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Index des articles > Analyse > Yvon Neptune, un os dans la gorge du Gouvernement de fact

bloc_h_g Yvon Neptune, un os dans la gorge du Gouvernement de fact bloc_h_d

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Yvon Neptune, un os dans la gorge
du Gouvernement de facto
et des forces du coup d’état

Lovinsky Pierre-Antoine,
lovinskypa@yahoo.fr

Fondasyon Trant Septanm, fond30sept@hotmail.com
EPICA www.epica.org

Manipulation

http://www.cfcnplus.ctv.ca

L’ordre d’arrêter le Premier Ministre du Gouvernement Constitutionnel, Son Excellence Monsieur Yvon Neptune, est venu de l’Ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince. L’analyste averti se demande dès lors, quelle est la limite qu’il n’a pas franchie et qui lui a attiré les foudres du Proconsul.

S’il n’est pas aisé de répondre à la question à savoir pourquoi Monsieur Neptune a accepté de jouer le rôle de facilitateur au niveau de la passation de pouvoir après le coup d’état du 29 Février 2004 et le kidnapping du Président de la République, Son Excellence, Monsieur Jean Bertrand Aristide, l’on peut tout au moins essayer de (comprendre les raisons de son arrestation et son incarcération prolongée).

Certains pensent qu’il aurait dû prendre le même avion que le Président Aristide. En avait-il la possibilité? Le Président Aristide n’a pas pris l´avion de son plein gré, il a été kidnappé et embarqué de force à bord d’un avion vers une destination inconnue. D’autres disent que le Premier Ministre aurait du mourir plutôt que de jouer ce rôle de facilitateur. Il y a des choses qui sont plus faciles à dire qu’à faire, surtout lorsque l’on n’est pas soi-même impliqué directement. C’est l’exemple du spectateur regardant le match de football. Jusqu’à présent (Symposium des Putschistes et de leurs supporteurs, saupoudrés de quelques faux et peut-être de naïfs Lavalas, organisé à Washington D.C., les 17 et 18 Mars 2005 ), Monsieur Lesly Voltaire, Ex membre du Conseil Tripartite, continue de pleurnicher et de se plaindre que le gouvernement intérimaire, selon son propre terme, a exclu Lavalas de la transition politique, comme si Lavalas, en tant qu’organisation politique, était partie prenante d’une transition politique.
De toute façon, le déroulement ultérieur de la conjoncture politique, pour la période post kidnapping du Président de la République, allait révéler que Le Premier Ministre Yvon Neptune avait fait un mauvais calcul. Mais, avait-il le choix ?

Lorsque la chasse aux sorcières a commencé après le 29 Février 2004 et l’installation du Gouvernement de facto à partir d’un scénario monté par l’Ambassade étasunienne, qui aurait pu penser que Monsieur Neptune aurait été ciblé. Homme rectiligne, d’une intégrité qui ne laisse aucun doute chez ceux qui l’ont connu et pratiqué, le Premier Ministre Yvon Neptune est connu pour être un homme de principe, respectueux des normes, sérieux, honnête, bref un citoyen modèle. Son arrestation a choqué tout le monde, sauf ses détracteurs politiques. Néanmoins, il devrait savoir que tout coup d’état brutal (30 Septembre 1991 par exemple), est toujours suivi d’une période noire de persécutions politiques à l’encontre des partisans et proches du régime précédent. Monsieur Yvon Neptune n’est certainement pas aussi chanceux que d’autres comme par exemple, l’ancien Chef de Cabinet du Président Aristide, le Dr. Jean Claude Desgranges qui va et vient, sans être inquiété le moins du monde, qui est l’invité spécial dans les luxueuses réceptions organisées par les grandes Ambassades à Port-au-Prince, qui rencontre, au Palais National à Port-au-Prince, le Secrétaire d’Etat Etasunien Collin Powell. Il en est de même du Ministre des Haïtiens Vivant à l’Etranger, Monsieur Lesly Voltaire, l’homme qui a su s’accrocher au pouvoir depuis 1990 jusqu’à aujourd’hui. Il faut dire qu’il est de ces hommes qui n’hésitent pas à vendre leur âme au diable, pour rester au pouvoir ou dans les rouages du pouvoir. On se pose quand même des questions sur la provenance de l’argent dont certaines personnes ostensiblement font étalage, alors que des camarades crèvent dans leur exil antillais, ou ailleurs.

Pour arrêter Monsieur Neptune ou peut-être le pousser à s’enfuir, après services rendus, il fallait trouver un alibi. Ce que les secteurs putschistes appellent : « le génocide de la Scierie », n’est pas une histoire isolée. Il convient de placer cette invention fort peu géniale dans son contexte pour mieux en appréhender les contours.

