…connaissent les mêmes sorts que ceux d’Haïti, donc la violence et l’hypocrisie sortent des entrailles de l’impérialisme.

   
 

Bill Clinton, l’ancien président américain, est l’agent spécial de l’impérialisme en Haïti.
 

 

Bill Clinton, l’ancien président américain, est l’agent spécial de l’impérialisme en Haïti. Il a non seulement choisi Michel Martelly comme président, il le conseille, nomme ses ministres et premier ministre, rédige ses textes et, quand l’assistance ne se met pas debout pour acclamer son poulain, il le fait lui-même en bon Pom-pom girl. Comme ce fut le cas le 19 septembre 2011 dernier à New York, lorsqu’il eut à déclarer, devant un public d’hommes et femmes riches, qu’il avait « attendu 30 ans pour entendre, enfin, un chef d’état haïtien définir avec autant de convictions et de minuties les priorités de son pays ». Si on ne connaissait pas l’orientation sexuelle prouvée de Bill Clinton, notamment à travers l’affaire de Monica Lewinsky, on pourrait interpréter ses excès de zèle comme quelqu’un qui a « les yeux de chimene » pour Martelly.

Le professeur américain de sciences politiques, Thomas R. Dye, définit la politique « comme l’étude de qui est bénéficiaire de quoi, quand et comment ». Donc, l’implication de Bill Clinton dans les affaires politiques haïtiennes sous forme d’humanitarisme est en contradiction avec la « real politic ». Il joue magistralement au « maître blanc » détenant les clés du paradis permettant aux « negres » d’accéder au développement économique, progrès social et technologique. Comme tout envahisseur, Clinton s’est fait entourer des bourgeois du secteur des affaires et conservateurs de la classe politique haïtienne. Cela donne une idée de l’objectif du monsieur. La vérité est que rien ne se fait pour rien.

Au cours de l’année 2006, Renu Mehta, une autre riche de la classe dominante anglaise organisa un « fund raising », réunissant des super riches du monde, pour recueillir de l’argent dans le but de faire avancer la cause charitable. Bill Clinton fut retenu comme « keynote speaker ». Les riches donnèrent jusqu'à 1.5 million de dollars à cette occasion. Cependant, on tira 450.000 dollars de cette somme pour payer les sacrés services de l’ancien président américain. Une certaine frange de la presse parvenant à être au courant de cette somme versée à Clinton, cria au scandale. Apres les activités, l’organisatrice, madame Renu Mehta eut à déclarer ce qui suit pour calmer les esprits et se blanchir elle-même: « Nous faisions de la charité, il ne viendrait pas si nous ne lui avions pas payé cette somme » ; elle poursuivit pour ajouter que : « Si nous étions chargé moins, nous pourrions donner beaucoup plus ». L’engagement de Clinton en Haïti mérite d’être interrogé et, il y a des rumeurs persistantes qui circulent à Port-au-Prince, comme quoi sa fille, Chelsea Clinton, aurait occupé une fonction au sein de la commission intérimaire pour la reconstruction, CICR, que co-préside Mr Clinton. Toutefois, à côté de ces intérêts mercantiles, il y a d’autres raisons qui sont liées à la politique hégémonique de l’empire dans l’hémisphère qu’il faut considérer aussi.

Si on fait une brève analyse du paysage politique au niveau de l’hémisphère américain, on constate ipso facto l’existence d’une rébellion à faible intensité en vue d’une reformulation de la donne politique au niveau régional. Cette nouvelle réalité politique et sociale est agitée par des organisations et leaders de gauche dont l’objectif est de rapatrier les décisions politiques et économiques liées à leurs destins de peuple. L’impérialisme ne chôme pas, il veut renverser la tendance citoyenne en progression dans le monde, plus particulièrement en Amérique Latine.

Entre-temps, les massacres se poursuivent. Plus de 100.000 morts en Libye, pour la dernière sortie guerrière en date, la destruction du pays est totale, en particulier Tripoli, la capitale. Le peuple Libyen, sous couvert de la démocratie, fait marche arrière. L’impérialisme ne laisse d’autres choix aux peuples que l’affrontement. Libération ou la mort !

   
 

 La résistance reste la seule option viable pour contrecarrer la marche impériale.

 

Entre-temps les propagandes se multiplient pour dissuader les citoyens d’adopter des mesures radicales. Si pendant la guerre froide, le slogan assassin etait l’épithète de communiste, aujourd’hui le mot magique est terroriste. Il faut toujours manipuler l’opinion publique autour des thèmes d’effroi pour s’assurer de leur participation dans le massacre. La violence symbolique engendre toujours la férocité meurtrière. Le 21e siècle a été mal débuté. L’alibi fondamental dont avait besoin l’impérialisme lui a été fourni dans l’attentat du 11 septembre 2001. Dans l’intervalle, on procède au désarmement virtuel et réel de tous les citoyens sous la rubrique de lutte anty terroristes. Si tous les marchés des pays occidentaux sont libres, à l’exception du marché des armes, il est monopolisé par les impérialistes.

Cette phase de délinquance de l’impérialisme est la plus dangereuse. Toutes les autres options se tuent pour faire émerger la dialectique des armes. De l’autre cote, il y a les mouvements citoyens mondiaux qui symbolisent l’espoir et le futur de l’humanité et qui ne chôment plus. D’où la nécessite de lutter pour réduire le fosse qui sépare la presse indépendante de celle des riches afin de rééquilibrer la balance de la lutte psychologique. La résistance reste la seule option viable pour contrecarrer la marche impériale, surtout en ce temps précis de délinquance.
 


JOEL LEON

 

 
bloc_b_g Ajouté le Samedi 10 décembre 2011 à 13:40 par admin - (suite... | Aucun commentaire) bloc_b_d

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