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Citations : |
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Si Dieu ne pardonnait pas, son paradis resterait vide. Proverbe arabe Citations... |
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Le Coup d’Etat Continue |
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hayti.net nouvel article
«Le Coup d’Etat Continue».
par Lovinsky Pierre-Antoine
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Exploit héroïque des habitants de la capitale
haïtienne à l’hôtel Montana
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Presque trois ans, dont deux années de régime de facto, après le violent
coup d’état du 29 Février 2004 qui a renversé le gouvernement
démocratiquement élu du Président Jean Bertrand Aristide, onze mois après
les élections du 7 Février 2006 et l’exploit héroïque des habitants de la
capitale haïtienne et de ses environs à l’hôtel Montana, “Montana Beach”,
pour obliger Jacques Bernard et Max Mathurin, respectivement Directeur
Général et Président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), à respecter
scrupuleusement les résultats du scrutin, et huit mois après
l’installation au pouvoir d’un gouvernement constitutionnel, et le départ
à la cloche de bois des marionnettes Alexandre Boniface et Gérard Latortue,
hissés au pouvoir par le trio impérialiste étasunien, canadien et français
(enfin ils sont partis aussi pâlement qu’ils étaient arrivés), l’amer
constat est que: le coup continue.
Certains, pour une raison ou pour une autre, face à cette dangereuse
situation, ont décidé de pratiquer la politique de l’autruche. D’autres
observent un silence prudent afin de mieux protéger leurs intérêts
immédiats, parce que cette situation profite, quand même, à certaines
personnes, à certains secteurs. Situation de flottement, d’incertitudes,
de confusion, de va et vient de l’autorité entre le national et
l’international, entre putchistes et non putchistes…. Sont-ce là les
résultats escomptés par les putchistes locaux et ceux d’outre-mer?
Sommes-nous en face d’une situation où certaines complicités, résultants
d’accords conclus avec le démon impérialiste, facilitent la mise en échec
de la lutte contre l’exclusion? S’agit-il d’une situation résultant d’un
certain échec du coup d’état face à la résistance de la population. Les
manifestations de cette farouche et héroïque résistance s’observent à
travers les luttes menées par les camarades dès le lendemain du putch
jusqu’à aujourd’hui. Les camarades en payent le prix. La nation paie très
cher le prix de cette résistance. Si le coup continue, la résistance
également continue. Elle se fait plus héroïque.
Toute proportion gardée, on aurait dit Vertières, il y a deux siècles.
Plus la mitraille de l’armée expéditionnaire des Généraux Victor Emmanuel
Leclerc et Donatien Rochambeau, venus de si loin pour rétablir l’esclavage
(Les Nations-Unies, La MINUSTHA, version moderne des forces colonialistes,
n’existaient pas encore), fauchait des têtes, plus la résistance des
esclaves révoltés se faisait héroïque. Vous rappelez-vous François Capois
dit Capois-La-Mort? Faut-il que Rochambeau, surnommé le boucher à cause de
sa cruauté, au delà de sa tombe, vous rappelle les exploits de ce vaillant
soldat?
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Cité Soleil héroïque, en train de
devenir notre Vertières!
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Après les 15.000 morts du coup d’état du 29 Février 2004, après les
multiples décès enregistrés particulièrement dans les quartiers
populaires, suite aux incursions, aux raids des troupes d’occupation
de la MINUSTAH (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti)
et de la Police Nationale Militarisée, la résistance contre le coup
d’état, contre l’occupation du territoire national et contre le projet
de mise sous tutelle du pays, continue avec héroïsme. N’en déplaise à
nos compatriotes du nord, le nord héroïque, le nord christophien, dans
le temps et dans l’espace, le site de Vertières se serait-il déplacé?
Ou y en aurait-il un double? La Cité Soleil héroïque, est-elle en
train de devenir notre Vertières d’aujourd’hui. Combien de temps
prendront les incrédules et nos apprentis historiens, ces historiens
d’une classe, pour s’en rendre compte. Les pauvres doivent-ils avoir
leurs propres historiens pour que l’on cesse de gommer l’histoire?
Pourquoi disons-nous que le coup d’état continue?
Aujourd’hui encore on en observe les signes évidents. Cependant, pour
les voir, il faut aller au delà des nouveaux locataires du Palais
National et de la Primature, au delà de leurs bonnes intentions, de
leurs voeux pieux, au delà des discours des politiciens traditionnels
et des bassesses de nos intellectuels qui les font, sans arrêt,
courber l’échine, au delà de l’hypocrisie de ce que l’on appelle
improprement: la communauté internationale, au delà des résolutions
intempestives, discriminatoires, s’apparentant au code noir de
Napoléon Bonaparte, du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.
