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Savoir écouter, c'est posséder, outre le sien, le cerveau des autres. Léonard de Vinci Citations... |
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L’université Henry Christophe est un acte reparatoire aux victimes du |
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L’université
Henry Christophe est un acte reparatoire aux victimes du massacre de
1937
Par Joël Léon
L’inauguration du campus universitaire
Henry
Christophe dans la localité de Limonade, dans le département du nord,
suscite beaucoup de controverses. Pour certains, il s’agit d’un acte
humanitaire désintéressé de l’état Dominicain a celui d’Haïti qui se
trouve en grandes difficultés après le séisme meurtrier qui ravagea le pays en 2010, dont nous
venons de commémorer les deux ans. Pour eux, cette action se situe dans
la logique d’échange et de solidarité sud/sud qui, ces derniers temps
est sur toutes les lèvres en Haïti. Pour d’autres, il s’agit tout
simplement d’un acte d’humiliation de la part de la république
Dominicaine, un pays qu’Haïti occupa pendant plus de 21 ans. Ils le
qualifient « d’université de la honte ». En réalité, de quoi s’agit il ?
L’animosité de
la république Dominicaine à l’endroit d’Haïti est largement documentée.
Des livres sont publiés à ce propos, des documentaires sont montés, des
centaines d’articles sont publiés et des centaines de reportages qui
décrivent les relations dégradantes entre les deux pays.
Personnellement, c’est un sujet qui m’a toujours fasciné. J’ai déjà
produit plus de 4 papiers sur cette matière, sans compter les
interventions publiques, radiophoniques et discussions sur le web.
Donc, j’ai une certaine maîtrise en ce domaine.
D’abord il y a les rancoeurs historiques qui aveuglent
l’élite intellectuelle Dominicaine. En 1822, Jean Pierre Boyer, le
nouveau président d’Haïti envahit
et occupa la partie Est de l’Ile, sur la demande expresse des habitants
de la partie de l’Est, jusqu'à son départ en 1843. A noter que cette
occupation a eu lieu sans le tir d’un coup de feu, cela dit qu’un
secteur dominant de la vie publique dominicaine voulait la présence
haïtienne sur leur territoire. Pendant ces 21 ans, les universités en
Dominicaine furent fermées et un climat de répression avait été
entretenu dans le pays. Les intellectuels dominicains, toutes tendances
confondues, ont unanimement qualifié ce règne comme obscurantiste et «
années perdues ». Aujourd’hui
encore, beaucoup pensent que si ce n’était à cause de ces années-la, la
Dominicaine aurait pu avoir un meilleur présent. Cette interprétation
de l’histoire est répandue constamment dans les écoles dominicaines, à
savoir que les haïtiens sont des obscurantistes. Cette haine implacable
est transmise de génération en génération.
Rafael Léonidas Trujillo, l’ancien dictateur dominicain,
se basa sur cette rancœur historique pour massacrer plus de 35.000
haïtiens en 1937. Beaucoup de compatriotes haïtiens pensent et, a juste
titre, que la construction de ce centre universitaire est un acte de
réparation et de justice a l’endroit des frères et sœurs assassinés
lors de ce carnage. Et, ils croient fermement que l’université devrait
porter un nom approprié aux victimes du génocide, surtout lorsqu’on
considère que l’accord de réparation conclu entre les gouvernements
haïtien et dominicain, sous l’œil bienveillant du président américain
Franklin D. Roosevelt, pour que Trujillo verse 750.000 dollars aux
parents des victimes n’a jamais été honore. Donc, la construction de
l’université Henry Christophe n’est pas un acte humanitaire, mais une
dette historique a l’endroit du peuple haïtien.
Il y a un autre aspect dans le geste du président Leonel Fernandez qui
mérite d’être pris en compte. On se souvient du débarquement des
soldats français dans le nord du pays, particulièrement au Cap-Haïtien. Cette ville martyre et de grande
prouesse, qui poussa Rochambeau à répondre aux critiques de Napoléon,
s’agissant de l’armée Indigène, qu’il était entrain de faire la guerre
au groupe le plus supérieur de l’Afrique noire. En traversant «
barrière bouteille » en 2004, l’armée française compte altérer
l’histoire. Effacer la cinglante défaite qu’elle avait subie 200 ans de
cela. Les Américains font de même à propos de la guerre contre le
Vietnam. À travers des films cinématographiques comme Rambo etc. Ils
veulent endiguer le spectre de la défaite qui traumatise toujours
l’armée américaine. C’est ce que Pierre Bourdieu a qualifié de «
violence symbolique ». Une disposition à faire passer l’arbitraire
comme légitime, la laideur pour de la beauté.
Par l’octroi d’un centre universitaire, les dominicains
entendent prendre leur revanche sur l’histoire. Ils veulent exhiber à
la face du monde leurs supériorités de peuple et de race. Parce qu’il y
a tant d’autres domaines que les dominicains pouvent aider, pourquoi un
centre universitaire ?
Je pense que Jacques Stephen Alexis, l’auteur de « compère
général soleil » serait d’accord avec moi dans ma tentative de déceler
la signification du geste de l’état dominicain.
Ceux qui
pensent que le don de l’université Henry Christophe à Haïti est un
geste innocent doivent se rappeler d’une chose. Depuis la dernière
tentative de Faustin Soulouque en 1858 de reprendre sous contrôle la
partie Est de l’Ile, Haïti n’a jamais commis aucun acte d’hostilité
vis-à-vis des dominicains. De leurs cotés, ils ne cessent de comploter
contre les haïtiens.
A commencer le tracé frontalier de 1919, qui accorda les deux tiers de
l’Ile aux dominicains au détriment des haïtiens. Les américains furent
les artisans de ce traité soi-disant inspiré de celui de Ryswick de
1697. A cette époque les deux états
qui composent l’Ile subissaient l’occupation américaine. Donc, ce
traité est invalide du fait de l’influence d’un corps étranger dans
l’affaire, c'est-à-dire le président américain de l’epoque. L’Ile doit
être séparée en deux moities égales, point barre!
En ce sens, si Leonel Fernandez veut inaugurer une
nouvelle ère dans les relations entre les deux pays, Il doit
nécessairement poser des actions concrètes en ce sens :
1-
Entrer
en négociation avec les autorités constituées de l’état haïtien pour un
nouveau tracé frontalier, celle de 1919 ayant été défavorable à la
partie haïtienne. Celle imposé par les Américains est injuste et ne
reflète pas les intérêts des deux peuples.
2-
Déclarer
la boucherie de 1937 un génocide et entreprendre le processus de
réparation financière à raison de 1 million de dollars par victime,
sous contrôle d’organisations liées aux intérêts des masses populaires.
3-
Mettre
fin a la campagne raciste contre Haïti que les intellectuels et media
dominicains agitent froidement en Dominicaine et du même coup dénoncer
le livre de Joaquin Balaguer « l’île a l’envers » comme un instrument
raciste d’incitation a la haine épidermique.
4-
Demander
pardon au peuple haïtien. . De la même façon que l’église Catholique a
imploré le pardon aux Africains pour sa participation dans la traite
negriere et aux juifs a cause de leur silence complice pendant le
génocide nazi durant la deuxième guerre mondiale. Ce sera justice
rendue !
5-
Octroyer
de la nationalité dominicaine aux haïtiens qui sont nés sur le
territoire dominicain et qui désirent l’acquérir. Entreprendre une
campagne d’éducation civique contre la xénophobie sur tout le
territoire national pendant 3 ans tout en admettant leur culpabilité.
6-
Mettre
fin a la politique de déstabilisation politique, économique et
culturelle d’Haïti. Depuis 1986, l’état dominicain participe à tout
mouvement réactionnaire, anty haïtien de déstabilisation mis en place
par des « haitiens-etrangers » assoiffés de pouvoir. Comme
illustration, on peut citer les deux coups d’état de 1991 et de 2004.