A la faveur de l’irruption, vers la fin de l’année 2003, sur le territoire national d’un groupe de mercenaires, anciens membres des Forces Armées d’Haïti (FAD’H), anciens membres du Front pour l’Avancement et le Progrès Haïtien (groupe paramilitaire, FRAPH que dirigeait Emmanuel Constant et Louis Jodel Chamblain) et anciens marines étasuniens, d’origine haïtienne, tous recrutés, entraînés et payés par le gouvernement des Etats-Unis avec la complicité des secteurs conservateurs dominicains (Rapport d’une mission d’enquête réalisée à la fin du mois de Mars, en République Dominicaine par International Action Center IAC et l’Institute for Justice and Democracy in Haïti, IJDH), à l’instar de quelques autres villes du Plateau Central, de l’Artibonite et du Nord, la ville de Saint Marc, située à environ 90 Kms au Nord de Port-au-Prince a été secouée par une série d’incidents violents et sanglants qui ont mis en sérieuses difficultés, la prédominance de l’autorité de l’Etat……………………………….

Un groupe proche de l’ancienne opposition, le RAMICCOSM, Rassemblement des Militants Conséquents de la Commune de Saint Marc, organisation qui compte en son sein les fameux et tristement célèbres « Sans Manman » de Saint Marc, s’en est pris à tout citoyen de la ville suspecté d’être partisan du Président Aristide ou à des journalistes qui ne versent pas dans la désinformation, comme le voulait l’ancienne opposition haïtienne, dirigée vers la fin de 2003 par le citoyen étasunien André Apaid.

Les « Sans Manman » de Saint-Marc, tous d’anciens militaires, s’étaient distingués particulièrement la fin d’après-midi du 23 Août 1987 au moment où un cortège, parti de Pont-Sondé, et transportant un groupe de prêtres et de laïcs engagés qui revenaient de la fête patronale de cette ville, a été intercepté à Frecyneau, à l’entrée sud de la ville de Saint-Marc. Le Révérend Père Jean-Marie Vincent, de regrettée mémoire, le Président Jean Bertrand Aristide, alors Prêtre et d’autres prélats de l’Eglise Catholique qui faisaient partie du cortège, ont été malmenés et ont failli être assassinés par les « Sans Manman ».

Le RAMICCOSM, enfanté par les « Sans manman », a été renforcé vers la fin de 2003 par des hommes de main venus de Desdunes, de Jean Denis…etc tel (Kanaldivan) Canal-du-Vent ainsi connu pour sa cruauté envers les petits paysans de Desdunes. Utilisé par les grands propriétaires terriens de la région, Canal-du-vent est présent dans presque tous les massacres de paysans qui ont eu lieu dans la vallée de l’Artibonite. Le RAMICCOSM était financé par l’Agence Etasunienne d’aide internationale (USAID) et le groupe des 184 d’André Apaid . Il avait deux cibles : les membres de l’organisation populaire Bale Wouze, proche de Lavalas qui essayait de lui tenir tête, et les Radios Pyramide FM et Trans-América ainsi que les journalistes qui y travaillaient et qui apportaient aux gens de la région du Bas-Artibonite une information équilibrée.

Le 12 Janvier 2004, à la suite d’une manifestation avec force violence qu’ils avaient organisée les mercenaires du RAMICCOSM, avec à leur tête Marc-Antoine Adolphe, armes aux poings, ont investi les locaux de Radio Pyramide FM, l’ont incendié, après l’avoir pillée. Marc-Antoine Adolphe accusait le PDG de Radio Pyramide FM d’avoir provoqué la fermeture de sa radio dénommée Tête-à-Tête qui fonctionnait sans autorisation de l’autorité compétente, le CONATEL (Conseil National des Télécommunications). Les journalistes qui travaillaient à la radio Pyramide FM, n’ont eu la vie sauve que par miracle, à la suite de l’intervention de la police. Il n’y eut cependant aucune arrestation de la part des forces de l’ordre, ni aucune poursuite judiciaire, malgré le dépôt d’une plainte formulée par le Président Directeur Général de la Radio Pyramide, Monsieur Fritson Orius, ancien journaliste de Radio Haïti Inter. L’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) qui regroupe uniquement les médias liés à l’ancienne opposition, a fait la sourde oreille. L’Association des Journalistes Haïtiens (AJH) par la voix de son Secrétaire Général, Joseph Guyler C. Delva ne s’est limitée qu’à faire une simple déclaration pour condamner l’incident. Il n’y a pas eu de note officielle, ni de poursuite judiciaire comme dans d’autres cas. Reporters Sans frontières a émis une note de protestation, dont la teneur apportait plus de confusions que de dénonciation de l’acte posé par les mercenaires de RAMICCOSM. Radio Pyramide venait tout juste de reprendre ses émissions, après un premier incendie de son local par le même groupe. Radio Trans-América, appartenant à Freynaud Cajuste, a connu le même sort.