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Guerre contre les pauvres
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1- Au regard des lois internationales, des principes
démocratiques et de la constitution haïtienne, le coup d’état du
29 Février 2004, le kidnapping du Président Jean Bert rand
Aristide et son maintien en exil jusqu’à aujourd’hui, constituent
des accrocs extrêmement graves que tout gouvernement démocratique,
autonome se devait de corriger. Le retour du Président Aristide
dans son pays aurait du être l’acte inauguratif de ce second
mandat du Président René Préval, si son gouvernement était un
gouvernement vraiment autonome, je veux dire, évoluant hors des
étreintes asphyxiantes des putchistes nationaux et internationaux.
Un analyste politique est allé plus loin, pour dire que, si le
Président Préval voulait vraiment renverser le coup d’état “pou
van-an vire tout bon), il aurait du avoir à ses cotés au Palais
national, le Président Jean Bertrand Aristide le jour de
l’inauguration de son deuxième quinquennat présidentiel. Ironie du
sort, le Président Aristide vit toujours en exil, malgré sa
volonté de rentrer dans son pays. Alors que, jusqu’à aujourd’hui,
des parlementaires Nord-Américains du Black Caucus, des Etats de
la Caraïbe continuent de se battre pour une enquête approfondie
autour du coup d’état du 29 Février 2004 et que le peuple continue
de lutter pour le retour du Président Aristide, les autorités du
pays donnent l’impression qu’elles ne sont pas sur la même
longueur d’onde.
2- Un autre fait tout aussi paradoxal, représentant un lourd
héritage pour le gouvernement constitutionnel, est l’existence des
prisonniers politiques, fait pourtant reconnu par le Président
Préval lui-même avant son installation, mais dont il ne s’est pas
débarrassé. Est-ce que lui-même, il veut s’en débarrasser? Qui le
déchargera de ce fardeau encombrant? Qui a intérêt à l’en
débarrasser sinon que lui-même. La situation est des plus
dangereuses.
On se souvient qu’il y a eu plusieurs évasions spectaculaires du
Pénitencier National. La vie de ces prisonniers politiques ne
tenait qu’à un fil. Cela aurait pu tourner au drame pour eux. Des
organisations Internationales des droits de l’homme comme Amnesty
International, l’Association Internationale des Juristes
Démocrates et des organisations locales ont voté des résolutions
ou ont envoyé des lettres ouvertes au Président Préval, lui
demandant de libérer les prisonniers politiques.
Le Président a dit que pour ces dossiers, il s’en remet à la
justice. Mais de quelle justice s’agit-il? Elle a été incapable
jusqu’à dâte de résoudre cet épineux problème, comment elle va
pouvoir le faire maintenant. Tant que des prisonniers de
conscience continueront de croupir dans nos prisons, ce
gouvernement ne pourra pas s’enorguellir d’oeuvrer au
rétablissement de l’état de droit dans le pays.
3- En mission de reconnaissance après son élection et peu avant
son installation, le Président René Préval, répondant à une
question d’un journaliste sur le maintien ou non de Mario Andresol
comme Directeur Général de la Police Nationale d’Haiti (Après
différents massacres perpétrés par la Police de facto sous le
Commandement de Léon Charles, celui-ci a rejoint son complice
Raymond Joseph à Washington et Mario Andresol, rentré des
Etats-Unis pour la cause pour la cause putchiste, été nommé par le
gouvernement de facto à la tête de la Police; en fait l’Ambassade
étasunienne déplace et replace ses pions selon ses intérêts), a eu
à répondre: “ L’international me demande de travailler avec lui.”
C’était une façon de dire qu’il n’avait pas le choix et que Mario
Andresol lui a été imposé. Le journaliste n’a pas poursuivi sa
question pour demander: Dans ce cas, qui est cet International qui
donne ce genre de dictat? Cette situation si elle n’est pas
préjudiciable à l’action gouvernementale (par exemple, sabotage de
la lutte contre l’insécurité et le kidnapping), ne risque-t-elle
pas d’entraver la chaine de commandement?
Qui ne se souvient pas du virulent discours du Directeur Général
de la Police, à la face du Ministre de la Justice et du Premier
Ministre, au moment de la graduation de la dernière promotion de
la Police Nationale, la 18e promotion. C’était à se demnander, qui
était l’autorité supérieure à cette cérémonie officielle? On
aurait dit que le Directeur Général de la Police Nationale posait
son propre diagnostic d’une situation dont il est lui même l’un
des problèmes, et donnait des instructions. Il dérogeait par
rapport à ses responsabilités, en posant publiquement les
problèmes d’une institution qui n’était pas sous sa responsabilité
alors que sa propre institution gangrenne de problèmes que la
justice qu’il essaie de clouer au pilori, commençait à poser. Il a
donc fait obstruction à la justice en n’exécutant pas le mandat
émis par un juge contre son protégé, le Commissaire Michaël
Lucius, pour affaire de Kidnapping.
Qui ne se souvient pas de la campagne très fortement médiatisée,
soutenue par l’Ambassade étasunienne, à coup de graffitis sur les
murs de la capitale et des spots audio sur les ondes des stations
de radios, menée par Monsieur Mario Andresol pour se faire
maintenir à son poste. Personne n’est dupe.