Aux nantis du
pays qui préfèrent dépenser des millions de dollars envoyer leurs
enfants étudier dans les grandes capitales occidentale, nous disons :
honte a vous (« shame on you »). C’est aussi le moment pour que les
bourgeois haïtiens prennent conscience de leur mission historique de
classe. C'est-à-dire, doter le pays des infrastructures adéquates
assurant la haute valeur éducative et la dignité du « premier épître
negre indépendant du monde ».
En termes de
conclusion, le don de l’université Henry Christophe est une honte
nationale, mais un outil utile a la nation !
Joël
Léon
Notes :
Joaquin
Balaguer, ancien président dominicain eut à écrire « l’île à l’envers
», un livre très controversé mais illustrant clairement la haine
nationale. Ce bouquin fut pendant longtemps « la Bible » d’une grande
partie de l’intelligentsia dominicaine qui l’utilisa a des gains
racistes et politiciens.
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Ajouté le Dimanche 22 janvier 2012 à 13:46 par admin - (suite... | Aucun commentaire) |
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LE DRAME HAITIEN SE POURSUIT EN 2012 |
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LE DRAME HAITIEN SE POURSUIT EN 2012
« Le premier devoir du chef est d’être aimé
sans séduire.
Etre aimé
sans Séduire, même soi »
André Malraux (l’espoir) |
Par Joël Léon
Même les plus optimistes des haïtiens s’alarment dramatiquement sur la
direction que prend le pays. La planification des festivités de fin
d’année du gouvernement renverse les dernières illusions d’un miracle
de la part du président Michel Martelly. Aucun chef d’état haïtien n’a
jamais été aussi gaspilleur des caisses publiques. Se croyant toujours
en campagne électorale, il promet et distribue de l’argent à tous ceux
qui l’acclament. Probablement, c’est le réflexe de chanteur de jazz qui
incarne en lui cette faiblesse de se sentir admiré. Ce besoin perpétuel
de la gloire. Le cas le plus aberrant est celui auquel il récompensa un
partisan qui brandissait une pancarte demandant à la presse de ne pas
rapporter les faits qui sont défavorables au président. Cet acte est
révoltant et concorde avec ceux qui religieusement mettent en garde
l’opinion publique contre la tendance dictatoriale du pouvoir.
Aujourd’hui encore, il harangue la foule pendant qu’il faudrait
expliquer les actions gouvernementales. C’est un président hors la loi
qui embarrasse ses conseillers.
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Confus et perdu
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Il est confus et perdu. Donc, un autre
rendez-vous manqué est à l’horizon. L’année 2012 a mal commencé!
Premier janvier 2012 vient de marquer les 208 ans d’histoire du peuple
fier d’Haïti. C’était un moment spécial, ou le chef de l’état, à
travers un discours digne de ce nom, devrait renforcer la conviction
populaire de faire face à l’adversité d’aujourd’hui. Tout chef d’état
responsable profiterait de ce jour mémorable pour raffermir la foi des
fils et filles du pays dans un demain meilleur. C’était l’occasion de
plaidoyer en faveur de l’unité historique du peuple haïtien pour
pouvoir mieux affronter les défis du monde d’aujourd’hui. Comme un
vulgaire personnage, il se lance dans de vulgaires diatribes pour
cacher son effroi. Le président a peur.
D’après une source proche du pouvoir, le président est passé de l’étape
d’agressivité puérile à la frayeur. Depuis l’arrestation arbitraire du
député en exercice, Armel Bélisaire, Martelly est frappé d’une crise
psychologique teintée de paranoïa qui prend la forme d’une dépendance
accrue de ses conseillers. Le président a perdu la grande confiance de
soi avec laquelle il avait commencé son mandat. Il est devenu ennuyeux,
à un point tel que certains conseillers cherchent parfois à l’éviter.
L’homme est pris dans son propre piège. La rentrée parlementaire du
deuxième lundi du mois de janvier, représente pour lui un cauchemar.
Les députés qui sont toujours en vacance depuis quelques mois ne sont
pas toujours disponibles à trouver. Martelly fait appel à ses
principaux alliés politiques, notamment « l’animal
politique » du sud-est, le sénateur Joseph Lambert
pour l’aider à désamorcer la menace de faire exploser son gouvernement.
Celui-ci à son tour fait du marchandage politique en exigeant des
postes de directions générales et diplomatiques.
Le Jeudi 5 janvier 2010, d’après radio « vision
2000 » et confirmé plus tard par le sénateur Lambert, le
président s’était précipité sans rendez-vous dans la résidence privée
de celui-ci. Selon ce dernier, le président l’appela 5 minutes avant
pour annoncer son arrivée. Apparemment, ce devrait être une visite
« amicale » ou de « courtoisie ».
Par contre les analystes politiques n’interprètent pas cette démarche
comme innocente. D’abord, pourquoi le sénateur Joseph
Lambert ? Rappelons que cet homme est l’influent dirigeant du
parti INITE et leader d’un puissant bloc politique au sénat de la
république. A noter aussi, que ce parti fait partie du gouvernement.
Sénateur Lambert ne va pas révéler la teneur des discussions qui ont
duré deux heures avec le président, mais le bon sens laisse
comprendre que cette rencontre a été hautement politique.
Cette visite précipitée est venue corroborer les informations qui
circulaient à Port-au-Prince sur le climat d’instabilité proche de la
panique qui existe au palais national. D’après une source digne de foi,
le président dort très peu, il boit constamment. Il est toujours sous
influence. Les membres du gouvernement sont tous dans la confusion. On
ne peut plus parler d’équipe gouvernementale. Toutefois, ils essaient
de présenter une apparence unitaire au public. George Michel, ancien
constituant réactionnaire et farouche partisan de l’armée putchiste,
est venu bouleverser la donne. Il exige un chambardement général, comme
si tous ceux qui étaient la autour du président avant lui, sont tous
des crétins. Cela inquiète beaucoup les gardes de la première heure. Ce
qui est plus grave, George Michel a le soutien de la première dame de
la république, Sofia Martelly. Une dame, d’après de persistantes
rumeurs, qui n’as pas froid aux yeux des qu’il s’agit de défendre son
mari.
La bourgeoisie mulâtre renforce leur position au sein du pouvoir. Les
duvaliéristes commencent à s’inquiéter et faire des prévisions sombres
dans le cas ou le pouvoir succombe totalement sous le charme des
« brasseurs d’affaires » du bord de mer. Même les
frères Mayard Paul ne sont pas épargnés. Le clan George Michel les
traite de tonneaux vides qui capitalisent sur les réalisations de leurs
pères, le feu Constantin Mayard Paul. Pas besoin de citer le nom de
Daniel Supplice, le ministre des haïtiens vivant à l’étranger, il est
de plus en plus isolé de la cuisine des grandes décisions politiques.
Il s’en est plaint beaucoup à un ami de la Floride. Cette deuxième
vague de conseillers, dont finalement on ignore le nombre exact, est
très agressive en s’appuyant sur la malheureuse affaire de la mise en
prison d’Arnel Belizaire pour se frayer une place avec fracas et
grincement de dents.
Toute cette pagaille se situe dans la lignée de la politique
traditionnelle haïtienne. Le peuple haïtien ne fait pas partie de
l’agenda de George Michel ou de Gérard Gourgues. Ce dernier est le père
de Marina Gourgues, l’actuelle secrétaire d’état de la formation
professionnelle du gouvernent. Il entend profiter de la présence de sa
fille au maximum, pour matérialiser son rêve chimérique de président
d’Haïti. Age de plus de quatre vingt ans, maître Gourgues veut marquer
sa vie politique en devenant le super conseiller présidentiel, mais il
se fait très tard. En fait, c’est la consolidation expéditive du
pouvoir personnel dans toute sa tragédie autour d’un président confus
et perdu.