Enhardis par leurs premiers forfaits, assurés de l’impunité que leur garantissaient les grands manitous des Ambassades étrangères établies à Port-au-Prince, alimentés par l’argent de l’USAID et du groupe des 184 d’André Apaid Jr, les mercenaires du RAMICCOSM, ont perpétré d’autres actes répréhensibles tels que la mise à sac et l’incendie des locaux logeant l’Administration Portuaire de St. Marc, la Douane de St. Marc, le Commissariat de Police de St. Marc, la Prison Civile de St.Marc, (d’où les prisonniers ont été libérés), les locaux logeant le Tribunal Civil de Saint-Marc ainsi que soixante et onze maisons privées et vingt et un véhicules appartenant à des membres de Bale Wouze ( quelques noms de victimes : Michelet Destiné, Figaro Désir, Dieuseul Fils Aimé, Pierre Destinoble, Georges Michel Valbrun, Biron Odigé, Ora Jean-Baptiste, Carmélie Louisius, Ernst Pascal…etc). Une clinique médicale et une pharmacie appartenant au Dr. Yvetho Mayette ont été saccagées puis incendiées. Le Docteur Mayette, craignant pour sa vie, a quitté la région et vit en exil depuis lors.

Au moment de la mise à sac du Commissariat de la ville de St. Marc, les membres du RAMICOS, avec la complicité de certains policiers ont pu s’approvisionner en armes, dont une M-50, abandonnées par les policiers, à l’intérieur du Commissariat. Au moins une trentaine de membres de Bale Wouze ont été assassinés. Ronald Saint-Jean, dans son livre : A propos du Génocide de la Scierie, exiger de la NCHR toute la Vérité, a cité quelques noms de membres de Bale Wouze assassinés par des mercenaires du RAMICCOSM : Patrick Fleury, Dieulifaite Fleury, Judener Joseph Emile, Junel Joseph Emile, Jeanty Renonce, Amson Gédéon, Mitilien Somoza, Leconte Jules, André Louissaint, Julien Alexis, Roger Jean-Baptiste, Romain Jean-Max, Frantz Claude, Marc-André Jean-Louis, Pascal Charléus, Jean-Marie Mervil, Carl-Henry Toussaint, Anténor Claude, Antoine Joseph…etc. Les mercenaires du RAMICCOSM sont allés jusqu’à mutiler des cadavres et les attacher derrière des véhicules pour les traîner à travers les rues de Saint-Marc comme des trophées, en signe de victoire après le 29 Février 2004.

Les témoignages recueillis sur place mentionnent plusieurs noms de suspects, mercenaires de RAMICCOSM, dans ces crimes : Marc-Antoine Adolphe, Jean Hugues Narcisse, Ricot Saint Louis, Shilo Dalencourt, Nerestant Stinfort, Charlenor Thompson, Kanal Divan, Alain Miot, Jocely Dieujuste, Soinette Dieujuste, Gary Charles, Maxo Aurel, Gary Toupuissant, Bonga ainsi connu…pour ne citer que ceux-là.

Dans le décor des événements de Saint-Marc, il convient de souligner la présence d’un missionnaire de nationalité américaine en croisade, le pasteur Terry Snow qui a été l’un des principaux informateurs de la NCHR, Coalition Nationale pour les Droits des Haïtiens. Qui est ce Terry Snow, la bonne personne, au bon moment, à la bonne place pour donner à la NCHR tous les éléments d’informations controuvées pour le montage du scénario. En tout cas, sa description répond à toutes les caractéristiques d’un agent de la CIA. Un autre pasteur également de nationalité étasunienne, originaire de l’Indiana, nommé James Glenn White, avait été surpris en train de débarquer, le 9 Mai 2003 aux Gonaïves un « container » avec des armes de guerre et des munitions, dont un hélicoptère à téléguidage. Il avait été arrêté et sous la pression de l’Ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince, il fut libéré et rapatrié dans son pays d’origine où il a regagné sa base aux Etats-Unis.

Entre temps, la situation se détériora très sérieusement dans la ville de Saint-Marc, particulièrement avec la prise, par les mercenaires du RAMICOS, du Commissariat de Police de la ville, abandonné par les policiers suite à une réunion avec le commissaire municipal. Informé de la gravité du moment qui mettait en péril les fondements de l’Etat, le Premier Ministre, Son Excellence Monsieur Yvon Neptune entreprit de faire une tournée dans les régions perturbées. Il est passé à Saint-Marc et il a rencontré les policiers avant leur débâcle. C’était le 9 Février 2004.