Que dire du cas du Commissaire du Gouvernement Claudy Gassant,
imposé lui aussi par l’International. A son retour au pays en
2006, Monsieur Claudy Gassant qui vivait aux Etats-Unis, a été
accueilli à l’Aéroport Toussaint Louverture par des officiels de
l’Ambassade Etasunienne et depuis circule en véhicule blindé,
fourni par l’Ambasade. Grande première dans l’histoire du parquet
du tribunal civil de Port-au-Prince, un commissaire du
gouvernement, Procureur de la République, fonctionnant sous la
protection d’une ambassade étrangère! De qui détient-il son
autorité? A qui doit-il rendre des compte? Chef de la poursuite
judiciaire, il n’a pas non plus exécuté ou fait exécuter le mandat
émis par le juge Saintil contre le Commissaire Lucius. Il ne
donnera aucune suite au dossier de Jean Dominique qui lui tenait
si bien à coeur, avant son départ du pays, alors que l’immunité de
certaine personne contre laquelle il semblait se battre, n’existe
plus.
4- Même si, aujourd’hui, la situation n’est plus ce qu’elle était
pendant les deux années du régime de facto, mais nous ne pouvons
pas non plus dire que la répression contre les quartiers
populaires a totalement disparu. Les attaques ne se font plus
quotidiennement sous les mêmes formes, cependant, tantôt
sournoises, tantôt de façon plus prononcée, elles continuent
contre les pauvres, contre les partisans de Fanmi Lavalas qui dans
certaines régions du pays vivent dans une situation de
quasi-clandestinité. Si les autorités judiciaires avaient la
capacité de donner une suite rapide à tous les dossiers de
plaintes (truqués et montés de toutes pièces et dont André Apaid
Junior, Chef de l’ancienne opposition, aujourd’hui en congé
sabatique se trouve de près ou de loin impliqué en tant
qu’instigateur) déposés par des membres de l’ancienne opposition
contre les membres de Fanmi Lavalas, pour les faire emprisonner
injustement, il n’y aurait pas de membres de ce parti politique à
pouvoir circuler librement dans les rues. L’appareil judiciaire a
été et continue d’être utilisé en tant que bras répressif contre
les militants de Fanmi Lavalas dans l’unique dessein de faire
disparaitre la plus grande organisation politique du pays. Prenons
deux exemples pour illustrer notre analyse sur la forme que la
répression prend aujourd’hui: Le cas de Carrefour Feuilles et
celui de Cité Soleil.
a- Le groupe para-militaire dénommé: Lame Ti Manchèt (Armée des
Petites machettes) créé par le régime de facto, avec le support
des Ambassades putchistes, en vue de pourchasser les militants de
Fanmi Lavalas, fait voir les sept couleurs de l’arc-en-ciel aux
habitants de Carrefour Feuilles, (zône qui paraissait être son
dernier point de retranchement après l’installation du
gouvernement constitutionnel) particulièrement de la zône de Grand
Ravine, Petit Bois et Decayette et même de Martissant. L’un des
premiers ”exploits” de ce groupe est la tuerie de Martissant qui a
eu lieu en Août 2005 à la suite d’un match de Foot-ball réalisé
sous les auspices de l’OIM (Organisation Internationale pour les
Migrations) et financé par l’USAID, (Agence d’Aide au
Développement du Gouvernement des Etats Unis). La présence, sur
les lieux, de la police qui quadrillait la zône, en empêchant les
gens d’évacuer l’espace fermé où se jouait le match, a servi à
faciliter la tâche aux criminels qui, ce jour-là massacrèrent, à
coup de machettes et de pistolets, plus d’une trentaine de
personnes. Jusqu’à aujourd’hui, Lame Ti Machèt continue sa sale
besogne en toute impunité. Et dans cette zône, ni la police, ni la
MINUSTAH n’ont organisé aucune opération de maintien de l’ordre.
La population est livrée pieds et mains liés à la merci des
tueurs. Depuis la période du coup d’état jusqu’à aujourd’hui, Lame
Timanchèt entretient des liens étroits avec de très hauts gradés
de la police et de la MINUSTAH ainsi qu’avec des Sénateurs dont
l’un d’entre eux était tout puissant sous le régime de Latortue.
Ces contacts permettent aux membres de ce groupe de tueurs de
s’approvisionner en armes, munitions et en billets verts.
Cependant les médias de haine présentent la situation comme étant
le résultat d’affrontements entre gangs armés. Or, il n’y a jamais
eu d’affrontements armés à Carrefour Feuilles, mais des tueries en
cascade, faites par l’armée TiManchèt.
b- Tous les quartiers populaires ont été victimes de la répression
pendant le coup d’état, mais à Cité Soleil, elle a atteint une
proportion inimaginable, et elle se poursuit aujourd’hui encore
sous d’autres formes.