Revenons au camouflet du premier janvier 2012. Michel Martelly, après
avoir lu le discours officiel, en fait très moyen, réalisant qu’il
n’avait rien dit de substantiel, additionna son discours d’une harangue
coutumière de campagne électorale. En observant ses expressions
corporelles, j’avais déjà eu la certitude que quelque part il est
entrain de vivre un drame profond. Ce n’était pas la même fluidité des
mots d’autrefois. Les paroles désertent l’homme. Visiblement, le fils
de la « république de petionville » qui
vocifère, a son esprit ailleurs. Il est troublé, mais il harangue
continuellement à défaut de contenir la rentrée parlementaire. C’est
alors que j’ai compris que l’homme vit dans la tourmente de
l’incertitude du mois de janvier. Comme une bête
piégée, il se débrouille. Son plus grand problème, c’est que
l’armée d’Haïti n’est plus. L’international ne veut pas d’armée, il est
empêtré. C’est pour cette raison qu´ il a gaspillé 400 millions de
gourdes pour financer les fêtes de fin d’année.
L’objectif poursuivi, avec ces folles dépenses de l’argent des
contribuables, est d’anticiper un éventuel vote défavorable des
députés. Jusqu’au moment ou j’écris ce papier, Joseph Lambert fait
toujours du marchandage politique mais avec ses deux mains vides, il ne
rassure personne. Les blocs politiques sont en lambeau à la chambre
basse, chaque député ayant sa conscience comme maître. L’enquête de la
chambre basse sur l’affaire d’Arnel Bélisaire poursuit tranquillement
son chemin. C’est une stratégie à deux têtes. Premièrement, elle
consiste à s’acheter des députés comme de petits pains. En cas d’échec
de cette politique, le pouvoir s’appuiera sur les mairies des villes et
les délégations départementales. Deuxièmement, le pouvoir se prépare à
donner une réponse politique de grande envergure au cas où les députés
deviennent intransigeants. Dans ce scénario, les mairies et les
délégations seront grassement payées pour remplir les artères des
grandes villes de manifestants proches du pouvoir. Donc, le drame
haïtien se poursuit en cette nouvelle année de 2012.
Au contraire, en guise de se lancer dans des diatribes, Martelly
devrait faire appel à l’âme nationale pour préserver le pays d’une
autre crise de trop. S’exprimer avec honnêteté et passion en admettant
ses erreurs et demander une chance, pourrait l’aider à surmonter la
crise. Non, il est « sweet micky », il faut
punir le peuple haïtien encore une autre fois.
Le sénateur du nord,
Moise Jean Charles, fait augmenter la pression avec ses révélations
fracassantes à propos de la multiplicité de nationalités des membres du
gouvernement. Incluant le président lui-même. En ce sens, si le
gouvernement arrive à passer le cap des députés, il faudra braver les
déclarations de l’honorable sénateur Moise Jean-Charles au grand corps.
Celui-ci eut à déclarer haut et fort dans le micro du journaliste Edens
Débat, que Joseph Lambert est un général sans troupes. Donc, cette fois
le sénateur est dans l’impossibilité de dédouaner le président de la
république. Partout, le danger est la. Il est permanent.
Cela donne une idée de la complexité de l’exercice du pouvoir en Haïti.
Désormais, on se calme avant de se lancer dans des jugements fallacieux
de la gestion d’un chef d’état en fonction. C’est la « real
politique ». Un défi auquel on n’échappe jamais. Parce que
l’orgueil l’a toujours conquis sur la rationalité dans ce pays. L’année
vient de commencer, et voici qu’elle est déjà puante. Le président est
un homme en perpétuelle campagne electorale. Les députés entendent
faire l’histoire. Moise Jean-Charles fait monter les enchères avec
l’affaire de multiples nationalités. Le drame haïtien se poursuit.
Joël Léon
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Ajouté le Lundi 16 janvier 2012 à 21:44 par admin - (suite... | Aucun commentaire) |
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DEVANT LA BARBARIE DES RICHES... |
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DEVANT LA BARBARIE DES
RICHES, LA
REPONSE EST L’UNITE POPULAIRE
"La seule façon
d'en sortir est de mettre la loi mondiale au-dessus des
gouvernements, donc de faire cette loi, donc de disposer d'un
parlement, donc de constituer ce parlement au moyen d'élections
mondiales auxquelles participeront tous les peuples".
Albert CAMUS
Par Joël Léon
Les fils et
filles des deux siècles de violence capitaliste à l’échelle
planétaire sont condamnés à s’unir pour retrouver leurs
humanités violées et volées. Au fur et à mesure que les «
maîtres du monde » intensifient leurs pratiques violentes contre
les peuples du monde, en particulier ceux de la périphérie, le
grand réveil s’impose avec plus de détermination et fierté.
Nous vivons dans un monde
entièrement convulsé. Attisé par
les dirigeants et agents impérialistes impatients d’exercer un
contrôle total sur tous les hommes et toutes les femmes, les
richesses de toutes sortes et surtout la façon de penser ou de
concevoir les diverses réalités complexes qui meuvent le monde. A
un certain degré élevé de développement économique, social,
militaire, culturel et technologique, les dirigeants d’un empire ne
pensent qu’à renforcer sa domination à travers un temps
indéfini.
Apres les 45 ans d’affrontement idéologiques
et politique entre les deux blocs(Est West), l’occident a
soudainement eu le dessus au début des années 90. Depuis lors, les
observateurs ne cessèrent de chercher le grand vainqueur de ce
relativement long combat impérialiste. S’agissait il de l’Europe
ou des Etats-Unis ? Après vingt ans d’affirmations hégémoniques
audacieuses, il importe d’admettre formellement la suprématie
incontestable des Etats-Unis dans la conception, définition et
l’exécution des politiques internationales.
Dans
l’un de mes articles, j’avais mentionné le système transitoire
mis en place par l’Amérique, que « commandant Marcos » avait
brillamment développe à travers le concept de « désorganisation
et réorganisation ». Période obligatoire, au cours de laquelle
l’empire se donne comme objectif de détruire les derniers vestiges
de la résistance étatique et populaire. Certains pensaient que
cette politique visait strictement les anciens « rogue states »,
c'est-à-dire le dernier carré du communisme dur, notamment la
Chine, Corée du nord, Cuba, Mongolie, Vietnam…Cette perception
limitée de la nature de l’empire, précisément dans un monde
unipolaire, allait donner lieu à la plus grande déception dans le
camp des non-alignés. L’héritier idéologique du maréchal Tito,
Slobodan Milosevic, il fut le premier à faire l’expérience de
l’épée arbitraire des vainqueurs. Il est mort d’un « infarctus
du myocarde » le 11 mars 2006, pendant que son procès battait son
plein à la Haye sous la férule de la cour pénale internationale.
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Confrontée
à une crise paradigmatique existentielle la société américaine qui
s´est nourrie au cours des derniers siècles de la souffrance des autres
peuples a enfanté un système monstrueux dans lequel les organes
d´origine démocratique comme le congrès et le Président sont devenus
des otages politiques.
Le sourire d´un bel homme, souriant, Président, ne conjurera
pas la catastrophe en cours.
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Lorsque le « statut de Rome » a été adopté le 17
juillet 1998, personne n’avait prévu qu’il allait être
l’instrument juridico diplomatique de coercition entre les mains
des puissants états pour punir les têtus. Aujourd’hui, la cour
pénale internationale mène des enquêtes sur 7 pays. Comme par
hasard, ils sont tous originaires du continent Africain. On y trouve
Charles Taylor, Laurent Bagbo…pendant que d’autres s’apprêtent
à venir grossir le nombre dans les geôles de la « cour pénale
internationale, CPI ».
D’après Peter Feaver, dans son
article : « 8 mythes à propos de la grande stratégie de l’Amérique
», dans lequel il a mis l´accent sur la politique américaine et
les objectifs fixés. La politique de « containment » due au monde
bipolaire, appliquée pendant toute la période de la guerre froide
n’est plus en force depuis 1989. S’il y a eu une période de
tâtonnement, c’était du au fait que les occidentaux eurent été
pris au dépourvu par le déroulement rapide des événements
conduisant à la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 et de
l’éclatement soudain de l’URSS. Mais depuis l’année 1992, la
stratégie a été conceptualisée et définie par les néo
conservateurs du parti républicain, dont Paul Wolfowitz et Dick
Cheney. En 2001, elle était déjà prête à mettre en application
avec l’arrivée de George Bush au pouvoir.