L’affrontement de la Scierie
La Scierie (certains écrivent La Syrie), 1e section communale de Saint-Marc, est un quartier situé au Nord-Est de la Cité de Nissage Saget (Saint-Marc). Elle est considérée comme le bastion, le fief des mercenaires du RAMICCOSM. La maison privée du chef du RAMICCOSM, Jean Hugues Narcisse, servait de quartier général à ce groupe de terroristes, qui représentait la division locale du FRAPH reconstitué par l’Ambassade des Etats-Unis. Dans leur folie meurtrière, le Mardi 10 Février 2004, vers 11 :00 h du soir, Charlenor Thompson et Ricot Saint Louis (ce dernier est l’actuel chef de Sécurité de l’Administration Portuaire de Saint-Marc) qui circulaient à moto ont tiré plusieurs balles à Chemin Neuf, zone du local de Bale Wouze, blessant deux jeunes Saint-Marcois, Edrice Thélusmé et un sourd-muet qui se sont trouvés être des militants de Bale Wouze. N’ayant pas été admis à l’hôpital St. Nicolas ce soir-là, à cause de la carence de matériel, selon ce qu’ils ont appris, ceux-ci ont été conduits à la clinique du Dr Yvetho Mayette, frère du Député de St. Marc, Amanus Mayette (prisonnier politique incarcéré à Pétion-Ville par le gouvernement de facto au même titre que le Premier Ministre et le Ministre de l’Intérieur), en vue de recevoir les soins que nécessitait leur état. On se souvenait très bien du sort de ce jeune policier, blessé, que les mercenaires des Gonaïves, avec qui leurs acolytes du RAMICCOSM reconnaissent avoir signé un pacte ( re. : l’article de Nancy Roc publié par Alter Presse le 30 Avril 2004 qui citait Tompson Charlenor, No 2 du RAMICCOSM), avaient arraché de son lit à l’Hôpital La Providence des Gonaïves pour être exécuté en pleine rue. Les « Sans Manman » du RAMICCOSM, armes aux poings se présentèrent à la clinique du Dr. Mayette pour réclamer les deux blessés afin de pouvoir les achever. Alors que la discussion se faisait vive entre les mercenaires et les responsables de la clinique, les deux blessés en ont profité pour prendre la poudre d’escampette par une porte de service.

Suite au refus du Docteur Mayette de leur livrer les deux blessés pour qu’ils soient exécutés les mercenaires du RAMICCOSM, ont vandalisé puis incendié sa clinique et sa pharmacie. Et c’était sans doute la goutte qui a fait déborder un verre déjà trop plein, les forces de l’ordre ont décidé de réagir. Du Commissariat de Police qui n’était pas loin, on pouvait voir les dégâts et entendre le crépitement des balles de gros calibres tirées par les mercenaires. La Police s’est lancée à la recherche des fauteurs de troubles. Ce 11 Février 2004, la police de Saint-Marc était décidée à rétablir l’ordre dans la cité. Elle a poursuivi les mercenaires jusque dans leur fief, La Scierie. Et l’affrontement eut lieu.

Echange de tirs entre policiers et mercenaires. Un policier est blessé. Deux mercenaires tombent, les autres se replient sur la Montagne : le Morne Calvaire. L’ignorance de terrain oblige les policiers à rebrousser chemin. Au moment de leur repli, les mercenaires, véritables pyromanes, mettent le feu dans leur Quartier Général et d’autres maisons avoisinantes. Bilan connu et vérifié par les médias et organismes nationaux et internationaux des Droits Humains, Amnesty International et Human Rights Watch…, à l’exception de la NCHR, 3 à 5 morts presque impossible à identifier qui peuvent être aussi bien du côté des mercenaires que de celui des défenseurs de l’ordre établi. Le journal Haïti en Marche, (vol. XVIII No 11, édition du Jeudi 14 Avril 2004 citant l’Agence Reuters, fait état de la découverte de cinq cadavres par des reporters étrangers qui se sont rendus sur les lieux après l’affrontement.

Cet affrontement de la Scierie, est-il lié à la visite du Président du CSPN (Conseil Supérieur de la Police Nationale) qui ne faisait que son devoir constitutionnel, qui était dans l’exercice de ses fonctions de veiller au rétablissement de l’ordre, de garantir la sécurité des vies et des biens ou aux actes de banditisme et aux meurtres commis par les mercenaires du RAMICCOSM avant le 11 Février 2004 et particulièrement le 11 Février 2004.

L’Expert Indépendant de l’ONU pour les questions des Droits de l’Homme en Haïti, le juriste français Louis Joinet a catégoriquement réfuté la thèse de massacre ou de génocide. Il a parlé d’affrontement entre deux camps : Les anti et les progouvernementaux. Il aurait du dire entre des bandits et les responsables de l’ordre. Il s’agissait là d’une véritable guerre que les mercenaires avaient déclaré à la Police et à la population dans plusieurs villes particulièrement à Saint-Marc et aux Gonaïves et Cap-Haïtien. Le journal le Nouvelliste que cite Ronald Saint Jean, dit que, entre le 5 et le 8 Février 2004, une trentaine de Policiers en uniforme et une vingtaine de civils ont été tuées aux Gonaïves que contrôlaient les hommes de Butteur Métayer pour le compte de l’opposition. Alors pourquoi aujourd’hui, les forces du coup d’état cherchent à altérer les faits et la NCHR s’acharner à faire passer les victimes pour des bourreaux et les bourreaux pour des victimes. Cette organisation qui pendant le coup d’état de 1991 défendait les victimes, se transforme aujourd’hui en instrument de la répression et en défenseur des bourreaux du peuple. Elle a orchestré une véritable campagne contre le Premier Ministre Yvon Neptune, le Ministre de l’Intérieur Monsieur Jocelerme Privert et d’autres.