Des militants de Fanmi Lavalas ne peuvent pas circuler librement à
cause de faux mandats et avis de recherche émis à leur encontre
par l’ancienne opposition. Sous le fallacieux prétexte de
combattre l’insécurité et le phénomène du kidnapping, la MINUSTAH
tue des gens presque chaque jour à Cité Soleil. La dernière grande
attaque des troupes d’occupation (baptisée: Opération crimes
majeurs), le 22 Décembre 2006, contre Cité Soleil a coûté la vie à
plus d’une soixantaine de personnes. Parmi les victimes, nous
retrouvons aussi des femmes enceintes et des enfants. Or ni
l’insécurité, ni son corrolaire le kidnapping ne sont pas la
chasse gardée des quartiers populaires. De faux dossiers de
kidnapping ont été montés pour en faire porter la responsabilité
aux habitants de Cité Soleil. Il y a effectivement une époque où
Cité Soleil était un quartier chaud. C’était le temps où des
énergumènes comme Labanière étaient payés pour réprimer tous ceux
qui ne voulaient pas marcher selon les dictats des sangsues
maffieux comme André Apaid Junior, et Réginald Boulos. Non
contents de ne pouvoir réaliser leurs rêves de chasser les
habitants de Cité Soleil pour s’emparer de l’espace et en faire
des zônes industrielles au bénéfice de la bourgeoisie, ces gens-là
se montrent sans pitié pour les pauvres.
Néanmoins, cela a changé. La paix est revenue à Cité Soleil. Hors
mis les attaques de la MINUSTAH, tout y est calme, tranquille. Les
habitants y mènent leurs activités coutumières et quotidiennes.
Ils n’ont peur que des soldats de la MINUSTAH qui détruisent leurs
maisons, les empèchent de dormir, les harcèlent
quasi-quotidiennement, violent des femmes et des fillettes et
garçonnets, tirent sur la population, tuent des femmes enceintes
et des enfants.
On se souvient du coup de théatre monté récemment par le Président
du Sénat, Monsieur Joseph Lambert qui présente son compère ou
complice de la Grand-Anse, le Sénateur et Pasteur de surcroît
Andris Riché comme ayant été victime d’un soit disant acte de
kidnapping qu’aurait commis des habitants de Bois Neuf, un
quartier de Cité Soleil. Ce montage, suivi d’autres du même genre,
a servi de prétexte à la MINUSTAH pour attaquer Bois Neuf. Et, le
Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, le
Guatémaltèque Edmond Mullet a affirmé avoir reçu des plus hautes
autorités haitiennes l’autorisation d’attaquer Cité Soleil pour,
disait-il, combattre le Kidnapping et la prise en otage des
quartiers populaires par ce qu’il appelle des “gangs”. Devons-nous
croire Monsieur Edmond Mullet? Après le massacre de Bois Neuf, le
Premier Ministre Jacques Edouard Alexis dira sans le dénoncer
fermement:”Entre Arrêter des bandits et tirer sur une population
sans défense, il y a nuance”.
L’inécurité et le Kidnapping sont des phénomènes réels qui causent
de graves préjudices à la population. Ils doivent être combattus,
mais de façon appropriée. Il convient de rechercher les causes de
ces phénomènes liés à la conjoncture politique. De nouveaux
instruments comme la Gendarmerie ou le retour des ex-Forces
Armées, réclamés, à tue tête, par certains Sénateurs, ne viendront
que renforcer la répression sournoise en cours et le processus
continu du coup d’état de 2004 et rouvrir le champ aux Ambassades
putchistes de façon à perpétrer des coups d’état comme bon leur
semble.
5- De hauts fonctionnaires du régime de facto sont encore en place
au niveau de la diplomatie en particulier et dans l’Administration
publique en général.
Les Ambassadeurs, les Consuls, les Vice-Consuls et avec eux, tout
le personnel diplomatique, des Directeurs Généraux, les Directeurs
régionaux, les Délégués Départementaux, les Vice-Délégués, les
maires …etc nommés par le régime de facto sont encore en place,
alors que la population, après avoir voté le Président Préval,
s’attendait à des changements qui lui montreraient le divorce de
l’actuel gouvernement d’avec celui du coup d’état.
Quelle est la force qui les maintient en poste si ce n’est la
force du coup qui continue? Des scandales de corruption en cacade,
liés au gouvernement de facto, ont éclaté au niveau de
l’administration à la prise de pouvoir de l’actuel gouvernement.
Citons en exemple le Ministère des Affaires Etrangères dont le
titulaire était l’ex-Général Hérard Abraham; l’Ambassade d’Haiti à
Washington que continue de dirriger le Chargé d’Affaires de tous
les coup d’état et maffieux, Monsieur Raymond Joseph (il se fait
passer pour Ambassadeur sans avoir jamais été entériné par le
parlement haitien), également Directeur et Propriétaire du journal
conservateur de l’extrème droite, Haiti Observateur; le Conseil
Electoral Provisoire avec Max Mathurin et Jacques Bernard entre
autres, qui ont été éclaboussés par ces scandales.