L’essence
de la conception américaine de la politique internationale est
réduite à sa plus simple expression. Elle est synthétisée ainsi «
De s’assurer qu’aucune puissance rivale s’émerge en Europe de
l’Ouest, l’Asie et les anciens territoires de l’URSS ». Quant
au continent américain il est reste dans la stratégie originelle de
la « doctrine de Monroe ». Pour atteindre cet objectif, il faut une
haute capacité militaire supérieur aux besoins réels afin de
dissuader toute rivalité entre les puissances occidentales et
hostilité de la part des états jugés inamicaux. L’événement
favorable à cet agenda allait se produire le 11 septembre 2001,
l’attaque contre les tours jumelles et le Pentagon.
Les
guerres intempestives que connurent l’Europe au cours des siècles
passés représentent un danger qu’il faut absolument anticiper.
Tant bien que mal, l’Europe n’a pas été troublée par des
conflits meurtriers depuis plus de 60 ans, à l’exception des
bombardements de Belgrade en 1999. Donc, plus d’un demi siècle
sans conflits militaires d’envergure renforce le calcul stratégique
de domination sans recourir à la force brutale au sein des pays
occidentaux. Pour y arriver, l’Amérique entend distribuer les
richesses conquises entre eux, en ajoutant sur la liste puissances
états émergeantes de l’Asie et de l’Amérique Latine. Cependant l’aspect
militaire restera la chasse gardée des
Etats-Unis et conserveront la plus grande part du butin.
Sur le plan économique, la stratégie est d’imposer les lois du
marché à tous les peuples à travers la globalisation. Donc, un
monde financièrement et économiquement uniforme renforcera
l’uni-polarité actuelle.
Sur le plan culturel et
social, la promotion des idées démocratiques à travers le monde.
Partout, on aura au pouvoir des dirigeants acquis à la cause de
l’empire, car il sera presque impossible aux responsables
progressistes d’accéder à de hautes fonctions d’état.
Le paradigme « noir et blanc » américain favorise les grands
états qui ont déjà atteint un certain degré de développement
économique et de progrès social. L’aspect fondamental des
relations internationales tend à consolider la domination déjà
effective où en espace de conquête, donc le statu quo. C’est
ainsi que les peuples du tiers-monde resteront les victimes
perpétuelles des politiques impériales, car sa quintessence
existentielle est d’exercer son autorité sur les plus faibles. En
ce sens, il n’y aura jamais de réconciliation entre les puissants
états et ceux affaiblis. Seul un monde libre de tout empire
apportera l’équilibre indispensable à la justice, fraternité et
égalité aux peuples.
Depuis les « traités de
Westphalie » de 1648, les relations internationales ne cessent
d’évoluer dans le sens d’un équilibre mondial pour éviter les
conflits inter étatiques, voir intra-étatiques. Près de cinq
siècles après, les avancées se révèlent très fragiles. Au
contraire, le début du 21e siècle est fortement marqué par un
recul notable dans les relations opposant les nations entre elles. La
paix internationale n’a jamais été aussi menacée depuis la
seconde guerre mondiale. Nous constatons à la reformulation de la «
politique de bloc », cependant sans un « congres de Yalta » qui
marqua la période de « containment ».
D’un côté
il y a l’offensive tout azimut de l’empire américain en accord
de solidarité avec l’Europe pour uniformiser le monde et imposer
leur suprématie culturelle, économique et militaire. De l’autre
cote il y a une alliance non ouvertement définie de certains états
contraints à la défensive, telles que : Russie, Chine, Pakistan,
Corée du nord, Biélorussie…Ils se préparent à repousser
l’assaut combiné des occidentaux.
L’état en tant
qu’organe administratif des cités reçoit des coups de masure
depuis plusieurs décennies. Les gouvernements, certains d’entre
eux sont dirigés par des patriotes ayant le sens de l’histoire,
résistent pour succomber héroïquement plus tard. L’occident est
fort, il est irrésistible. Si les présidents et chefs de
gouvernement échouent, qu’en est il des citoyens.
L’offensive des occidentaux à bombarder sans autres formes de
procès laisse entrevoir la silhouette d’un jadis géant, fuyant
les dernières heures d’une agonie certaine. Témoin du mouvement «
occupy wall street » à Philadelphia, j’ai pu vivre la
détermination des militants et aussi le niveau de formation
intellectuelle de chaque participant sur des sujets variés allant de
la crise financière au réchauffement de la planète. C’était une
université en plein air, dans la poussière, au milieu du froid,
sous la pluie et en plein cœur d’une hostilité policière très
visible. J’ai entendu un monsieur, faisant partie du club des
riches, qui exprima, pas sa rancœur de classe, mais qui opinait sur
la qualité des informations que distribuent les militants. Il est
virevolté en écoutant de gens simples, c'est-à-dire sans un
diplôme ronflant, disserter l’impasse financière américaine et
internationale avec un raisonnement d’économiste calibré. Il
s’inquiétait de la profondeur des idées étalées gratuitement à
tous. Il estime que tous ces militants et les idées qu’ils
propagent représentent un danger imminent pour la survie du système
américain, de ce fait du monde. Il conclut que tôt ou tard,
l’establishment américain doit négocier avec la contestation, ou
mater ces leaders trop bien formés avant qu’il soit trop tard.
De toute évidence, les dirigeants optent pour la
répression. Le sénat américain vient de voter « national defense
autorization act », en fait qui est clairement perçu comme un
composant indispensable à la mise en place d’un état policier.
L’armée américaine qui,
traditionnellement ne
s’impliquait
pas dans les activités internes du pays, s’est dotée de ces
nouvelles autorités illimitées allant jusqu'à détenir des
citoyens nationaux en absence de tout jugement pour des durées
indéterminées. Donc, le citoyen est devenu si dangereux qu’il
faut l’implication de l’armée pour le combattre.
D’après la nouvelle réalité internationale les guerres
asymétriques affluent et posent beaucoup plus de problèmes aux
états impérialistes que celles conventionnelles. Sa perduration
dépend du niveau d’agressivité des forces impériales à énerver
les citoyens jusqu'à l’extrême. Donc, la radicalisation et la
violence des guerres biscornues sont les conséquences du climat de
terre brûlée entretenu dans les territoires envahis ou bombardés.
Nous nous acheminons vers un temps, ou la résistance sera tout
simplement citoyenne et mondiale. Cela marquera la fin d’un monde
et la naissance d’un autre.
Joel Leon
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Ajouté le Dimanche 8 janvier 2012 à 12:10 par admin - (suite... | Aucun commentaire) |
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Dr Maryse Narcisse 16 décembre 2011 |
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Yon sèl randevou:
randevou bò tab la
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FANMI LAVALAS
Bwat Postal : 15603
Petyon-Vil, Ayiti
Email: fanmilavalas@yahoo.com
Telefòn: 38 46 75 11/ 39 10 62 74
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Jodia a nou rasanble nan
okasyon 16 dec. Nap leve pou salye yon kokenn viktwa demokratik ak
patriyotik, ki se retou Doktè Titid pami nou, Doktè Aristide ke listwa te mete
nan tèt viktwa 16 desanm nan.
Map salye nou tou nan
non lòt manm Komite Ekzekitif .
16 desanm 90,
viktwa yon pèp ki swaf jistis sosyal, viktwa yon pèp ki mennen yon konba kont
esklisyon pandan lontan
16 desanm 90, pou premye
fwa nan egzistans li kòm nasyon, peyi a konnen premye eleksyon lib, onèt e
demokratik.
16 desanm 90 se jou
limyè, lespwa chanje leta a pou bati yon lòt sosyete
Se jou rèv yon Ayiti doubout te vle tounen reyalite.
16 desanm 90-16 desanm
2011
21 lane apre kote rèv sa
a pase?
Kote bèl esperyans ki te demare ak
konkou tout patriyot nan tout kouch sosyal ki te mobilize ak pèp la pou leve
defi ki te kanpe devan nasyon an depi 200 zan ? Bèl esperyans sa a rete nan
pasay.
Anplis mizè, grangou, esklizyon,
malsite, peyi a rive pèdi dwa gwan moun li nèt ale.
