29 janvier 2026

par Mounir Kil
Ils ont frappé pour être obéis.
Le monde a regardé, puis a continué sa route. À travers les cas de l’Iran, de la Russie et de la Chine, se dessine le récit de la fin silencieuse d’un ordre fondé sur l’intimidation.
Le début de l’année 2026 marque un basculement discret mais décisif.Une confrontation militaire brève et d’une intensité exceptionnelle entre l’Iran et une coalition israélo-américaine n’a pas produit l’effet attendu. Pas de traumatisme stratégique. Pas d’effondrement interne. Pas de rétablissement de la dissuasion occidentale. L’événement n’a pas déterminé l’ordre mondial – il en a révélé l’obsolescence.
Ce qui s’est joué n’est pas une guerre au sens classique, mais un test grandeur nature du pouvoir coercitif occidental. Un test qui a échoué. Les frappes ont démontré une capacité de nuisance intacte, mais une incapacité croissante à imposer l’obéissance, à structurer l’après, à transformer la force en ordre. L’illusion selon laquelle la supériorité militaire suffisait à dicter les règles s’est dissipée sous les yeux d’un monde qui, cette fois, n’a ni suivi ni cédé.
Derrière cet échec se dessine une recomposition plus profonde : l’Iran n’a pas été isolé, la Russie n’a pas reculé, la Chine n’a pas lâché prise. Ensemble, elles ont démontré que l’Eurasie n’est plus un espace fragmentable à volonté, et que le temps où l’Occident frappait pour être obéi appartient désormais au passé.
Une guerre éclair sans choc stratégique décisif
L’objectif implicite de l’opération était limpide : infliger à l’Iran un traumatisme stratégique, dégrader durablement ses capacités critiques, provoquer une implosion politique interne ou, à défaut, restaurer une dissuasion occidentale affaiblie. Aucun de ces objectifs n’a été atteint de manière décisive.
Au contraire, l’épisode a confirmé les limites structurelles des frappes de haute intensité lorsqu’elles ne s’accompagnent pas d’une capacité à contrôler les dimensions politiques, économiques et informationnelles du conflit. L’illusion selon laquelle des frappes ciblées, même technologiquement sophistiquées, suffiraient à briser un État civilisationnel profondément enraciné s’est, une nouvelle fois, dissipée.
Six mois après la guerre de douze jours de juin 2025, qui n’a pas brisé l’Iran mais a révélé les limites de la supériorité aérienne et balistique occidentale, les tensions persistent. Une nouvelle montée des menaces américano-israéliennes et une mobilisation accrue des forces iraniennes confirment que l’échec stratégique initial n’était pas un incident isolé, mais le prélude à une érosion durable du bluff coercitif.
La fin de l’obéissance automatique
L’échec des frappes et des pressions ne tient pas d’abord à une insuffisance de moyens, mais à une rupture plus profonde : la peur ne produit plus mécaniquement l’obéissance. Pendant des décennies, la coercition occidentale reposait sur une équation simple – frapper pour dissuader, menacer pour aligner. Cette équation supposait que les États ciblés perçoivent le coût de la résistance comme insupportable et celui de la soumission comme rationnel. Or cette hypothèse ne tient plus. Des États comme l’Iran ont intégré la confrontation dans leur matrice politique, économique et sociale. La contrainte n’y provoque plus la paralysie, mais l’adaptation. La dissuasion occidentale demeure capable de nuisance, mais elle ne parvient plus à structurer l’ordre ni à produire une obéissance durable. Ce basculement marque le passage d’un monde gouverné par l’intimidation à un monde façonné par la résilience.
La Russie : du soutien tactique au rôle de garant stratégique
Le véritable choc pour Washington et Tel-Aviv ne réside pas dans les frappes elles-mêmes, mais dans la nature du soutien russe à l’Iran. Celui-ci n’a rien de rhétorique ou de symbolique : il est opérationnel, rapide et assumé.