Nous en voulons pour preuves, les résultats des enquètes menées pa
les membres de la Commission Anti-Corruption de la Chambre des
Députés autour de la gestion des fonds de l’Ambassade d’Haiti à
Washington; les dénonciations publiques faites par les Conseillers
électoraux Patrick Féquière, Gerson Richemé, Pierre-Richard
Duchemin, concernant des détournements de fonds, malversations …
etc dont se sont rendus coupables le Président du Conseil
Electoral Provisoire Max Mathurin et son Directeur Général Jacques
Bernard, (dans ce dernier cas, les faits sont prouvés par un audit
effectué par une équipe de la Cour Supérieure des Comptes et du
Contentieux Administratif). Face à ces dénonciations les autorités
constitutionnelles ont fait la sourde oreille. “Les chiens aboient
et la caravane passe”
Un autre scandale de corruption très grave ayant marqué la
diplomatie haitienne est celui du trafic de travailleurs migrants
haitiens vers la République Dominicaine pour la coupe de la canne.
Ce dossier implique le nommé Harry Joseph, consul de facto à
Barahona au sud de la République voisine et frère de Monsieur
Raymond Joseph. La traite (ou le trafic) d’être humains est
condamnée par les lois internationales. Face à cette situation, le
nouveau Ministre des Affaires Etrangères avait annoncé un train de
mesures qui n’ont jamais été concrétisées. L’Ambassadeur de facto
en République Dominicaine (quid du consul en question?) est
toujours en poste.
D’autres scandales ont affecté, sans aucune réaction corrective du
gouvernement, certaines mairies de la République comme la mairie
de Delmas, de Port-au-Prince et impliquant les maires principaux
de ces communes.
6- Le dossier des employés révoqués arbitrairement et pour des
motifs politiques, au niveau de l’Administration publique continue
de défrayer la chronique. Des dédommagements (soit une année de
salaire, sur les deux ans perdus) ont été octroyés à certains des
employés révoqués après que ceux-ci eurent manifesté sans
interruption dans les rues de Port-au-Prince. Mais le problème est
loin de trouver une solution, car la Téléco (Compagnie de
téléphone) et l’ONA (Office Nationale d’Assurance Vieillesse) ne
sont pas les seules institutions étatiques d’où des employés ont
été révoqués à cause de leur appartenance politique. De façon
systématique, les agents du coup d’état ont mis à la porte des
institutions où ils travaillaient toutes personnes suspectées être
de tendance lavalassienne, et le gouvernement constitutionnel, en
ne les ayant pas réintégrés, en les maintenant en dehors de
l’administration, vient cautionner ces pratiques arbitraires.
7- Au niveau de la Coopération multi-latérale ou bi-latéral, la
situation est bien différente. Plus d’un milliard de dollars des
Etats Unis ont été débloqués pendant les deux années du régime de
facto au profit d’Alexandre Boniface et Gérard Latortue pour ne
rien faire, pas une école, pas un kilomètre de route, absolument
rien. Malgré les conférences de Brasilia en Mai 2006, de
Port-au-Prince en Juillet 2006 et de Madrid en Novembre 2006, le
peu d’argent débloqué sur les 750 millions promis, l’a été, par
compte goutte. La Communauté Internationale, les bailleurs de
fonds ne sont-ils pas en train d’asphyxier l’actuel gouvernement
en le gavant de vaines promesses et en le privant des moyens de sa
politique? Les bailleurs de fond ne s’engagent qu’à faire de
vaines promesses. Ne font-ils pas preuve de la même hypocrisie que
pendant les années 1994 à 2003.
8- Nombreux sont les assaillants des années 2003, 2004, anciens
militaires, et mercenaires de tout accabit qui ont, sous le régime
de facto, intégré, en guise de récompense pour service rendu à
l’impérialisme, la Police Nationale. Ils font partie des unités
d’élite et de la police administrative. Leur mission: accomplir la
sale besogne, assassiner tout membre de Fanmi Lavalas arrêté dans
les quartiers populaires, nettoyer la place quoi (la peine de mort
est sans doute déjà en vigueur au pays d’un Président du Sénat qui
se nomme l’Honorable Joseph Lambert, et adieu, à la constitution
de 1987, Joseph Lambert dixit). Certains ont été recyclés au
niveau des agences privées de sécurité, d’autres se sont retrouvés
membres du service de sécurité électorale (à défaut de pouvoir
revenir à sa défunte armée, dont un éventuel retour serait
anachronique, le bruyant Sénateur de l’Artibonite, l’ex-militaire,
et neveu tout puissant de l’ex-Premier Ministre de facto, Gérard
Latortue, Monsieur Youri Latortue les a proposés comme membres de
sa “gendarmerie”). Comme s’il n’en avait pas assez avec sa bande,
dans l’Artibonite, dirigée l’assaillant et ex-déporté des
Etats-Unis, Ti Will.