21 lane ki pat fasil paske fòs ki pa
te kwè nan dwa tout ayisyen pou yo viv tankou moun, yo pat bay legen e yo
fè tout sa yo te kapab pou chanjman an pat reyisi fèt.
Men gen yen de viktwa yo pa t rive
rache nan men nou tankou dwa pou lapawòl, dwa pou nou
òganize n, dwa pou nou vote.
16 desanm 90-16 desanm
2011
21 lane : nou majè
jodi-a
Batay nou mennen, viktwa
nou ranpote, erè ke nou fè, moun nou pèdi sou chimen, tout sa se eksperyans kap
sèvi nou pou nou reprann pi byen gran ideyal Jistis sosyal, Transparans,
Patisipasyon, Diyite ak Souverènte nasyonal ke mouvman 16 desanm lan te charye.
Fanmi Lavalas rete yon
zouti ki ka jwe wol rasanblè pou dynamize mouvman Lavalas la.
Fanmi Lavalas ka
jwe wol motè men li pa ka fè l pou kòl
21 lane nou gen jodia,
se okasyon pou nou wè ki jan nou ka ansanm konstwi lidèship sa pou nou reveye
ideyal 16 desanm lan ki vivan e ki konsène lavi ak lavni tout ayisyen
Nou tout Aysyen patriyot, demokrat,
patizan lapè ak jistis sosyal, nou te fèl, nou ka fè l,
Nou ka fè l ansanm
Yon sèl nou fèb,
Ansanm nou fò,
Ansanm, ansanm nou se Lavalas
Dr Maryse Narcisse
Coordonatrice Comite Executif Fanmi Lavalas
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Ajouté le Mercredi 21 décembre 2011 à 10:16 par admin - (suite... | Aucun commentaire) |
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Déclaration de Fanmi Lavals 16 décembre 2011 |
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Yon sèl randevou:
randevou bò tab la
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FANMI LAVALAS
Bwat Postal : 15603
Petyon-Vil, Ayiti
Email: fanmilavalas@yahoo.com
Telefòn: 38 46 75 11/ 39 10 62 74
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DEKLARASYON FANMI
LAVALAS NAN OKASYON 16 DESANM 2011
Nou menm manm FANMI LAVALAS ki sòti
toupatou, nap bay tout manm Fanmi Lavalas atravè tout peyi a yon gwo kout chapo
solidarite.
Kòm se nou menm ki se pi gwo
òganizasyon nan peyi a, nap mande delegasyon ki la, mete men nou ansanm pou nou
salye tout moun nou reprezante yo ak yon gwo aplodisman.
Nou pa bliye tout viktim Fanmi an ki
soufri anpil e tout lòt ki pèdi lavi yo sou wout demokrasi a.
Jan Reprezantan Nasyonal la, Doktè
Jean-Bertrand Aristide konn di l, soufrans youn nan nou, se soufrans nou
tout.
Se ak konviksyon sa a Fanmi Lavalas
mande tout manm li yo ki kontinye ap soufri, pran kouraj, kenbe fèm paske Fanmi
Lavalas la pi rèd
Nou pwofite remèsye tout sitwayen
ayisyen ki senpatize ak kòz demokrasi a e ki kore travay ki ap fèt pou demokrasi
donnen nan peyi Dayiti.
Kit se zanmi Fanmi a ki avèk nou maten
an, kit se anpil lòt ki nan peyi a ou aletranje, Fanmi Lavalas remèsye yo pandan
lap renouvle angajman l pou li travay pou tout ayisyen sans distenksyon.
Se pou sa menm Reprezantan Nasyonal la
toujou di : Pwoblèm la se esklisyon, Solisyon an se enklisyon.
An nou fè youn pou nou repete verite
sa byen fò paske se la wout delivrans la chita : Pwoblèm la se eksklisyon,
Solisyon an se enklisyon.
Nan lespwi sa a Fanmi Lavalas
rasanble jodi a menm, jou 16 desanm 2011 la pou nou leve drapo 16 desanm 90 pi
wo.
Nou renouvle angajman nou jan Atik 5
Manman lwa Fanmi Lavalas di l pou nou tabli yon politik ki ap bon pou tout
sosyete a. Grangou pa bon pou sosyete a. Mizè pa bon pou sosyete a.
Maladi, Kolera, Dwog, Chomaj, Enjistis, Ensekirite, Kidnapin, tout sa se
kansè kap fini ak sosyete a.
16 Desanm 1990 : LAVALAS te komanse
travay pou sosyete a chanje. Jodi a 16 desanm 2011,
FANMI LAVALAS sèmante pou l kontinye bèl travay sa a pou pitit nou ak pititpitit
nou jwenn yon lòt Ayiti, ki donk yon AYITI SAN ESKLIZYON.
Pou n fini :
Nou renouvle angajman nou pou nal
òganize kongrè depatmantal ki pou debouche sou kongrè nasyonal.
FANMI LAVALAS deklare tou li pare pou
li al patisipe nan eleksyon lib sòti nan teritoryal rive nan renouvèlman 1/3
Sena.
Wè pa wè depi gen yen yon eleksyon
lib, nap ranpòte laviktwa lavalasman.
Yon sèl nou fèb
Ansanm nou fò
Ansanm, ansanm nou se Lavalas.
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Ajouté le Mercredi 21 décembre 2011 à 10:14 par admin - (suite... | Aucun commentaire) |
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A Noël… osons «DANSER AVEC LA VIE» |
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A Noël… osons « DANSER
AVEC LA VIE » !
J.-M.G. : Les Editions NESTOR (dont le siège est
en Guadeloupe) où Danser avec la vie a été publié, sont arrivées en
France. Une grande après-midi à Sarcelles près de Paris, le samedi 19 novembre
dernier, a montré la volonté de l’éditeur de faire connaître ailleurs que dans
la Caraïbe le travail de Frère Francklin ARMAND en Haïti. Mireille NICOLAS,
auteur de Danser avec la vie, a bien voulu répondre à nos questions.
M.N. :
Oui, c’est un effort méritoire. Et difficile. Car il y a sans cesse tant de
mensonges ou de non-dits sur Haïti. J’ai depuis des années l’impression que des
forces écrasantes et souvent extérieures au pays le privent de plus de lumière
et de justice. C’est pourquoi en politique comme dans l’édition les problèmes
semblent si gros. Et pourtant Haïti est unique dans sa richesse de productions
artistiques, peinture et littérature. Cela, tout le monde le sait. On connaît
moins les recherches sur le terrain et les investissements sociaux.
JMG : Est-ce pour cette raison que tu as voulu
travailler sur FFA (Frère F. Armand) ?
MN : Je n’avais pas l’outrecuidance de penser que
FFA avait besoin de moi pour se faire connaître. Il n’en reste pas moins que je
suis étonnée que ni dans son pays ni dans la diaspora haïtienne il n’a la place
qu’il mérite. Mais je crois que c’est parce qu’il dérange par sa liberté, ses
prises de position.
JMG : Veux-tu parler de convictions politiques ?
MN : Non, ce n’est pas exactement cela. FFA est un
homme d’église et il ne pense pas qu’un homme d’église doive comme on dit
« faire de la politique ». Il n’en reste pas moins qu’il sait très bien que tout
est politique et que son choix à sortir les pauvres d’une misère qu’il considère
comme indigne et révoltante mène toutes ses conduites.
JMG : Et c’est cette marche, cette démarche que tu
as voulu montrer dans Danser avec la vie ?
M.N. : Essayer de faire la biographie d’une
personne, sa vie, son œuvre surtout puisqu’elle est sa vie. Cette
recherche m’a passionnée. Il y avait déjà sur lui un livre et un film. Le
deuxième film est venu en même temps que j’achevais le livre, celui de Lise
Gantheret (du Canada), où elle dresse un parallèle entre FFA et Jacques-Stephen
Alexis. Il me semble qu’elle, comme moi, nous avons voulu montrer au ras du sol
les réalisations prodigieuses accomplies par FFA sur la terre d’Haïti. Tout en
sachant que toute l’aspiration de Francklin est verticale, ce que j’ai voulu
montrer c’est comment elle se réalise horizontalement pour le plus grand
bénéfice humain.