Après le coup d’état du 29 Février 2004, le kidnapping du Président de la République, et son départ forcé pour l’exil, le Premier Ministre Yvon Neptune est resté quelques temps à la Primature, mais comme un véritable prisonnier dans son bureau. Sa maison a été saccagée et incendiée. Sans doute pour l’intimider et le forcer à partir de lui-même, l’Ambassade étasunienne envoya devant la Primature les mercenaires de Guy Philippe, l’injurier et le menacer. Monsieur Yvon Neptune devait confier à Kevin Pina de Haiti Information Project, dans une entrevue début Mars 2004, alors qu’il était encore locataire de la Primature : « Je suis prisonnier dans mon bureau » www.Haitiaction.net .

Après la passation de pouvoir, il dut se mettre à couvert mais n’a pas voulu quitter le pays, jusqu’à ce que, sentant sa vie en réel danger, il décida de se constituer prisonnier suite aux rumeurs de plus en plus persistantes faisant état d’un mandat d’arrestation qui aurait été émis contre lui, pour sa soit disant participation à ce que la NCHR appelle le génocide de la Scierie. A ce sujet le journal Haïti en Marche dit ceci : « Un Dimanche de Mai 2004, on apprend que l’ex- Premier Ministre Yvon Neptune, ayant appris qu’un mandat avait été dressé contre lui a décidé de lui-même de se constituer prisonnier. Le temps de contrôler l’information, Neptune était déjà bouclé au Pénitencier National. Le gouvernement intérimaire l’accuse d’avoir ordonné un massacre dans un quartier de Saint-Marc, La Scierie… » En fait c’est le communiqué de presse de la NCHR daté du 2 Mars 2004, qui fait office de chef d’accusation.

Au Pénitencier National, où il était incarcéré, sa vie était toujours en danger. On lui avait promis de le libérer, s’il acceptait de partir pour l’exil. Il a refusé et a dit qu’il irait jusqu’au bout de son calvaire. Convaincu de son innocence, il a dit qu’il ne voulait pas se soustraire à la justice de son pays. Un complot ourdi par de éléments de la Police pour l’assassiner en prison a été découvert et déjoué. Une dizaine de policiers ont été mis en isolement. Le 1er Décembre 2004, au moment de la visite du Secrétaire d’Etat étasunien Colin Powell à Port-au-Prince, une fusillade au Pénitencier National avait fait au moins une centaine de morts parmi les prisonniers. Alors que Monsieur Neptune a vu la mort en face, la NCHR parle de mutinerie à la Prison Centrale. Le 19 Février 2005, un commando lourdement armé a attaqué la Prison Centrale. Plus de 500 prisonniers s’étaient échappés. Sous la menace des armes, des témoins ont vu, des individus armés forcer Messieurs Neptune et Privert à monter à bord d’une voiture pick-up devant le Pénitencier National. Ils se sont retrouvés d’abord dans la rue puis ont été conduit, contre leur volonté dans le quartier résidentiel de Pacot, chez l’un des détenus. Le Premier Ministre a lui-même, insisté et fait appeler la MINUSTAH (Mission de Stabilisation des Nations Unies en Haïti) pour que l’on vienne le chercher et le reconduire en prison. L’on apprendra plus tard, à travers les révélations d’un certain Anel Belizaire ex-militaire de son état, ayant fait parti du groupe des mercenaires aux côté de Guy Philippe, qu’au cours de l’attaque de la Prison Centrale, il était chargé d’exécuter le Premier Ministre Yvon Neptune, mais il n’a pas voulu le faire « www.ahphaiti.org ». Cette mission lui aurait été confiée par des personnalités de l’entourage de Gérard Latortue, Premier Ministre de facto.

La Police Nationale d’Haïti, par la voix de son Porte-parole Mme. Gessy Coicou Cameau a annoncé la nouvelle en parlant de Monsieur Neptune comme étant un fugitif, ce qui a été démenti par la MINUSTAH. La NCHR, par la voix de l’un de ses responsables, Marie-Yolaine Gilles a affirmé que le Premier Ministre Yvon Neptune s’était évadé de prison et s’était réfugié à l’Ambassade du Chili à Port-au-Prince. L’Ambassade du Chili et le Premier Ministre de facto ont apporté le plus formel démenti à ces allégations fantaisistes de la NCHR. Contradictions et fissures dans le camp putchiste.