Certains assaillants qui ne pouvaient pas retenir leur langue, à
cause de trop de frustrations dues aux promesses non honorées, ont
été sans forme de procès éliminés de la scène (Les ex-militaires
qui avaient pris d’assaut le Commissariat de Petit Goave et le
Commandant Ravix Rémissainte, pr exemple). Les autres, plus
stratèges se tiennent tranquilles pour le moment (Général Guy
Philippe, Général Louis Jodel Chamblain, et autres fripouilles de
la même espèce).
9- L’impunité est l’une des caractéristiques les plus frappantes
des régimes issus des coups d’état. Tandis que d’honnêtes gens
croupissaient et croupissent encore en prison, sur la base de
fausses accusations concoctées par des organisations soit disant
des droits humains, taupes des agences de renseignements
étrangers, le régime croupion qui a été installé par l’Ambassade
étasunienne après le coup d’état du 29 Février 2004 et le
kidnapping du Président élu par le peuple, a garanti l’impunité
totale aux assaillants dont le chef civil local était André Apaid
Junior. Ils avaient le droit de vie et de mort sur tout
lavalassien. “Droits” qu’ils ont exercé, en assassinant plus de
15.000 compatriotes haitiens en deux ans. Dans le bas Plateau
Central où ces criminels étaient plus actifs, des familles
entières ont été assassinées. Le Commandant Rémissainte Ravix, le
Général Guy Philippe ont tous les deux déjà craché le morceau. Ils
ont dit qui les a envoyés détruire les émetteurs de radio à
Boutilliers, pour ensuite, en faire porter injustement la
responsabilité aux partisans de Fanmi Lavalas. Ils ont dit qui les
a envoyés saboter les installations de Péligre. Ils ont dit
également qui était derrière les tentatives de coup d’état du 28
Juillet 2001 et du 17 Décembre 2001. Ils ont également largement
épilogué à propos de leur lien, de leurs nombreuses rencontres en
République Dominicaine, avant le coup du 29 Février 2004, avec
l’ex-Général Abraham, avec Jean Robert Lalane, des chefs de
l’ancienne opposition, et de l’ancienne armée. Et nous le
rappelons, complot qui aboutira à l’assassinat de plus de 15.000
de nos compatriotes. Face à ces déclarations, qu’ont fait les
autorités constitutionnelles après leur investiture en Mai 2006?
Qu’a fait le commissaire du gouvernement? Rien. Absolument rien.
Aujourd’hui, jouissant de l’impunité totale, ces criminels
circulent librement à travers les rues de Port-au-Prince et des
villes de Province.
On les retrouve, ex-candidats à des postes électifs. On les
retrouve au niveau de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haiti,
au parlement, dans la Police Nationale, ou dans des escadrons de
la mort travaillant en étroite collaboration avec la police, dans
les compagnies de sécurité privée, agents de sécurité des
ministères et directions générales et des mairies.
Il est vrai que l’impunité ne date pas d’aujourd’hui. Dans ce
pays, nous avons une culture d’impunité. Personne ne saurait en
imputer la responsabilité au gouvernement actuel. Cependant,
l’inertie du gouvernement par rapport à ce phénomène, est une
manifestation assez claire de sa volonté de ne rien faire pour
corriger ce problème, même pour y trouver un début de solution
comme cela a été le cas lors du premier quinquenat du Président
Préval avec le procès des criminels impliqués dans le massacre de
Raboteau (quartier populaire des Gonaïves, 4e ville du pays) qui
eut lieu en Avril 1994. Même le phénomène de la détention
préventive prolongée est loin de pouvoir trouver une solution, que
dire de l’impunité.
10- Une autre caractéristique des régimes de coup d’état est la
série d’évasions spectaculaires enregistrées au niveau des centres
pénitenciaires.
En effet, Rares sont les coups d’état sans évasion au niveau des
centres pénitentaires. Avant et pendant le coup d’état et le
kidnapping du 29 Février 2004, les prisons du pays étaient
totalement vidées de leurs locataires. Sous l’actuel gouvernement,
deux grandes évasions sont à signaler: celle qui eut lieu le jour
même de la prestation de serment du Président Préval et une
deuxième qui s’est produite en Novembre 2006. Le problème est que,
il n’y a pas d’enquète donc pas de responsabilisation. Donc des
évasions, il y en aura toujours.
On se souvient de la requète adressée par le juge Napelas Saintil
au Directeur de l’Administration Pénitenciaire Nationale (APENA),
lui enjoignant, après l’évasion de Novembre dernier, de confirmer
ou d’infirmer la présence au principal centre de détention du
pays, le pénitentier national, de certains prisonniers incarcérés,
en relation avec l’inculpation du Commissaire Michaël Lucius,
Responsable, de la Direction Centrale de la Police Judiciare (DCPJ).