JMG : Oui, certaines personnes t’ont reproché que
le livre ne soit pas davantage axé sur la religion.
MN : Oh, cela a été très discret. Là-dessus, je
crois que Francklin Armand et moi, nous sommes très clairs. Nos points communs
sont énormes, la révolte devant la misère imposée, l’exigence de justice. Mais
j’ai cependant parlé religion. Le premier chapitre, par exemple. Il faut dire
que j’ai été très touchée par ce souvenir de Francklin très jeune frère qui un
soir de Noël va avoir une révélation. Qu’il doit aller au milieu des paysans si
méprisés encore en Haïti pour transformer leur quotidien.
JMG : Comment en est-il venu à te raconter cela ?
MN : Ce fut encore mieux que raconter un souvenir…
Nous étions à Pandiassou (près de Hinche), en 2007. Il pleuvait comme il sait
pleuvoir sous les Tropiques, une cataracte tiède et bruyante. Nous étions assis
sous la véranda. Et soudain je lui dis : C’est impossible que tu n’aies gardé
aucune archive ! Tu n’aurais pas même un petit bout de papier…Il part dans sa
chambre et revient avec une boîte à chaussures qui n’avait pas été ouverte
depuis longtemps. Je raconte tout cela dans le livre ; ce fut pour moi un moment
d’intense jubilation : j’ai découvert un document que je reproduis
intégralement. Sept pages. Et ô bonheur juvénile, que le premier biographe
n’avait pas découvert. J’ai vécu cette après-midi-là l’exaltation des
archéologues. Et Francklin avait lui aussi oublié ce texte. Je le lui ai relu en
entier : en ce Noël 74, il « voit » ce qu’il va mettre trente ans à
réaliser. Mais tout y est, tout est tracé. Ne reste plus qu’à le réaliser. Et
alors quel travail, quelles luttes, quelles souffrances, quels bonheurs !
JMG : Tu présentes l’œuvre accomplie comme une
sorte de métaphore. Tout Haïti peut être transformée comme il l’a fait pour
Pandiassou.
MN : Oui, et j’ai essayé de montrer par des photos
et des chiffres les réalisations. Malgré les difficultés immenses. Plusieurs
fois tout est retombé à zéro, surtout au moment des deux coups d’Etat contre le
Président Aristide, en 1991 et 2004.
JMG : Et quelles sont les réalisations les plus
spectaculaires ?
MN : Incontestablement celles des lacs
collinaires. J’ai pu inclure une interview d’un spécialiste à ce sujet. Car j’ai
voulu le livre le plus collectif possible et j’ai pu retrouver des gens qui
avaient travaillé avec Francklin à des époques différentes et qui ont bien voulu
m’apporter leurs connaissances techniques.
JMG : Ces lacs artificiels vont sûrement
bouleverser la fatalité, en Haïti comme ailleurs.
MN : Sûrement, à condition qu’on veuille bien en
prendre connaissance. Tout dernièrement à Paris, j’ai été stupéfaite une fois de
plus de constater combien de gens ne veulent pas voir ce qui se fait de
positif en Haïti. Oui, les lacs collinaires sont sûrement la réalisation la plus
prestigieuse. Moi, forcément, j’ai été encore plus touchée par tout ce qui se
rapportait aux enfants ; l’éditeur a eu le courage de mettre de nombreuses
photos dans ce livre. Et Francklin m’a donné toutes les permissions. Et je suis
surtout touchée par une photo du tout début, deux fillettes vêtues très
pauvrement ; elles sont très belles, l’une, sous son chapeau très abimé, a
l’allure d’une reine. Elle a peut-être six, sept ans. J’ai demandé à la
retrouver ; ce fut impossible ; mais j’ai eu le bonheur de voir tous les enfants
actuels de Pandiassou, dans leurs uniformes d’école bien repassés, aller à
l’école, manger à leur faim, aller au collège, au lycée et même à la faculté.
Car il y a tout cela dans le petit Pandiassou et même un hôpital, une
maternité…Et tout cela réalisé par des Haïtiens sans une ONG internationale pour
les aider…ou les encombrer…
JMG : Les encombrer ?
MN : Oui. Pour essayer d’être le plus fidèle à la
pensée de Francklin, je suis aussi dans le livre. Pour ne pas le trahir, je me
suis montrée. Discrètement mais clairement. Ce qu’il y a de formidable en FFA,
c’est qu’il sait écouter tout le monde en restant lui-même et parler avec tout
le monde, pauvres ou trop riches, sans renoncer jamais à sa liberté. Ce trait de
caractère m’a beaucoup plu.
JMG : Que peut-on souhaiter maintenant ?
MN : Dans le pays, que son travail en engendre des
myriades d’autres. Et pour le livre, qu’il soit davantage diffusé. On vient de
m’écrire qu’il n’est dans aucune librairie en Haïti. Mais souvent un livre n’est
pas en librairie, non par la faute de l’éditeur, mais parce qu’il dérange, qu’il
est à contre-courant. Il faut donc l’aider…
Merci Mireille NICOLAS !
Oui, à Noël, grâce aux éditions Nestor allons « danser
avec la vie » !
Jean-Marie GAUTHIER
Conseiller Principal
d’Education
Au LPP de Blanchet (à
Gourbeyre)
N.B. il est à noter que Willy
NESTOR projette d’aller en Haïti en mars 2012 pour y installer une antenne de
ses éditions. Puis au Canada en mai 2012 dans le même but !
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Ajouté le Mardi 20 décembre 2011 à 10:42 par admin - (suite... | Aucun commentaire) |
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La délinquance, première phase de la dégénérescence de l’impérialisme |
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La délinquance, première phase de la dégénérescence de l’impérialisme.
Par Joël Léon
L’impérialisme est entré dans la première phase de son effondrement
généralisé, que je qualifie, moi-même, de délinquance. Période au cours de
laquelle l’impérialisme n’utilise plus de masques pour s’approprier des
richesses mondiales. La violence glauque a priorité sur tous les autres moyens
pacifiques. L’ère du Cardinal Richelieu est révolue. Toutes les institutions
internationales sont transformées en une caisse de résonance guerrière,
notamment l’organisation des Nations Unies. Les états, déjà affaiblis par les
deux siècles de pratique capitaliste à outrance, sont assujettis à la reddition,
de gré ou de force. Sans oublier les crises économiques et financières
irrémédiables qui hantent les places financières mondiales, en particulier les
plus riches nations du monde occidental. La dérive morale qui accable les
sociétés capitalistes est tellement intégrale que l’occident affiche un
contraste identitaire, celui qui constituait la base même du système. Moment
historique ou les lois et institutions (Instruments) sont violées ou ignorées
systématiquement.
La deuxième invasion d’Irak a été une violation flagrante des lois
internationales. L’ONU n’avait pas autorisé l’invasion, voir l’occupation du
pays. Une coalition d’états amis et serviles fut mise sur pied en 2003 pour
matérialiser les vœux du plus grand empire mondial, à savoir le renversement du
régime inamical de Saddam Hussein. L’Irak est totalement détruit, laissant
derrière, ruines et plus de 200.000 cadavres à l’actif du peuple Irakien, et
plus de deux millions d’Irakiens réfugiés à l’étranger.
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L’armée américaine a kidnappé le président légitime, Jean
Bertrand Aristide
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Le cas d’Haïti fut encore plus scandaleux. L’armée américaine a kidnappé le
président légitime, Jean Bertrand Aristide, l’engouffra dans un avion militaire
non identifié pour l’expédier en Afrique. Cette opération fut mise en œuvre le
29 février 2004, avant même la résolution de l’ONU.
Les 6 mois de bombardement quotidien de l’OTAN contre la Libye dépassent
nettement le mandat octroyé par l’ONU à travers la résolution 1973 votée le 18
mars 2011. Il était question de protéger la population civile, supposément
menacée par le régime de Kadhafi, l’OTAN a tué 100 fois plus de civils qu’avant
les frappes aériennes, soit 100.000 âmes.