Et ce fut du côté de Monsieur Neptune et du Ministre de l’Intérieur Jocelerme Privert, en prison pour les mêmes faux motifs, la décision d’entamer à partir du 20 Février 2005, c'est-à-dire au lendemain de leur retour en prison après l’attentat de la veille, une grève de la faim pour protester contre leur arrestation et leur détention arbitraires et illégales, faites en dehors de toute normes juridiques, pour protester également contre leurs conditions infrahumaines de détention et exiger leur libération immédiate et sans conditions. En fait, il n’y avait pas en circulation de mandat d’arrestation contre le Premier Ministre, tout comme il n’y avait pas de lettre de démission de la part du Président de la République le 29 Février 2004. Le gouvernement de facto et les forces du coup d’état ont fait circuler rien que des rumeurs pour porter le Premier Ministre à se mettre à couvert, puis à quitter le pays. Il était devenu trop gênant après la passation du pouvoir de la légalité constitutionnelle à l’illégalité macouto-bourgeoise (ce qualificatif étant prêté du Journal Haïti-Progrès), et on cherchait par ce biais à se débarrasser d’un témoin qui savait trop de choses. Cette détention a soulevé et soulève encore l’indignation de tous aussi bien en Haïti qu’à l’étranger. Du fond de sa cellule, Son Excellence Monsieur Yvon Neptune, Premier Ministre Constitutionnel a écrit aux membres de la Communauté Internationale :
« ... Messieurs les Ambassadeurs, vous êtes au courant, vous tous, des raisons machiavéliques pour lesquelles depuis le 29 Février 2004, des pressions de toutes sortes sont exercées contre moi pour que je parte en exil. Vous connaissez aussi, mieux que moi, les mobiles et objectifs bassement et cyniquement politiciens de mon arrestation arbitraire et de ma détention illégale, détention maintenant longue de huit mois et dans les conditions déshumanisantes et insécuritaires que vous savez….»

La NCHR et son chef Pierre Espérance se retrouvent isolés avec un dossier, que l’Ambassade étasunienne leur a fait injonction d’introduire, comme ce fut le cas pour Jean-Claude Bajeux du Centre Œcuménique pour les Droits de l’Homme (COEDH) à qui a été confiée la sale mission d’introduire le concept de l’Opération Bagdad, qui pèse lourd sur ses bras dont il ne peut se débarrasser comme bon lui semble. Dans sa folie furieuse, car il a du avoir perdu la tête, pour critiquer de façon aussi virulente la décision strictement humanitaire de la MINUSTAH de conduire, après 19 jours de grève de la faim, Monsieur Neptune pitoyablement affaibli et entrant dans une phase de déshydratation avancée, dans un hôpital onusien installé dans le campement argentin de la MINUSTAH, sur la route de l’Aéroport à Port-au-Prince. Le tristement célèbre Pierre Espérance, chef de la NCHR, organisation soit disant des droits de l’homme, dont Marcus Garcia dans un éditorial sur Radio Mélodie FM, dira qu’elle est l’organisation des droits humains la plus richement pourvue en assistance financière extérieure (cela rapporte gros, être Conzé : traître à la patrie), n’a même pas été suffisamment intelligent pour comprendre que la décision de la MINUSTAH a, en fait, été prise par Washington et les plus hautes autorités de l’ONU, donc ses propres patrons, et en tant qu’agent de dernière classe, il aurait du se taire. Ce qui lui a valu les foudres de Jocelyn MacCalla, autre agent et chef de la NCHR qui, pour sauver la face, fait semblant de vouloir couper les ponts d’avec une filiale qu’il avait lui-même établie, encouragée, encadrée, tolérée en dépit de ses errements depuis longtemps et maintes fois dénoncés par la Fondation Trente Septembre et d’autres organisations qui ont pignon sur rue. ” Neither Mr. Esperance, nor any member of the staff of NCHR-Haiti speak for or on behalf of the National Coalition for Haitian Rights, its Board or its staff……We hope that in the near future, NCHR-Haiti will adopt a new name that more accurately reflects its standing and mission in haitian society” (Re: Communiqué de presse de la NCHR-mère du 12 Mars 2005.