Flux logistiques aériens massifs, capacités de réparation accélérée des infrastructures critiques, assistance avancée en défense aérienne, en guerre électronique et en cybersécurité : tout indique que Moscou considère désormais l’Iran comme un pilier stratégique non négociable.
Le message est clair : l’ère où l’Occident pouvait isoler, frapper, puis négocier en position de force est révolue. Cette posture s’inscrit dans une doctrine russe désormais explicite : empêcher toute reconfiguration forcée de l’Eurasie par la violence occidentale. L’Iran n’est ni un client ni un supplétif, mais un verrou géopolitique essentiel de l’architecture continentale.
Moins d’un an après la signature du Traité de partenariat stratégique global russo-iranien en janvier 2025, et six mois après la «guerre de douze jours», les livraisons accélérées d’équipements de défense, les accords renforcés en intelligence artificielle et en cybersécurité, ainsi que les plans de fourniture de systèmes avancés comme les Su-35 confirment que Moscou assume pleinement son rôle de garant stratégique, transformant une coopération opportuniste en un bouclier eurasiatique durable face aux pressions occidentales.
La Chine : la puissance silencieuse qui ne peut pas se permettre de perdre l’Iran
La Chine, fidèle à sa tradition stratégique, agit sans tapage mais avec constance. Pékin sait qu’un Iran affaibli ou vassalisé signifierait l’asphyxie potentielle des corridors énergétiques et commerciaux reliant l’Asie à l’Europe et au Moyen-Orient.
Les mécanismes de contournement du dollar – accords de swap monétaire, règlements bilatéraux, circuits financiers alternatifs – se sont intensifiés. Ils ne constituent pas encore une rupture frontale avec le système financier occidental, mais en grignotent progressivement la centralité.
Il serait toutefois illusoire de présenter la Chine comme pleinement émancipée. Sa prudence financière, notamment au sein des BRICS et de la Nouvelle Banque de développement, révèle une dépendance persistante aux structures dominées par le dollar. Cette contradiction interne ralentit l’émergence d’un véritable pôle financier eurasien autonome, sans en annuler la trajectoire.
Cependant, sous la présidence indienne des BRICS en 2026, cette dynamique s’accélère. La Banque centrale de l’Inde a récemment proposé une interopérabilité des monnaies numériques de banque centrale entre les membres du bloc, une initiative susceptible de transformer la prudence chinoise en émancipation active, de renforcer la protection de l’Iran et d’accélérer la dédollarisation souveraine.
Sanctions, frappes, pressions : pourquoi rien n’a fonctionné
Du côté américain, la séquence révèle un malaise plus profond. Sanctions, sabotages, pressions diplomatiques, démonstrations navales : l’arsenal classique de la coercition occidentale a été déployé presque intégralement. Aucun outil n’a produit l’effet stratégique escompté.
Pire encore, certaines actions – saisies de cargaisons énergétiques, pressions extraterritoriales – se sont révélées contre-productives, accélérant la convergence des États ciblés par l’ordre coercitif occidental.
L’erreur fondamentale de Washington reste inchangée : confondre supériorité militaire ponctuelle et contrôle stratégique durable. Le monde de 2026 n’est plus celui de l’après-guerre froide. La peur ne suffit plus, surtout face à des États qui ont intégré le coût de la confrontation dans leur ADN politique et institutionnel.
La politique de «l’Amérique d’abord», relancée sous Donald Trump en 2025-2026 avec des déploiements accrus au Moyen-Orient, se transforme progressivement en «l’Amérique seule». Les saisies et menaces unilatérales isolent davantage Washington, renforçant paradoxalement la solidarité anti-occidentale au sein des BRICS et du Sud global.
Les successeurs de Trump, qu’ils se réclament de la continuité trumpienne ou du vernis multilatéral de l’ère Biden, ne proposent aucune rupture stratégique réelle : même logique coercitive, même incapacité à penser un monde où l’obéissance n’est plus acquise.