Avant, l’impérialisme respectait hypocritement les normes internationales. Il
utilisait l’armée nationale du pays pour renverser le propre gouvernement
légitime de ce pays. Ce fut le cas de Jacobo Abens du Guatemala et du
caudillisme des années 70 en Amérique Latine. Les puissances néocoloniales
opérèrent de la même façon dans le continent Africain en parachutant des
marionnettes au pouvoir, totalement dévoués à leurs intérêts. On peut citer les
cas de Mobutu Sese Seko, Omar Bongo, Jean-Bedel Bokassa etc.
Dans cette phase, que je qualifie de délinquance, l’impérialisme comme stade
suprême du capitalisme représente un danger imminent pour le futur de
l’humanité. Parce que les présidents des états occidentaux se sont transformés
en dérisoires criminels ou assassins semant le deuil partout sur la planète à la
poursuite de richesses. En ce sens, Cabral est juste lorsqu’il a déclaré que «
L’impérialisme est la piraterie transplantée des océans à la terre ferme,
piraterie réorganisée, consolidée et adaptée à l’objectif de l’exploitation des
ressources matérielles et humaines de nos peuples ».
Salvador Allende, l’ancien président du Chili populaire, compara la situation de
son pays en 1972 comme « un Vietnam en silence ». Haïti est un Irak en silence.
Un peuple qui depuis 7 ans d’occupation vit dans la peur des armes et la
permanence d’un choc psychologique. Comme partout ailleurs, les forces
d’occupation assassinent en Haïti. Des pauvres sont exécutés à cite soleil. Des
militants sont portés disparus, Lovinsky Pierre Antoine est le plus célèbre des
cas. Des centaines d’autres sont emprisonnés ou contraints à l’exil. Le cholera,
apporté par les forces d’occupation, plus spécialement par la compagnie
Népalaise, diminuent la population haïtienne depuis plus d’un an. « Les
étrangers occupent nos terres, nos rues, nos hôtels, nos plages, et aussi nos
femmes et nos jeunes hommes. L’occupation est absolue. L’impérialisme, dans son
hégémonique latitude, impose ses lois de cimetière ».
Lawrence Davidson, professeur d’histoire à l’université de west chester, de
l’état de Pennsylvanie, a exposé dans un brillant article sous le titre : «
Pourquoi nous haïssent ils », ce qui suit : « je suis arrivé à la conclusion que
les Etats-Unis, en dépit de toutes ses habilites de force (militaire), est en
décadence. Le pays va échouer pour les mêmes raisons qui ont emporté dans la
destruction les anciens empires. Ils ont échoué parce que, en dernier essor,
leurs élites deviennent illusionnistes et le peuple est maintenu dans
l’ignorance ». Le citoyen américain n’est pas conscient du rôle que joue leur
gouvernement dans l’appauvrissement d’autres peuples et l’instabilité chronique
qui frappe certaines nations.
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Depuis le 7
février 1986, Haïti a connue 9 coups d’état. |
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Comment comprendre que depuis 7 février 1986, Haïti a connue 9 coups d’état.
Tous ont été organisés dans le seul et même pays par les maîtres de Washington.
Comment une nation pareil, plongée dans cette instabilité permanente, peut-elle
arriver à atteindre le degré de production nécessaire pour subvenir aux besoins
de ses sujets. L’américain moyen, appartenant à la classe majoritaire, n’est pas
conscient de l’implication de son gouvernement dans la déstabilisation d’Haïti,
d’Iran, Libye, Venezuela, Cuba etc. Il est trop endoctriné par les informations
biaisées que diffusent les chaînes télévisions occidentales, elles qui
représentent l’arme fatale des falsificateurs de l’histoire à leurs profits
exclusifs, empêchant aux citoyens américains et européens de sortir dans le
carcan idéologique du rôle « bon berger » ou civilisateur s’octroient leurs
gouvernements. Le département d’état a fait échec à tout homme intègre qui
convoitait le pouvoir en Haïti et ayant une vision nationale. Et ceci, depuis le
premier débarquement américain en 1915. Même ceux qui entamèrent de simples
reformes socio-économiques au profit de ceux-la qui vivent en dessous du seuil
de pauvreté avec 300 dollars ou moins par année ne sont pas exclus.
Et pourtant, au moment même de la révolution française de 1789, « 20 % de la
richesse française provenaient d’Haïti. Ce pays produisit plus de 75% de sucre
dans le monde à lui seul et fut le premier producteur de coton dans le monde ».
La grande presse omet de mentionner ces chiffres qui porteraient le citoyen
lucide à s’intéresser aux causes de l’échec de la première république noire du
monde. Ainsi, il découvrirait les mains sales des Etats-Unis et de la France
directement impliquées dans la mise à sac d’Haïti.
L’impérialisme « est la dernière phase du capitalisme », ceci explique
aujourd’hui sa violence aveugle et déterminée, ainsi l’exemple des bombardements
Libyens est très révélateur. Ses ténors savent pertinemment, que son règne
dépend de la violence. Car les mensonges traditionnels sont dépassés. Il n’y a
plus de compromis possibles. Le monde d’aujourd’hui nous renvoie, par sa
violence, à 50 ans en arrière. Quand Cuba imposait son défi en plein cœur des
Caraïbes à la plus grande puissance capitaliste mondiale. La conjoncture
actuelle rappelle les années 60 quand l’Afrique vivait « l’heure des
embrasements ». En ces temps agités, Il fait beau de citer le visionnaire
Amilcar Cabral : « Pour nous, la façon la plus efficace de critiquer
l’impérialisme, quelle que soit sa forme, c’est de prendre les armes ». Il
blesse de citer encore ces propos datant de 1966, tant ils sont d’actualie. Il
n’y a pas de demi-mesure. Frantz Fanon, l’auteur de « les damnés de la terre »,
avait raison quand il définissait le néo-colonialisme comme une machine
infernale de la violence qui dévore l’homme. Le seul moyen de l’arrêter est
d’imposer une plus grande violence. Le retour à l’heure des brasiers.
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Implication du gouvernement américain dans la
déstabilisation d’Haïti, d’Iran, Libye, Venezuela, Cuba etc. Ici les chiens
de l´impérialisme commettent des crimes racistes en Libye |
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Rien n’arrête les puissances impérialistes. Le suffrage universel qui fut
considéré comme fer de lance de la propagande politique occidentale est vidée de
son contenu sacré, pour parodier Praloto. Les élus ne jouissent plus de
l’inamovibilité d’antan. Certains observateurs critiquent déjà la tenue même des
élections dans le monde. A quoi cela sert d’appeler le peuple dans ses commices,
si les sénateurs, députés, maires et présidents sortis victorieux des urnes
n’arrivent plus à terminer un mandat légitime. De la même façon qu’est banalisé
le christianisme, les élections sont aussi standardisées comme un exercice
futile. Les exemples sont trop nombreux, parler d’une crise morale sans
précédent qui frappe l’impérialisme ne fait plus l’objet de doute. Les cas de
Salvador Allende au Chili, du « Front Islamique du salut » en Algérie, Jean B.
Aristide en Haïti, le Hamas en Palestine, Honduras… invitent les penseurs à la
réflexion concernant le futur de notre monde.
Le cas haïtien est le laboratoire indispensable permettant de comprendre
l’affermissement de l’impérialisme dans la délinquance. Ayant accompli deux
interventions militaires dans ce pays des caraïbes en moins d’une décennie, cela
requiert une étude nécessaire pour pénétrer la nature du mal que souffre
l’occident et que le peuple haïtien est en train de faire les frais. Car
l’impérialisme n’arrive plus à respecter sa propre doctrine que, hier encore la
présentait comme les prémices indispensables à l’évolution de l’homme du présent
et du futur. 16 décembre 1990, des élections honnêtes furent organisées en
Haïti. L’international, comme une seule voix salua le succès fulgurant de ces
joutes qui portèrent un adepte de la théologie de la libération au pouvoir. 7
sept mois plus tard, il fut renversé par un coup d’état ayant fait plus de 5000
tués, dont nous venons de commémorer les 20 ans. Reelu en 2001, Jean B. Aristide
fut encore victime d’un autre coup d’état. Cette fois-ci, l’impérialiste
américain allié au français fit son apparition sans masques pour arrêter manu
militari et embarquer le président légitime dans un avion militaire pour
l’Afrique. C'est-à-dire loin du théâtre politique haïtien. Pendant 7 ans, des
valets défilent au pouvoir répondant simplement aux dictées du cercle
impérialiste élargi, dont le Brésil, le dernier bourreau du peuple haïtien.