Le juge n’a reçu aucune réponse du Directeur de l’APENA. Que
signifie son silence?
11- La campagne de dénigrement et de désinformation entreprise par
les médias de haine contre le Président Aristide, contre les
habitants des quartiers populaires continue des plus belles.
On le voit clairement au niveau du secteur de la presse de
l’Association Nationale des Médias de Haine et sur le net. La
campagne de dénigrement et de désinformation continue et bat son
plein. Contre qui? Contre le Président Aristide, contre le peuple,
contre les pauvres, contre Fanmi Lavalas. Un tableau dégradant est
fait pour présenter une fausse image des pauvres et de Lavalas. Ce
qui sert à Lame Timanchèt, à la Police et à la MINUSTAH de
prétextes pour les rechercher, les terroriser, les assassiner sans
discriminations, sans forme de procès. On les appelle kokorat,
chimères, gangsters, ratpakaka, bandits, kidnappeurs …etc
12- Un autre aspect non moins important, si ce n’est le plus
important, à souligner en caractères gras, est celui de la haute
finance nationale et internationale, puisque la bourgeoisie locale
n’est que le relais de la bourgeoisie internationale (menm kabrit
Tomazo, menm plim , menm plimay – ils ont les mêmes intérêts et
ils utilisent les mêmes moyen, la même stratégie pour les
défendre) et que les intérêts économiques sont toujours en
philigranne dans les décisions politiques. On ne les voit souvent.
Il faut fouiller, fouiller , gratter, gratter pour voir dèyè mòn,
gen mòn, (dèrièrre la montagne, il y a une autre montagne).
Allons gratter un peu dans les archives de US Government
Accountability Office, nous y trouvons les considérations
suivantes: “si l’occupation militaire d’Haiti était menée
uniquement par les Etats-Unis, elle couterait au fisc étasunien
annuellement la rondelette somme de 876 millions de dollars. Point
n’est besoin de dire que, contre l’administration Bush, un congrès
qui n’est plus à majorité républicaine, crierait SCANDALE! Il faut
donc impliquer les autres et ne pas se mouiller soi-même ou pas
entièrement. L’ONU (Organisation des Nations-Unies) est là, dans
notre arrière cour. Donnons lui le sale boulot, cela céera
quelques emplois pour les fonctionnaires internationaux qui
n’attendent que ces occasions. L’occupation telle qu’elle est
actuellement entreprise par l’ONU coûte au total et par an, 428
millions de dollars et le gouvernement des Etats-Unis y contribue
à hauteur de 116 millions de dollars (la plus grande contribution
d’ailleurs). Ce qui fait économiser au niveau du fisc étasunien
environ 760 millions de dollars.
Les économistes haitiens ne nous ont jamais et ne nous montreront
jamais ces poules aux oeufs d’or. Ils y gagnent gros pour leur
silence ou pour nous mettre de la poudre aux yeux. Cette
gymnastique qui fait faire de l’économie au fisc étasunien, lui
permet du même coup d’aboutir aux mêmes retombées économiques.
Bénéfices énormes pour les investisseurs étasuniens! Bénéfices
énorrmes pour les hommes d’affaires haitiano-étasuniens comme
André Apaid Jr, dont on n’arrêtte pas de citer le nom dans le
dossier juteux de la privatisation de la TELECO (Compagnie de
Téléphone). Ce n’est qu’un exemple.
Les pauvres étudiants de la Faculté des Sciences Humaines de
l’Université d’Etat d’Haiti, FASCH/UEH, de l’Institut National
d’Administration de Gestion et des Hautes Etudes Internationales,
INAGHEI/UEH et les autres avaient-ils fait le lien entre le
chapittre local du mouvement de destabilisation du processu
démocratique en 2003/début 2004 dont ils étaient parties et les
intétêts économiques étrangers et locaux mais particulièrement,
avaient-ils fait le lien entre la TELECO et André Apaid Jr, leur
petit compagnon, drôle de compagnon que celui-là. Ces
compatriotes, ces étudiants qui sont nôtres, qui sont fils et
filles du petit peuple, reconnaisseront-ils leurs erreurs pour les
corriger? En tout cas c’est leur responsabilité devant la nation!
Dans toute cette histoire qui n’est certainement pas un conte, à
qui donc profite le crime?
Qui a intérêt dans les coups d’état en cacade?
Qui en paie les frais?
Qui en tire les bénéfices?
Qui a intérêt dans le maintien de cette situation d’incertitudes,
d’instabilité, d’insécurité, de Kidnapping?
Qui a intérêt dans le maintien ou la poursuite du coup d’état?
Parce que le coup d’état continue quand même. Il y a des gens qui
en souffre énormément. Il y a des gens et des secteurs qui en
bénéficient et de façon vraiment juteuse. Ce n’est pas pour rien
que la Direction Générale de la TELECO est confiée à un membre de
l’OPL (Organisation du Peuple en Lutte), ancienne opposition, au
pouvoir actuellement. Même temporairement, presque tous les
obstacles sont supprimés.