Ni le gouvernement de facto qui n’est qu’un paravent, ni l’Ambassade étasunienne qui mène le jeu, ne sont nullement intéressés à avoir un procès dans le cadre du dossier de la Scierie. La matière n’y est pas. Faut-il donc prêter foi à la thèse du Journaliste Marcus Garcia, du journal Haïti en Marche et de radio Mélodie FM, qui, dans son analyse datée du 12 Mars 2005 dit : « Se peut-il que le véritable objectif des accusateurs, n’était pas le procès, mais de faire fuir l’accusé…Les absents ayant toujours tort…En pleine instruction, les accusateurs changent de chef d’accusation. » Le Juge d’instruction qui a été saisi, n’est pas convaincu du bien fondé du dossier qui est un véritable imbroglio juridique. Faute de délits, puisque sans corps du délit, le Cabinet d’Instruction ne saurait tordre le cou des faits pour essayer d’établir le lien entre un soit disant accusé, s’il y en a un, et un délit qui n’existe que dans les déclarations tapageuses faites à la presse et dans un communiqué de presse livré sur commande, d’une organisation qui a perdu toute crédibilité.

La NCHR est juge et partie à la fois. Elle est accusatrice principale et même unique et condamne à l’avance, au même titre que ses patrons. Les communiqués du 9 Février 2004, du 2 Mars 2004, du 30 Mars 2004, du 13 Avril 2004 de la NCHR sont révélateurs et montrent clairement que cet organisme est un instrument de la répression. Selon Ronald Saint-Jean, la NCHR a été la seule organisation à être autorisée à entrer au Pénitencier National après la tuerie du 1er Décembre 2004. Le Communiqué No 2004/40 du 27 Juin 2004 de l’Ambassade étasunienne, tranche : « …Nous comprenons que son (celle de Monsieur Yvon Neptune) arrestation serait liée à l’affaire du massacre terrible (souligné par nous) qui a eu lieu à Saint-Marc en Février 2004. » . A travers l’ACDI et non l’USAID cette fois, le gouvernement du Canada finance à hauteur de 100.000.00 $ le montage du faux dossier de la Scierie. Jusqu’à Mars 2005, la NCHR avait déjà encaissé 70.000.00 $ de ce montant. Le dossier traîne tellement. Enfin, il ne traîne pas, il ne peut pas aboutir. La NCHR que ne cesse de ruminer la Journaliste Nancy Roc dans son texte assez confus en date du 12 Avril 2004, diffusé par Alter Presse le 30 Avril 2004, parle d’un procès modèle qu’aurait voulu la NCHR, son unique référence. Il ne peut pas y avoir, sur ce dossier, de procès devant un tribunal digne de ce nom puisque, dans le cas qui a été porté devant le Cabinet d’Instruction de Saint-Marc, il n’y a pas de délit. Les accusateurs ne peuvent ni reconstituer les faits ni fournir les corps du délit. Ceux-ci n’existent pas. Ils existent seulement dans l’imaginaire de la NCHR qui se bat comme un diable dans le bénitier pour à la fois justifier 100.000.00 $ et exécuter les ordres de l’Ambassade étasunienne en lynchant politiquement Monsieur Yvon Neptune, en détruisant sa carrière politique.

S’empêtrant dans les méandres d’une histoire, digne d’un mauvais roman, la NCHR invente un délit et le détruit en même temps. D’abord elle avait parlé de génocide puis de massacre pour enfin arriver au concept de tuerie. Nancy Roc (Presse, Texte: Requiem pour la Scierie, 12 Avril 2004, Alter Presse Service), Jean Claude Bajeux Jean Claude Bajeux (Droits Humains, Texte: Les Crucifiés de l’Histoire, 18 Mai 2004, écrit sur le site web de Haiti Democracy Project, grand faiseur de coup d’etat) ont été appelés par les Ambassades putchistes à la rescousse de la NCHR pour pallier à la faiblesse de la thèse de celle-ci, mais peine perdue. Ils ont beaucoup parlé ou plutôt écrit, mais n’ont rien dit qui eût pu implémenter les conclusions imaginées par la NCHR. Beau parleur, mais sans contenu sérieux, Jean Claude Bajeux a seulement remplacé le mot massacre par boucherie, en laissant pitoyablement ses copains plus enfoncés encore dans le pétrin où ils étaient avant.

Ce n’est pas seulement le vocabulaire qui change, mais la date également. Avant c’était le Génocide de la Scierie le 11 Février 2004, c’est devenu par la suite, si l’on en croit Maître Samuel Madistin, avocat de la NCHR, avocat de Léon Charles, Directeur Général de la PNH, aux prises avec Rosemont Jean, dans les accusations mutuelles sur le dossiers des coopératives, avocat des causes perdues, le massacre qui a duré du 9 au 29 Février 2004 non pas seulement à la Scierie, mais à travers les rues de Saint-Marc et pourquoi pas aux Gonaïves avec les policiers et les civils assassinés par Guy Philippe et Louis Jodel Chamblain, à Hinche, tel ce Commissaire de Police, Jonas Maxime, assassiné par Chamblain lui-même, au Cap-Haïtien avec les compatriotes noyés dans le conteneur par les mercenaires de l’armée du Nord, pour répéter James B. Foley, Ambassadeur étasunien en Haïti. Difficile d’appliquer la règle des Trois Unités des classiques, si on n’est pas Géomètre :
« Qu’en un jour, en un lieu, un seul fait accompli
Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli. »