L’impérialisme est hypocrite, sinon, il se déclarerait en faillite et remet les
renes du pouvoir aux alternatives populaires. Parler ainsi, c’est mal connaître
l’histoire de l’humanité. Au contraire, il préfère déclarer d’autres guerres
mondiales pour continuer l’agonie de l’homme.
Il y a des observateurs haïtiens qui, confus dans leurs réflexions, estiment
que les Etats-Unis règlent un problème spécial avec Haïti. Si apparemment cette
lecture fait du sens, par contre elle néglige toute une série d’événements
politiques macabres inhérents à l’évolution de l’impérialisme à travers
l’histoire. Son objectif est de subjuguer l’homme dans sa totalité. Le problème
ne se pose pas en termes de peuple, c’est une doctrine globale qui ambitionne de
tout contrôler en multipliant les victimes. L’état d’Haïti est souffre-douleur
du même système qui a endeuillé les peuples du Panama, Chili, Iran, Panama,
Honduras, Libye, Irak, Palestine etc. C’est pourquoi, qu’à coté des luttes
nationales, aujourd’hui il faut une mobilisation internationale de soutien aux
peuples en rébellion. L’impérialisme, de par nature, est global. Il est affecté
par une sorte de luxure subjuguée à un appétit insatiable de ressources de
toutes sortes, territorial, matières premières, mines, cerveaux…Haïti est un
autre martyr. Cependant, l’impérialisme, dans sa course effrénée, tient bien
compte des réalités socio-historiques de chaque peuple en particulier. Ceci est
basé sur l’ensemble des prouesses accomplies, les faits d’armes, les
révolutions, les réalisations, les mouvements culturels et idéologiques. Ce qui
vérifie la théorie dite de « manifest destiny ». Donc, Haïti peut être frappée
durement, à cause du triomphe de la première révolution anty colonialiste, anty
esclavagiste et anty raciste dans le monde. A part quoi, les peuples Libyen,
Irakien, Palestinien, Cubain…connaissent les mêmes sorts que ceux d’Haïti, donc
la violence et l’hypocrisie sortent des entrailles de l’impérialisme.
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Bill Clinton, l’ancien président américain, est l’agent
spécial de l’impérialisme en Haïti.
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Bill Clinton, l’ancien président américain, est l’agent spécial de
l’impérialisme en Haïti. Il a non seulement choisi Michel Martelly comme
président, il le conseille, nomme ses ministres et premier ministre, rédige ses
textes et, quand l’assistance ne se met pas debout pour acclamer son poulain, il
le fait lui-même en bon Pom-pom girl. Comme ce fut le cas le 19 septembre 2011
dernier à New York, lorsqu’il eut à déclarer, devant un public d’hommes et
femmes riches, qu’il avait « attendu 30 ans pour entendre, enfin, un chef d’état
haïtien définir avec autant de convictions et de minuties les priorités de son
pays ». Si on ne connaissait pas l’orientation sexuelle prouvée de Bill Clinton,
notamment à travers l’affaire de Monica Lewinsky, on pourrait interpréter ses
excès de zèle comme quelqu’un qui a « les yeux de chimene » pour Martelly.
Le professeur américain de sciences politiques, Thomas R. Dye, définit la
politique « comme l’étude de qui est bénéficiaire de quoi, quand et comment ».
Donc, l’implication de Bill Clinton dans les affaires politiques haïtiennes sous
forme d’humanitarisme est en contradiction avec la « real politic ». Il joue
magistralement au « maître blanc » détenant les clés du paradis permettant aux «
negres » d’accéder au développement économique, progrès social et technologique.
Comme tout envahisseur, Clinton s’est fait entourer des bourgeois du secteur des
affaires et conservateurs de la classe politique haïtienne. Cela donne une idée
de l’objectif du monsieur. La vérité est que rien ne se fait pour rien.
Au cours de l’année 2006, Renu Mehta, une autre riche de la classe dominante
anglaise organisa un « fund raising », réunissant des super riches du monde,
pour recueillir de l’argent dans le but de faire avancer la cause charitable.
Bill Clinton fut retenu comme « keynote speaker ». Les riches donnèrent jusqu'à
1.5 million de dollars à cette occasion. Cependant, on tira 450.000 dollars de
cette somme pour payer les sacrés services de l’ancien président américain. Une
certaine frange de la presse parvenant à être au courant de cette somme versée à
Clinton, cria au scandale. Apres les activités, l’organisatrice, madame Renu
Mehta eut à déclarer ce qui suit pour calmer les esprits et se blanchir
elle-même: « Nous faisions de la charité, il ne viendrait pas si nous ne lui
avions pas payé cette somme » ; elle poursuivit pour ajouter que : « Si nous
étions chargé moins, nous pourrions donner beaucoup plus ». L’engagement de
Clinton en Haïti mérite d’être interrogé et, il y a des rumeurs persistantes qui
circulent à Port-au-Prince, comme quoi sa fille, Chelsea Clinton, aurait occupé
une fonction au sein de la commission intérimaire pour la reconstruction, CICR,
que co-préside Mr Clinton. Toutefois, à côté de ces intérêts mercantiles, il y a
d’autres raisons qui sont liées à la politique hégémonique de l’empire dans
l’hémisphère qu’il faut considérer aussi.
Si on fait une brève analyse du paysage politique au niveau de l’hémisphère
américain, on constate ipso facto l’existence d’une rébellion à faible intensité
en vue d’une reformulation de la donne politique au niveau régional. Cette
nouvelle réalité politique et sociale est agitée par des organisations et
leaders de gauche dont l’objectif est de rapatrier les décisions politiques et
économiques liées à leurs destins de peuple. L’impérialisme ne chôme pas, il
veut renverser la tendance citoyenne en progression dans le monde, plus
particulièrement en Amérique Latine.
Entre-temps, les massacres se poursuivent. Plus de 100.000 morts en Libye,
pour la dernière sortie guerrière en date, la destruction du pays est totale, en
particulier Tripoli, la capitale. Le peuple Libyen, sous couvert de la
démocratie, fait marche arrière. L’impérialisme ne laisse d’autres choix aux
peuples que l’affrontement. Libération ou la mort !
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La résistance reste la seule option viable pour
contrecarrer la marche impériale. |
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Entre-temps les propagandes se multiplient pour dissuader les citoyens
d’adopter des mesures radicales. Si pendant la guerre froide, le slogan assassin
etait l’épithète de communiste, aujourd’hui le mot magique est terroriste. Il
faut toujours manipuler l’opinion publique autour des thèmes d’effroi pour
s’assurer de leur participation dans le massacre. La violence symbolique
engendre toujours la férocité meurtrière. Le 21e siècle a été mal débuté.
L’alibi fondamental dont avait besoin l’impérialisme lui a été fourni dans
l’attentat du 11 septembre 2001. Dans l’intervalle, on procède au désarmement
virtuel et réel de tous les citoyens sous la rubrique de lutte anty terroristes.
Si tous les marchés des pays occidentaux sont libres, à l’exception du marché
des armes, il est monopolisé par les impérialistes.
Cette phase de délinquance de l’impérialisme est la plus dangereuse. Toutes
les autres options se tuent pour faire émerger la dialectique des armes. De
l’autre cote, il y a les mouvements citoyens mondiaux qui symbolisent l’espoir
et le futur de l’humanité et qui ne chôment plus. D’où la nécessite de lutter
pour réduire le fosse qui sépare la presse indépendante de celle des riches afin
de rééquilibrer la balance de la lutte psychologique. La résistance reste la
seule option viable pour contrecarrer la marche impériale, surtout en ce temps
précis de délinquance.
JOEL LEON
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Ajouté le Samedi 10 décembre 2011 à 13:40 par admin - (suite... | Aucun commentaire) |
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