Conéquences directes du coup d’état du 29 Février 2004, les
putchistes faisant école: vive la mondialisation, le
néolibéralisme, les programmes d’ajustement structurel, la
privatisation des entreprises publiques. Et à mort! Les pauvres! A
mort Cité Soleil! “Si ce n’est pas toi, c’est donc ton frère, car
on me l’a dit, il faut que je me venge!” Les choses que nous
hésitions à faire avant, ou que nous ne voulions pas faire du tout
parce que cela ne profitait pas aux masses populaires urbaines et
rurales, sont devenues aujourd’hui monaie courante . Maintenat le
champ est libre, les obstacles n’étant plus là. La voie est
ouverte.
Et se poursuivront les unes après les autres, la privatisation des
entreprises de l’état, l’exploitation incontrolée de nos
richesssses sous-marines, l’attribution de contrat juteux à la
compagnie SNC Lavalin (achat d’armes ou dans le secteur de la
construction), ou à hydro-Québec (électricité), la compagnie
Sainte Genevièvre (forage des mines d’or et autres)
Qui est au courant du projet secret à moyen et long terme de
déplacer ou d’éliminer tout simplement les habitants de Cité
Soleil pour permettre à la haute finance de s’emparer de l’espace
pour construire des plages, des hôtels, sur une partie et sur une
autre, des zônes franches pour l’industrie de sous-traitance.
Le document publié par la FOCAL (Fondation Canadienne pour les
Amériques, entendez Amérique Latine), intitulé: Le Rôle du Canada
dans l’Haiti de l’Après Aristide, Structures, Options et
Leadership), suite à une étude faite par John W. Graham et Carlo
Dade, en dit long.
Conclusion
Quand bien même, aujourd’hui, toutes les pratiques du coup ne se
poursuivent pas, mais nous ne pouvons pas dire que “ van-an vire
tout bon”. La machine putchiste est toujours en place en dépit de
quelques changements, en dépit de la présence de René Préval au
Palais National et de Jacques Edouard Alexis à la Primature.
L’armée Ti Manchèt continue de tuer à Carrefour Feuilles et
ailleurs. Comme le 6 Juillet 2005, au temps de Gérard Latortue,
les troupes d’occupation continuent de semer le deuil parmi la
population de Cité Soleil, tout en ayant, dit, Edmond Mullet,
l’aval des autorités gouvernementales pour attaquer et tuer. Les
membres du Collectif des Parents et Amis des Prisonniers
Politiques continuent, comme au beau temps du coup d’état,
d’exiger la libération des prisonniers politiques. Le peuple
continue d’exiger le retour immédiat du Président Aristide.
Les marchés publics continuent d’être la cible des pyromanes: Le
Marché de vêtements de Pétion-Ville a été incendié le 6 Novembre
2006 et le Marché Central de cette même commune vient de subir le
même sort ce 7 Janvier 2007.
Une privatisation sauvage des entreprises publiques est en train
de se mettre en place. Les anti-néolibéraux les plus irréductibles
d’hier se convertissent aujourd’hui en adeptes de la
mondialisation sauvage et des politiques d’ajustement structurel,
tout comme hier les tenants d’une certaine gauche en décomposition
se prostituaient avec l’extrème droite pour faire échouer le
projet populaire démocratique.
C’est en ce sens que nous disons que le coup d’état continue. Car
lorsque nous regardons certaines pratiques, lorsque nous regardons
certaines têtes, lorsque nous regardons les difficultés auxquels
le gouvernement actuel fait face, lorsque nous regardons ce que
cette soit disant communauté internationale veut faire du
gouvernement et du pays, nous ne pouvons que dire: “Van-an bouyi,
li rete anplas, men li pa vire”. Les choses n’ont pas vraiment
changées.
Nous avons un pouvoir en place qui est en train, malgré lui peut
être, de tourner le dos au peuple nonobstant le vote de la
population le 7 Février 2006. Dans sa composition, l’actuel
gouvernement a été mis en place pour dresser l’état contre la
population, contre les pauvres et faire disparaitre l’instrument
que celle-ci s’est donnée pour lutter contre l’exclusion: Fanmi
Lavalas.
Pour sortir de ce marasme, il faut renforcer la mobilisation
populaire pacifique contre l’occupation militaire du pays, stopper
le projet de mise sous tutelle d’Haiti, lutter pour le retour
physique et immédiat du Président Aristide, ainsi que de sa
famille, dans sa terre natale. Mais, il faut aussi lutter pour
l’unité du camp populaire démocratique et de ses avant-gardes et
le rernforcement de Fanmi Lavalas, actuellement unique outil
politique investi de la confiance de la population.
Lovinsky Pierre-Antoine
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Ajouté le Jeudi 18 janvier 2007 à 12:05 par admin - (suite... | Aucun commentaire) |
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