27 mars 2026

par Maria Safonova
L’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution qualifiant la traite des esclaves africains de crime particulièrement grave contre l’humanité. Le document, proposé par le Ghana, a été soutenu par 123 pays, dont la Russie ; 52 États se sont abstenus, tandis que les États-Unis, Israël et l’Argentine ont voté contre, a indiqué l’ONU.
«La résolution souligne que la traite des esclaves africains ainsi que la discrimination raciale à leur encontre constituent un crime grave contre l’humanité, en raison du tournant qu’elles ont représenté dans l’histoire mondiale, de leur ampleur, de leur durée, de leur caractère systémique, de leur brutalité et de leurs conséquences, qui continuent de façonner la vie de tous à travers des régimes raciaux du travail, de la propriété et du capital», précise le communiqué.
La Russie a soutenu la résolution, soulignant que «la seule manière d’éviter la répétition des plus grandes tragédies du passé reste de préserver la vérité historique dans la mémoire des générations».
«La Russie, qui a joué un rôle clé dans l’adoption en 1960 par l’ONU de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux et qui a apporté son aide aux Africains dans leur lutte de libération nationale, (…) attache une grande importance à l’agenda antinéocolonial et aux réparations sur le continent. Nous sommes disposés à travailler conjointement avec nos partenaires africains sur ces questions, y compris dans le cadre du Forum de partenariat Russie-Afrique», a déclaré la représentante permanente adjointe de la Russie auprès de l’ONU, Maria Zabolotskaïa.
Plus tôt en mars, le président du Ghana, John Dramani Mahama, s’exprimant à New York lors d’un événement de l’ONU consacré aux réparations liées à l’esclavage, a accusé les autorités américaines de «normaliser l’effacement de l’histoire des Noirs».
En février, Mahama avait annoncé l’intention du Ghana de soumettre à l’Assemblée générale de l’ONU une résolution visant à reconnaître la traite transatlantique des esclaves comme un crime contre l’humanité.
source : African Initiative