En janvier 2026, de nouveaux déploiements navals, des saisies de tankers iraniens et des sanctions maximales n’empêchent ni la résilience de Téhéran ni l’accélération de la dédollarisation des BRICS : chaque mesure coercitive renforce la multipolarité au lieu de l’affaiblir.
La crise de crédibilité ontologique de l’Occident
Au-delà de l’échec opérationnel, c’est la crédibilité même de l’Occident comme référence normative qui s’érode. Longtemps, ses décisions ne se contentaient pas d’être appliquées : elles étaient perçues comme constitutives de la réalité internationale – légales parce que proclamées, légitimes parce qu’énoncées. Cette performativité s’est brisée. Sanctions sélectives, droit international à géométrie variable, lignes rouges sans conséquence visible : autant de signaux qui ont transformé l’ordre occidental, aux yeux d’une majorité d’États, en un système instrumentalisé plutôt qu’universel. Lorsque les mots cessent d’organiser le réel, ils deviennent du bruit. Ce n’est pas seulement l’influence occidentale qui décline, mais sa capacité à définir ce qui est normal, licite et inacceptable. La perte de cette autorité ontologique explique pourquoi ses injonctions sont désormais contournées, ignorées ou frontalement contestées.
L’Iran : un État résilient, non un régime fragile
L’un des angles morts majeurs de l’analyse occidentale demeure la société iranienne elle-même. Contrairement au récit dominant, l’Iran n’est pas un édifice prêt à s’effondrer sous la pression. Sa culture politique, forgée par des décennies de sanctions, de guerre et d’isolement, valorise la résistance, la continuité étatique et la souveraineté.
La rapidité de la remise en état des infrastructures, la continuité de la chaîne de commandement et les signaux répétés concernant des capacités balistiques avancées – y compris hypersoniques – suggèrent un niveau de préparation largement sous-estimé. Là où l’Occident voit une économie exsangue, Téhéran met en œuvre une économie de guerre maîtrisée.
À cela s’ajoute un élément central, souvent occulté : l’échec manifeste de la tentative de révolution de couleur. Malgré des tensions sociales réelles, des difficultés économiques et des fractures générationnelles, la stratégie visant à provoquer un soulèvement massif, structuré et durable contre l’État iranien n’a pas abouti.
Les mécanismes classiques – amplification médiatique, instrumentalisation des réseaux sociaux, soutien indirect à des groupes militants – n’ont pas produit l’effet escompté. Plus encore, cette tentative a suscité un réflexe inverse : une large partie de la population iranienne, y compris critique envers ses dirigeants, a perçu cette dynamique comme une ingérence extérieure visant à désintégrer le pays plutôt qu’à l’émanciper.
Depuis 2025, la «guerre de douze jours» a même renforcé ce narratif de résistance. L’héritage révolutionnaire de 1979, combiné aux «martyrs» des frappes récentes, a consolidé un socle populaire qui transcende les critiques internes et rejette massivement l’ingérence étrangère. C’est précisément ce socle – imparfait, contradictoire, mais réel – qui explique l’échec répété des stratégies de déstabilisation de type «révolution de couleur».
Israël : la fin d’une supériorité incontestée
Israël, longtemps convaincu de sa supériorité militaire régionale, se retrouve confronté à une réalité plus complexe. L’Iran n’est plus un acteur périphérique ou indirect, mais une puissance régionale capable d’imposer une dissuasion crédible, directe et durable. La supériorité technologique israélienne demeure réelle, mais elle ne garantit plus l’impunité stratégique : les capacités balistiques iraniennes, la profondeur de ses réseaux régionaux et l’intégration croissante de ripostes asymétriques réduisent l’efficacité d’un modèle fondé sur la frappe préventive et la maîtrise de l’escalade.