Il faut noter enfin que dans un premier temps, la NCHR avait mentionné 5 cadavres pour ce qu’elle a appelé le génocide de la Scierie. Après le kidnapping du Président de la République le 29 Février 2004, le chiffre donné par cette même organisation a été multiplié par 10. A la question de savoir pourquoi il n’y a que la NCHR qui continue de parler de 50 cadavres, alors que les organismes internationaux de droits humains ayant enquêté sur le dossier n’ont vérifié aucune trace de massacre et ne parle que de cinq cadavres trouvés sur les lieux en question, Pierre Espérance affirme que les 45 autres cadavres ont été dévorés par des chiens affamés. Un paysan de la zone : Ti jan, qui cachait son vrai nom par peur de représailles, a rétorqué : « Il n’existe pas de ces chiens affamés et grands mangeurs à La Scierie. Ils existent sans doute à Port-au-Prince, mais pas dans notre coin », (www.ahphaiti.org). Dans son texte daté du 16 Avril 2004 mis en circulation par Alter Presse, Nancy Roc fait état de son enquête personnelle. Deux mois après le soit disant massacre, elle a été dépêchée sur les lieux, elle n’a pas dit par qui. Elle raconte que : « Devant les vestiges du Quartier Général du RAMICCOSM, on nous amène des ossements humains (souligné par nous) retrouvés par Féthière Louidor, Trésorier du RAMICCOSM (sic), sur le morne Calvaire… » Tiens, à deux mois de la date de décès, un cadavre est-il déjà rendu au stade d’ossements, tel que la journalière, pardon, journaliste le décrit. Il faudrait qu’un Médecin Légiste me fasse sortir de mon ignorance en cette matière. Qu’est ce qui prouve qu’il y a un lien entre les ossements de Nancy Roc et les événements de la Scierie. Il n’est même pas nécessaire, pour démonter la légèreté de Nancy Roc pour une affaire aussi grave, de recourir à l’analyse de l’ADN ( Acide desoxyribo-nucléique que l’on retrouve dans les éléments chromosomiques, représentant le support matériel de l’hérédité). Mon Prof de Biologie, Monsieur Douyon, m’avait appris que l’ADN est indestructible.

Avec l’argent des contribuables canadiens, la NCHR accuse, met sur pied une soit disant Organisation dénommée AVIGES, Association des Victimes du Génocide de la Scierie, dont le coordonnateur est Charlenor Thompson, No 2 du RAMICCOSM et actuel Premier Maire adjoint de la ville de Saint-Marc. La NCHR constitue un cabinet d’avocat pour ce dossier. Il s’agit là encore du Cabinet Madistin.

Actuellement, le Premier Ministre constitutionnel haïtien, Son Excellence Yvon Neptune reçoit des soins dans un hôpital onusien à Port-au-Prince. Quel est son statut ? Est-il un prisonnier ou un patient? Est-il transféré de son statut de prisonnier de la NCHR, donc de l’Ambassade américaine à celui de prisonnier de l’ONU ? Combien de temps restera-il à l’hôpital ? Ce qui avait aussi choqué Pierre Espérance, chef de la NCHR, c’était de voir les proches du Premier Ministre repartir avec tout ce qu’il avait dans sa cellule. « Adieu veau, vache, cochon, couvée », disait le grand fabuliste, Jean de la Fontaine.

En attendant que le gouvernement de facto et les forces du coup d’état extirpent complètement cette arête de poisson (et il y en a plusieurs) dans leur gorge, la NCHR réfléchit déjà sur un autre projet à présenter à l’ACDI ou à l’USAID ou à l’Union Européenne, (peu importe le pourvoyeur de fonds, il faut coûte que coûte une autre enveloppe de 100.000.00 $ pour garnir le portefeuille de Pierre Espérance). Il lui faut cependant, un autre génocide, une autre La Scierie, une autre proie aussi, peut-être l’activiste politique et artiste engagée Annette Auguste, en Prison de façon tout aussi illégale et arbitraire depuis plusieurs mois, ou l’ex-Parlementaire Jean Candjo qui, malgré les affres d’un exil antillais qui affecte sa santé, commence déjà à ressentir les secousses des persécutions politiques de la NCHR.

Sources :
Ronald Saint-Jean : A propos du Génocide de La Scierie, Exiger de la NCHR toute la Vérité
Michel Chossudovky : La déstabilisation d’Haïti : Un coup d’Etat orchestré et financé par les Etats-Unis
Journaux : Haïti Progrès, Haïti en Marche, Le Nouvelliste

Sites internet :
www.haitiaction.net
www.hayti.net
www.haitiechanges.com
www.ijdh.org
www.ahphaiti.org

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