Cette évolution se conjugue à des fragilités politiques et sociétales internes de plus en plus visibles. Polarisation extrême, crises de légitimité institutionnelle et tensions durables au sein de la société israélienne pèsent sur la cohérence stratégique à long terme. La mobilisation sécuritaire permanente érode les ressources humaines et économiques, tandis qu’une dépendance accrue au soutien américain limite l’autonomie décisionnelle réelle.
Dès lors, la fuite en avant militaire apparaît moins comme une démonstration de force que comme un symptôme de vulnérabilité stratégique. Là où la dissuasion israélienne imposait autrefois le silence, elle alimente désormais des dynamiques de résistance coordonnées et renforce l’image d’un État puissant militairement, mais placé sur la défensive stratégique. La supériorité incontestée laisse place à une supériorité contestée, coûteuse et de moins en moins stabilisatrice pour l’ensemble de la région.
Eurasie contre thalassocratie : le retour des lois profondes de la géopolitique
Derrière les événements immédiats se dessine une logique plus ancienne : le contrôle de l’Eurasie conditionne l’équilibre mondial. Ce principe n’a jamais disparu ; ce qui change aujourd’hui, c’est la capacité des puissances continentales à l’appliquer concrètement.
L’axe Russie-Chine-Iran fonctionne désormais comme un véritable système immunitaire géopolitique face à un ordre occidental de plus en plus perçu comme un «empire du chaos» : capable de nuisance, mais de moins en moins capable de structurer un ordre stable.
À ce noyau dur s’agrège désormais, de manière plus visible, la RPDC, complétant un quadrilatère stratégique de fait – parfois désigné sous l’acronyme CRINK – fondé sur l’échange de savoir-faire militaires, de capacités balistiques, de compétences cybernétiques et de résilience face aux sanctions. Loin d’être une alliance formelle, ce maillage pragmatique renforce la profondeur stratégique eurasienne et complique toute projection de force occidentale sans coût prohibitif.
Avec l’expansion des BRICS élargis et la présidence indienne en 2026, ce système s’étend encore : inclusion accrue de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Amérique latine, alliances multilatérales souples, réformes institutionnelles internationales.
Dans ce cadre élargi, l’Afrique du Sud et le Brésil jouent un rôle de ponts géopolitiques essentiels : ni satellites de l’Occident ni simples relais eurasiens, ils assurent la jonction politique et économique avec le Sud global, conférant à la multipolarité une légitimité démographique, industrielle et diplomatique décisive.
L’ordre thalassocratique occidental apparaît dès lors structurellement obsolète et progressivement marginalisé.
La désoccidentalisation du temps stratégique
Une autre asymétrie décisive traverse cette recomposition : le rapport au temps. Les puissances occidentales raisonnent dans un horizon court – cycles électoraux, marchés financiers, séquences médiatiques – où l’efficacité doit être rapide et visible. À l’inverse, des États comme l’Iran, la Russie ou la Chine inscrivent leur stratégie dans un temps long, parfois générationnel, où l’endurance prime sur la victoire immédiate. Dans ce cadre, le coût n’est plus dissuasif s’il est accepté comme structurel. Les sanctions deviennent un environnement permanent, la pression un paramètre intégré, la confrontation un état normalisé. Cette désoccidentalisation du temps stratégique explique pourquoi les outils de coercition à rendement rapide perdent progressivement leur efficacité face à des acteurs capables de durer, d’absorber les chocs et de transformer la contrainte en facteur de consolidation interne.
Prospective 2026-2030 : scénarios de rupture multipolaire
De 2026 à 2030, plusieurs ruptures systémiques pourraient s’accélérer :
- Rupture financière (2027-2028)
Interopérabilité effective des monnaies numériques des banques centrales des BRICS, paiements pétroliers hors dollar par l’Iran et la Russie : affaiblissement du pétrodollar, neutralisation partielle des sanctions, basculement vers des monnaies souveraines. - Rupture diplomatique (2028-2029)
BRICS rénovés réformant la gouvernance internationale, élargissement à plus de vingt membres, dilution du poids occidental au sein des institutions multilatérales. - Rupture militaire et sécuritaire (2029-2030)
Émergence d’un pacte défensif eurasien élargi (CRINK et alliés), partage de technologies hypersoniques et de capacités de cyberdéfense, rendant toute agression occidentale structurellement dissuasive. - Rupture énergétique mondiale
Convergence progressive entre producteurs sanctionnés ou non alignés (Iran, Russie, Golfe élargi, Afrique) et consommateurs asiatiques : contractualisation énergétique hors dollar, redéfinition des routes maritimes et terrestres, affaiblissement durable de la capacité occidentale à utiliser l’énergie comme arme géopolitique.
Ces trajectoires ne constituent ni une prophétie ni une mécanique automatique : elles décrivent des tendances lourdes susceptibles de s’accélérer, de se heurter à des résistances ou d’être partiellement infléchies par des choix politiques, des crises imprévues ou des recompositions internes aux blocs concernés.
Que peut encore faire l’Occident ?
Face à cette recomposition, les marges de manœuvre occidentales se sont considérablement réduites. Les options restantes sont peu nombreuses, et chacune comporte des coûts élevés.
L’escalade militaire contrôlée demeure une tentation, mais elle comporte un risque majeur d’engrenage incontrôlable face à des adversaires capables de réponses symétriques et asymétriques sur plusieurs théâtres. La dissuasion n’est plus un monopole occidental.
L’intensification de la guerre économique et financière affiche un rendement décroissant. Chaque nouveau paquet de sanctions accélère la dédollarisation partielle et la structuration de circuits alternatifs, érodant la centralité occidentale plus qu’elle ne fragilise ses cibles.
La stratégie la plus rationnelle consisterait à tenter de fragmenter l’axe eurasien de l’intérieur, en exploitant rivalités et divergences réelles. Mais elle exige une finesse diplomatique, une crédibilité et une patience stratégique largement sacrifiées au profit de réflexes coercitifs immédiats. Un luxe que les dirigeants européens actuels, champions incontestés de la gaffe diplomatique et de l’autosabotage collectif, ne semblent même plus capables d’envisager sans se tromper de cible ou de calendrier, apothéose de la nullité diplomatique.
Reste l’option la plus difficile politiquement : accepter la multipolarité comme un fait, renégocier les lignes rouges, abandonner la logique du changement de régime et reconnaître que certaines zones ne sont plus négociables par la force. Ce choix serait perçu comme un recul symbolique, mais pourrait éviter une confrontation systémique majeure.
La pire option demeure cependant la plus probable : le déni suicidaire.Continuer à traiter ce basculement comme un accident passager ou une anomalie réversible. L’histoire montre que les puissances déclinent rarement par manque de moyens, mais par incapacité à reconnaître que le monde a changé.
L’entrée dans un monde post-bluff
Cette séquence ne marque pas l’avènement d’un monde pacifié, mais la fin d’un monde unipolaire fondé sur l’intimidation asymétrique. L’Occident conserve des atouts considérables, mais il ne peut plus imposer seul ses lignes rouges.
C’est précisément cette convergence – stratégique à l’extérieur, sociopolitique à l’intérieur – encore imparfaite et prudente, qui signale l’entrée dans une nouvelle phase de la géopolitique mondiale : celle où le bluff ne suffit plus, où il devient pathétique et historiquement condamné, et où la multipolarité, portée par les BRICS comme force souveraine du Sud global, s’impose comme un fait stratégique inéluctable.
Dans ce contexte, la réforme progressive des institutions internationales, à commencer par une Organisation des Nations unies contrainte d’intégrer de nouveaux équilibres de puissance, apparaît non comme une option idéologique, mais comme une nécessité fonctionnelle afin d’éviter l’obsolescence complète du multilatéralisme.
L’Iran n’a pas été brisé.
La Russie n’a pas reculé.
La Chine n’a pas lâché.
Et, fait décisif, le peuple iranien n’a pas basculé dans le scénario écrit pour lui.